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Alliance
mondiale entre la Commission Européenne et l'OMS pour lutter
contre le tabac, les maladies transmissibles et d'autres menaces
sur la santé
OMS,
Bruxelles, 6 juin 2002
Des consultations de haut niveau
ont eu lieu aujourd'hui entre la Commission Européenne et
l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour faire progresser
l'alliance mondiale contre le tabac et d'autres menaces sur
la santé. David Byrne, Commissaire européen chargé de la santé
et de la protection du consommateur, a rencontré le docteur
Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'OMS, pour discuter
des stratégies communes à adopter contre divers problèmes
de santé : lutte contre le tabagisme, contre les maladies
transmissibles, nutrition et sécurité sanitaire des aliments.
Le Dr Brundtland a ensuite rencontré Pascal Lamy, Commissaire
au commerce, Philippe Busquin, Commissaire à la recherche,
Poul Nielson, Commissaire au développement et à l'aide humanitaire,
ainsi que de hauts responsables de la Commission Européenne
à la Direction générale de l'environnement pour étudier les
possibilités de coopération dans d'autres domaines essentiels
comme l'accès aux médicaments, la santé et le développement,
la recherche en santé ou les relations entre l'environnement
et la santé.
La diversité des problèmes
abordés au cours de la deuxième réunion entre le Commissaire
Byrne et le Docteur Brundtland témoigne de l'étendue de la
coopération entre la Commission et l'OMS.
" La Commission et l'OMS doivent
toutes deux jouer leur rôle et leur coopération a un effet
multiplicateur, a affirmé le Commissaire Byrne. Nous avons
des buts communs, notamment la santé pour tous. Nous sommes
donc des alliés naturels et il est raisonnable de poursuivre
ensemble nos objectifs. Un très bon exemple en est le travail
que nous avons entrepris avec l'OMS pour instaurer la convention-cadre
pour la lutte antitabac, juridiquement contraignante dans
le monde entier. Cette action renforce les initiatives contre
le tabagisme prises par l'Union Européenne. Les réunions à
haut niveau nous ont permis de donner une orientation politique
et de centrer nos efforts communs pour l'avenir sur certaines
priorités, comme la pauvreté, l'élargissement de l'UE ou la
santé des enfants. "
Les questions abordées ont
été les suivantes :
- La lutte contre le tabac,
par exemple grâce aux négociations menées à bon terme pour
instaurer une puissante convention-cadre pour la lutte antitabac
et l'organisation de tables rondes de haut niveau sur ce thème
et sur la politique de développement ;
- Les maladies transmissibles, avec un renforcement
des capacités et de la coopération pour la surveillance, ainsi
que la collaboration pour la révision du Règlement sanitaire
international ;
- La collaboration pour développer de nouveaux systèmes
d'informations sanitaires, notamment entre la Commission
et le Bureau européen de l'OMS ;
- La nutrition, avec une collaboration dans la mise
au point de la nouvelle stratégie de l'OMS dans ce domaine
;
- Les domaines prioritaires pour la coopération dans le
futur : renforcement des partenariats existants pour les
maladies transmissibles, le tabac, l'information sanitaire
; étude des moyens de la coopération dans de nouveaux domaines
comme la santé en relation avec l'élargissement de l'UE, la
pauvreté et la santé, la santé infantile.
Questions relatives au commerce
pour améliorer l'accès aux médicaments
Au cours de leur entrevue, le Docteur Brundtland et M. Lamy,
Commissaire au commerce, ont convenu de faire avancer le programme
pour améliorer l'accès aux médicaments dans les pays en développement.
Le Docteur Brundtland a loué
l'esprit dans lequel Pascal Lamy mène les négociations avec
l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) sur les licences
obligatoires pour les pays en développement ayant des moyens
de production limités ou inexistants. Ils ont fait la déclaration
commune suivante :
L'OMS et l'UE reconnaissent
que les membres de l'OMC doivent trouver une solution durable,
équilibrée et réalisable pour ces pays. Dans l'esprit de la
Conférence ministérielle de l'OMC à Doha, en 2001, cette solution
doit s'appliquer dans les plus brefs délais. Elle doit également
soutenir le droit de tous les Etats Membres de l'OMC à protéger
la santé publique et à favoriser l'accès aux médicaments pour
tous.
La Déclaration sur l'accord
sur les ADPIC et la santé publique faite lors du lancement
de l'Agenda de Doha pour le Développement souligne l'approche
prise par le commerce international en faveur de la santé
publique. Dans son rôle de conseiller technique pour les problèmes
de santé et l'accès aux technologies médicales, l'OMS espère
une étroite collaboration avec l'UE.
L'OMS cherchera également à
collaborer étroitement, dans les domaines appropriés, avec
l'OMC et l'Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle,
sur l'aide technique à apporter aux pays en développement
appliquant l'accord sur les ADPIC en suivant les orientations
de la Déclaration de Doha.
Les prix doivent être les
plus bas possibles pour les prestataires de soins et les consommateurs
dans les pays les plus démunis, afin de mettre les médicaments
essentiels à la portée de tout un chacun. Nous appelons la
communauté internationale, les gouvernements, les laboratoires
pharmaceutiques faisant de la recherche et les producteurs
de médicaments génériques à poursuivre sans relâche leurs
efforts pour y parvenir durablement.
L'UE et l'OMS continueront
d'analyser les effets de l'abolition des droits de douane
et des taxes sur les médicaments importés dans les pays en
développement.
Recherche en santé
Le Commissaire Busquin et le Docteur Brundtland ont discuté
de la coopération dans ce domaine, notamment pour le Sixième
Programme-cadre de recherche et la création d'un Programme
d'essais cliniques entre l'UE et les pays en développement.
Santé et développement
Le Commissaire Nielson et le Docteur Brundtland ont discuté
de la santé dans les pays en développement. Ils ont fait le
point de la coopération pour le programme d'accélération de
la lutte contre les principales maladies transmissibles et
ont partagé leurs vues sur l'agenda de la santé et de la pauvreté.
Les deux parties ont coopéré avec succès pour le programme
d'accélération de la lutte contre les principales maladies
transmissibles et ont collaboré étroitement dans la mise en
place du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose
et le paludisme qui est parvenu à d'importantes réalisations
: le fonds a engagé 616 millions de dollars US pour les deux
premières années lors de la deuxième réunion du Conseil à
New York, du 22 au 24 avril 2002, trois mois seulement après
l'appel aux candidatures. En outre, la Commission et l'OMS
collaborent à un partenariat sur la politique pharmaceutique
pour renforcer l'accès aux médicaments essentiels dans les
pays en développement.
M. Nielson a félicité l'OMS
pour le rapport de la Commission Macroéconomie et Santé, publié
en décembre 2001. Ce rapport énonce clairement que les investissements
dans la santé contribuent directement à la croissance économique
et à la diminution de la pauvreté et il donne un programme
pour les augmenter. La Communication récente et la Résolution
du Conseil adoptée le 30 mai 2002, montrent que l'UE et l'OMS
ont toutes deux fortement intérêt à aider les pays à établir
des stratégies pour diminuer la pauvreté, grâce à des fonds
dépendant des résultats obtenus au niveau du développement
social.
Les deux parties ont convenu
de développer un partenariat stratégique plus large afin de
réunir leurs forces et de réaliser les objectifs du millénaire
pour le développement dans le domaine de la santé : diminuer
la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, développer
l'accès aux médicaments essentiels, enrayer la propagation
du SIDA, du paludisme et de la tuberculose d'ici 2015.
La Commission et l'OMS ont
également convenu de collaborer étroitement pour faire entrer
dans le programme de développement international la lutte
antitabac dans les pays en développement.
Environnement et santé
Avec de hauts responsables de la Commission à la Direction
générale de l'environnement, le Docteur Brundtland a discuté
de la stratégie de l'Union dans ce domaine et de la nouvelle
initiative de l'OMS sur la santé infantile, l'environnement
et le développement durable.
Informations générales
Le nouvel échange de lettres entre l'Organisation mondiale
de la Santé et la Commission Européenne a eu lieu en décembre
2000 (JO 2001/C 1/04). Cet échange définit divers domaines
prioritaires, comme l'information sanitaire, les maladies
transmissibles, le tabac, la santé mentale, l'environnement
et la santé, la nutrition et l'alcool. Il met en place divers
mécanismes de coopération :
- réunions de haut niveau entre le Commissaire Byrne et le
Directeur général de l'OMS, dans le but d'échanger des vues
et d'examiner les activités et les plans d'actions ;
- réunions des hauts responsables pour étudier la progression
du travail dans les domaines prioritaires et examiner de futurs
projets de collaboration ;
- réunions de coordination entre les services pour traiter
des questions pratiques en relation avec la coopération.
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