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Médecins
généralistes : un accord historique
L'Assurance Maladie,
Paris, le 5 juin 2002
Ce matin, un accord a été trouvé
qui réunit, pour la première fois, toutes les caisses d’Assurance
Maladie et la totalité des syndicats représentatifs de médecins
libéraux (excepté la Fédération des Médecins de France) pour
procéder à une deuxième étape de la revalorisation du métier
de médecin généraliste.
Ainsi la consultation est
portée à 20 à compter du 1 er juillet 2002 en contrepartie
d’un engagement de tous les médecins d’établir leurs prescriptions
pharmaceutiques en Dénomination commune, c’est à dire en molécule
et non plus en marque.
En ce qui concerne les visites,
il a été décidé d’élaborer un accord de bon usage des soins
à domicile, avant le 1 er juillet 2002. Cet accord permettra
de mieux définir et cerner les soins qui doivent être réalisés
au domicile du patient, de manière à les réserver aux situations
qui les justifient.
Dans le cadre de cet accord,
1) le tarif de l’acte médical sera le même, qu’il soit réalisé
en cabinet ou à domicile, (soit 20 ) alors qu’aujourd’hui
la visite est moins rémunérée que la consultation,
2) à ce tarif, s’ajoutent des majorations qui permettront
d’étendre par étape le champ des visites facturées à 30
parce qu’elles correspondent à des situations médicalement
justifiées.
D’autres accords de ce type
seront conclus entre les partenaires pour diffuser les bonnes
pratiques individuelles : meilleure utilisation des antibiotiques,
réduction des prescriptions à service médical rendu insuffisant,
prise en charge des lombalgies, prescriptions de médicaments
psychotropes …
Toutes ces dispositions feront
l’objet d’un avenant à l’actuelle convention des médecins
généralistes qui sera présenté à l’adhésion de chacun d’entre
eux.
Avec le concours des principaux
syndicats de médecins libéraux, cet accord scelle la fin d’un
conflit de plusieurs mois. Il confirme ainsi le rôle incontournable
de l’Assurance Maladie dans le pilotage des relations conventionnelles
avec les professions de santé dans l’intérêt des assurés sociaux.
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