|
L’OMS se prépare à faire face à une crise émergente dans la ceinture africaine de la méningite OMS, Genève le 17 septembre 2002 Les négociations avec les principaux fabricants progressent Les stratégies face à une nouvelle souche épidémique évoluent La surveillance joue un rôle déterminant pour déceler et combattre toute nouvelle flambée L’émergence d’une nouvelle souche épidémique en Afrique de l’Ouest cette année a rendu plus urgente encore la recherche d’un vaccin contre la méningite qui soit à la fois plus efficace et disponible à un prix abordable. La semaine prochaine, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires se réuniront au Burkina Faso pour des consultations urgentes en prévision de nouvelles flambées probables qui seront provoquées en Afrique par la nouvelle souche dès l’an prochain. La méningite sévit périodiquement de manière épidémique dans la « ceinture africaine de la méningite » qui s’étend de la côte de l’Afrique de l’Ouest à la Corne de l’Afrique à l’est. On dispose d’un vaccin efficace contre les souches A et C de la bactérie responsables jusqu’ici de la plupart des épidémies dans la ceinture. Il n’offre cependant aucune protection contre la nouvelle souche épidémique émergente W135. Une flambée due à W135 au Burkina Faso de février à mai 2002 a provoqué plus de 12 000 cas de méningite dont près de 1500 mortels. C’est la première fois que W135 a été identifié comme la cause primaire d’une grande épidémie de méningite. Comme l’a souligné le Dr David Heymann, Directeur exécutif chargé des maladies transmissibles à l’OMS, « Cette maladie est meurtrière pour les enfants africains et, face à cette nouvelle souche, nous devons trouver le moyen d’obtenir des vaccins sûrs, efficaces et peu coûteux pour sauver des jeunes vies ». Le seul vaccin actuellement disponible contre W135 est un vaccin « tétravalent » qui protège contre quatre souches de méningite, dont A, C et W135. Le prix de vente normal de ce vaccin est d’au moins US $5 par dose, contre US $0,25 la dose pour le vaccin plus largement utilisé qui ne protège que contre les souches A et C. « Le vaccin tétravalent est tout simplement trop coûteux pour les pays d’Afrique les plus touchés par la méningite », a déclaré le Dr Ebrahim M. Samba, Directeur du Bureau régional OMS de l’Afrique. Comme on n’en a pas eu besoin en grandes quantités jusqu’ici, les fabricants ne disposent que d’une capacité de production limitée ce qui explique les stocks insuffisants et les prix excessifs. Les négociations avec les principaux fabricants visant à accroître la production et à ramener le prix à un niveau abordable pour les pays africains sont en bonne voie. Pour se préparer aux flambées probables de méningite dans quelques mois, l’OMS et ses partenaires du groupe de coordination international sur la fourniture de vaccins pour la lutte contre la méningite épidémique (qui comprend notamment l’UNICEF, Médecins sans Frontières et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge) auront besoin de 2 à 5 millions de doses de vaccin tétravalent. A part un vaccin peu coûteux, la stratégie de l’OMS est également fondée sur une amélioration de la surveillance, qui est essentielle pour reconnaître rapidement les flambées et réagir. Un système de surveillance existe déjà et permet d’identifier et de notifier les cas de méningite lorsque les malades sont amenés dans les installations de santé pour y être soignés. Mais il faut le renforcer, comme il faut renforcer aussi le réseau de laboratoires qui assure la tâche indispensable de la confirmation des cas de méningite et de l’identification de la souche. Au Burkina Faso la semaine prochaine, l’OMS et ses partenaires adopteront une stratégie régionale pour la ceinture africaine de la méningite. Cette stratégie sera accompagnée d’un appel international en faveur de fonds permettant d’acheter et fournir les vaccins nécessaires pour l’année prochaine et de renforcer les réseaux de surveillance et de laboratoires indispensables pour combattre ce fléau dévastateur.
|
|
![]() |
|
| A voir aussi dans la rubrique Patrimoine | ||
| Faire le point sur vos droits à la retraite : le dispositif d’information en cours de carrière | Le rachat de trimestres : une bonne option ? | Les solutions de gestion de votre contrat d’assurance vie |
| Face aux incertitudes de la retraite, il est utile pour tout actif de faire périodiquement le point sur ses droits. Une question cruciale pour les professionnels de santé qui peuvent avoir des carrières complexes. Il n’est pas rare qu’après avoir cumulé de longues périodes de formation en milieu public, un médecin démarre son activité comme praticien hospitalier avant de s’installer et d’exercer à titre individuel. En parallèle, il peut avoir assuré une fonction universitaire. Au cours de ces étapes, il aura cotisé à pas moins de trois régimes différents, rendant difficilement visible sa situation future. | Le professionnel de la santé a généralement cotisé à plusieurs régimes de retraite. Le médecin a exercé des jobs d’étudiants, un emploi salarié dans un hôpital avant d’ouvrir son propre cabinet en exercice libéral. Il a donc cotisé a minima au régime des travailleurs salariés (régime général) et à celui des médecins libéraux (CARMF). Entré tard dans la vie professionnelle après de longues études, il peut craindre de ne pas justifier du nombre de trimestres ouvrant à sa retraite au taux plein. Il s’interroge sur la nécessité de racheter des trimestres. | La performance d’un contrat d’assurance vie multi-supports dépend étroitement de la façon dont il est géré. Suivant votre degré d’expertise, d’implication ou encore la taille de votre portefeuille, à vous de retenir le mode de pilotage optimal pour votre épargne. |