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Le programme de surveillance épidémiologique PSAS-9 communique les résultats de l’évaluation de l’impact sanitaire de l’ozone pendant la vague de chaleur de l’été 2003. A la suite de la vague de chaleur de l’été 2003, l’objectif du programme** était d’actualiser les relations estimées antérieurement entre la pollution atmosphérique photo-chimique, dont l’ozone est un indicateur, et le risque de décès à court terme1. En effet, les niveaux élevés de ce polluant observés l’été dernier, associés à de fortes températures pouvaient avoir modifié les risques estimés précédemment. Sur l’ensemble des neuf villes, les risques estimés dans ce nouveau travail varient peu par rapport aux résultats antérieurs pour une augmentation de 10 µg/m3 de l’ozone ambiant. Enfin, les analyses ont recherché l’existence d’une sous-mortalité immédiatement consécutive à l’excès de décès observé pendant la vague de chaleur (phénomène appelé « déplacement de mortalité »). Dans les trois semaines qui ont suivi le pic de mortalité (12-13 ao ût), ce phénomène n’a été observé que dans certaines des neuf villes (Paris, Bordeaux, Rouen, Marseille, Lille) et, lorsqu’il s’est produit, son ampleur a été marginale par rapport à l’excès de décès lié à la vague de chaleur. Les décès survenus pendant la vague de chaleur ne semblent donc pas avoir été anticipés de seulement quelques jours mais d’un délai plus long, supérieur à trois semaines. ** Deux rapports (et synthèses) ont été publiés antérieurement par le programme PSAS-9, en 1999 et 2002 respectivement. Ils portaient sur les relations à court terme entre la pollution atmosphérique urbaine et des indicateurs de l’état de santé de la population : mortalité, admissions hospitalières. Des évaluations de l’impact sanitaire à court terme de la pollution atmosphérique urbaine avaient été réalisées. 1 Le croisement des variations journalières d’indicateurs ‘‘santé’’ et d’indicateurs ‘‘pollution’’ permet de déterminer des relations exposition/risque, exprimées en pourcentage d’augmentation du risque de mortalité à court terme et pour une augmentation de 10 µg/m3 par jour des niveaux d’indicateur de pollution. |
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