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Projet d'avenant
à la convention nationale
" Objectif Kiné " ,
La Seyne sur Mer, le 20 juin 2002
Nous avons reçu ce jour l'annonce
d'un projet d'avenant à la convention nationale, conclu entre
les 3 caisses d'assurance maladie (CNAMTS, MSA, CANAM) et
la FFMKR. Ce projet doit être entériné par le ministère pour
être appliqué.
La FFMKR continue donc son
habituel " cavalier seul ", les adhérents de la FFMKR ayant
appris en même temps que nous l'existence de cet avenant.
Par un soucis de " transparence
", le texte complet de cet avenant, qui intéresse pourtant
l'ensemble de la profession, est seulement accessible aux
adhérents sur le site internet de la FFMKR.
Nous avons quand même pu en
prendre connaissance et nous l'avons publié sur notre site.
Il comporte 6 articles sur
le système d'information et de communication qui n'apportent
rien de plus aux professionnels, si ce n'est officialiser
ce qui est déjà mis en pratique. Pas un franc de plus pour
les kinésithérapeutes.
L'article 7 porte le montant
de l'indemnité pour perte de ressources à 90 AMK-AMS par jour.
Il sera versé à chaque stagiaire dans la limite de la dotation
globale. " C'est une bonne mesure, qui aidera les professionnels
à effectuer une formation continue indispensable.
Le dernier article, l'article
8 est ainsi libellé : Favoriser une meilleure répartition
des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs sur le territoire,
en fonction des besoins en soins de masso-kinésithérapie.
Les parties signataires
proposent, conformément à l'article 39 de la loi de financement
de la sécurité sociale pour 2002, de proposer au comité de
gestion compétent du FAQSV des projets de nature à apporter
une aide à l'installation des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs
dans les zones géographiques où les besoins en soins ne sont
pas couverts. L'aide pourrait atteindre 10.000 par praticien.
Cet article peut sembler être
une bonne mesure, mais dans la réalité il est inefficace et
pourrait se révéler dispendieux.
En effet, il ne sert à rien
d'aider à l'installation par une prime les masseurs-kinésithérapeutes
en zone à faible densité médicale (zone rurale, la plupart
du temps) si les prescriptions médicales de soins de kinésithérapie
n'augmentent pas dans le même temps. Cela reviendrait à partager
entre un plus grand nombre de kinés un nombre insuffisant
de prescriptions de soin et cela ne résoudrait en rien le
problème de santé publique lié à ce manque de professionnels
(manque de soins).
Les médecins ont un " profil
de prescription " établit par les caisses. Ce profil comporte
un volet " prescriptions de kinésithérapie ". Sachant que
les kinés doivent établir eux-même le nombre de séances nécessaires
pour chaque prescription, aucun médecin accepterait d'être
évalué et jugé sur un nombre d'actes qu'il ne maîtrise pas.
Ainsi, si on n'augmente pas
dans le mêm temps le nombre de médecins dans ces régions,
ou si, en supprimant les actes de kinésithérapie de leur "
profil ", on ne leur permet pas de prescrire plus, cette mesure
ne sert à rien, si ce n'est à tenter certains professionnels
à ouvrir des cabinets secondaires " pour la prime " sans avoir
la possibilité de prendre un patient de plus.
Cet avenant est donc un condensé
de "mesurettes" inefficaces, car elles ne sont pas incluses
dans un projet de soin plus global et plus élaboré.
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