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actualité médicale

4ème Journée Nationale de dépistage des cancers de la peau

Jeudi 17 Mai 2001

à l'initiative du Syndicat National des Dermatologues


Avec cette année, une initiative totalement inédite :
Une échelle de risques des cancers de la peau
conçue tout spécialement par le Syndicat National des Dermatologues

Testez vous avec l'échelle de risques en cliquant ici !

Pour sauvez votre peau, montrez-la !

A compter du 17 avril 2001, pour connaître le nom et l'adresse d'un centre de dépistage où un dermatologue examinera les patients de façon anonyme et gratuite, il suffira d'appeler le numéro suivant :
08 92 68 40 50
(2,21 F la minute)
Ou d'aller sur le site internet de la journée de dépistage :
Voir le site


A l'occasion de la quatrième édition de la Journée Nationale de Dépistage des Cancers de la peau, le Syndicat National des Dermatologues innove en prenant une nouvelle initiative de santé publique : la création d'une échelle de risques pour permettre à chacun de disposer d'un outil objectif de mesure de risque individuel de cancers de la peau. De fait, il s'agit de faire évoluer la perception du public sur la notion de risques de cancer de la peau.

La médiatisation des journées de dépistage ainsi que les nombreux articles publiés sur les dangers du soleil ont contribué à sensibiliser une partie de la population à adopter une attitude plus responsable vis-à-vis du soleil.
Pourtant trop d'idées fausses circulent au sujet des individus et des comportements à risque.

En effet, bon nombre d'individus ne se sentent pas concernés car ils ne s'exposent pas volontairement au soleil. Et cependant, ils sont parfois plus que d'autres, sujets à développer des cancers cutanés.

S'il apparaît comme une évidence qu'une personne à la peau claire qui, depuis l'enfance, s'expose régulièrement au soleil sans protection solaire et ce, aux heures les plus dangereuses, est un individu "à risques", il apparaît moins clairement qu'un agriculteur ou un couvreur sont, par exemple, des individus à risques.
Pourtant leur activité professionnelle les expose en permanence aux rayons et à la lumière du soleil.


Zoom sur les situations à risques :

Toutes les activités se déroulant en extérieur, qu'elles soit professionnelles ou de loisirs sont concernées par les risques de cancers de la peau.
- les activités professionnelles s'exerçant dans la nature : agriculteurs, horticulteurs, jardiniers, paysagistes, marins pêcheurs....
- les activités professionnelles liées aux sports de plein air : moniteurs de ski et de voile, entraîneurs sportifs, skippers professionnels, cyclistes professionnels, parachutistes, maîtres nageurs, footballeurs...
- les activités liées au bâtiment et aux travaux publics : couvreurs, maçons, grutiers, employés des ponts et chaussées...

Toutes sont notamment directement exposées quotidiennement aux rayons du soleil. Il en est de même pour tous ceux qui pratiquent des activités ou des loisirs de plein air même en dehors des vacances d'été : jardinage, pêche, chasse, tonte de pelouse, golf, footing, randonnées, VTT, marche à pied, surf, planche à voile, équitation, alpinisme.... la liste est interminable !

Ces moments où l'exposition au soleil n'est pas délibérée représente des situations à hauts risques, surtout si elles sont effectuées sans prendre les précautions nécessaires pour se protéger du rayonnement du soleil.

Le Syndicat National des Dermatologues lance un signal d'alarme : un enfant exposé au soleil, ce sera demain un adulte en danger !
Le message du Syndicat National des Dermatologues : il est urgent de responsabiliser les parents !

Ce sont les enfants, surtout avant l'âge de dix ans, qui, trop exposés aujourd'hui au soleil deviendront des adultes avec un très gros risque de développer des cancers cutanés vers 50 ans.

En effet, ce sont les coups de soleil de l'enfance qui engendrent une partie des cancers de la peau à l'âge adulte. Les parents ont donc un devoir de vigilance absolument vital vis-à-vis de leurs enfants.
Or, s'il ne viendrait pas à l'idée de la plupart des parents de fumer dans la chambre d'enfants ou de traverser une rue sans tenir solidement la main de leurs bambins, on voit trop souvent des enfants jouer en plein soleil à midi sur la plage sans la moindre précaution ! Sans compter les parents qui trouvent que leur bébé est encore bien plus beau lorsqu'il est bronzé !

On remarque que la probabilité de développer un cancer de la peau s'est d'ailleurs énormément accrue durant les 70 dernières années.

Pour ne citer qu'un exemple, aux Etats-Unis les chances de développer un cancer de la peau sont les suivants :
- En 1930 elle était d'1 chance sur 1500*
- En 1999 elle est d'1 chance sur 100*
Ces mêmes proportions ont été remarquées en France.

Par conséquent, les enfants qui naissent aujourd'hui ont 15 fois plus de risques de développer un mélanome que ceux nés 70 ans auparavant.
Les enfants sont donc en première ligne face à ce problème de Santé Publique.

Pour le Syndicat National des Dermatologues, il s'agit donc d'identifier les véritables risques et de les mettre en exergue.

Quels sont les facteurs susceptibles d'être responsables de cette augmentation du risque de développer un cancer de la peau ?

1er élément de réponse : la progression constante du temps libre et des vacances
On note depuis la fin de la seconde guerre mondiale une augmentation considérable du nombre de mélanomes dans les pays industrialisés.
Cette augmentation est en grande partie due aux congés payés qui ont donné aux français le loisir et les moyens de partir en vacances et plus particulièrement au soleil.
Par conséquent, on passe plus de temps qu'avant à s'exposer au soleil. Il est probable que la Réduction du temps de Travail et en particulier le passage généralisé aux trente-cinq heures ne fera qu'accentuer le problème !

2ème élément de réponse : la mauvaise utilisation des produits de protection solaires.
Il est désormais reconnu que les comportements vis-à-vis du soleil ont changé au cours de ces 10 dernières années. Certes, on se protège plus mais l'erreur qui est commise c'est de penser que se protéger permet de rester plus longtemps au soleil.

C'est cet amalgame qui est à l'origine de nouveaux comportements à risques.

La protection solaire évite le coup de soleil qui est le signal d'alarme pour cesser de s'exposer. Désormais sans signal d'alarme les vacanciers restent plus longtemps au soleil, s'exposant à des risques qu'ils ignorent totalement. Car le véritable danger ne vient pas du coup de soleil mais des altérations de la peau qui s'effectuent plus en profondeur dans les tissus de la peau.

Résultat :
L'utilisation de produits à indice élevé a un effet pervers qu'il faut absolument combattre : on s'expose plus longtemps car on se croit mieux protégé.

*Source : Académie américaine de dermatologie - mars 2000 Les solutions proposées : toujours plus loin dans la prévention !

Les progrès réalisés ces dernières années en matière de guérison des cancers cutanés se situent essentiellement dans le domaine de la prévention.

- En matière de prévention primaire :
On va de plus en plus souligner l'intérêt de modifier les comportements au soleil.
En particulier en se protégeant avec des vêtements (tee-shirts, chapeaux...) bien plus efficace que les crèmes de protections ainsi qu'en respectant les heures où le danger est moins grand.

- En matière de prévention secondaire :
Il faut renforcer l'éducation des enfants qui sont les principales cibles et qui moins sensibles à l'effet esthétique du bronzage sont plus réceptifs aux conseils de protection solaire...
Il convient également de communiquer sur l'auto-surveillance de toute lésion cutanée et sur la nécessité de consulter à la moindre anomalie.


Le Syndicat National des Dermatologues un syndicat conscient de sa mission : santé publique et promotion de la spécialité .
70% des dermatologues en exercice, - soit plus de 2283 dermatologues -, adhèrent au Syndicat National des Dermatologues. Celui -ci est donc particulièrement représentatif de la profession.

Depuis maintenant 4 ans, le Syndicat National des Dermatologues a choisi de mieux faire connaître la complexité et l'expertise de la dermatologie en organisant la Journée Nationale de Dépistage des Cancers Cutanés.

Une journée unique en son genre puisque, pour l'occasion, des centaines de dermatologues libéraux choisissent de fermer délibérément leur consultation privée pour se consacrer gracieusement à une opération de santé publique, anonyme et gratuite, qui permet chaque année de sauver des vies et de faire acte de prévention. Quant aux dermatologues hospitaliers, ils se mobilisent également en participant à la Journée Nationale de Dépistage dans les services de Médecine du Travail des hôpitaux ou de Médecine préventive universitaire.

Chaque année, le succès grandissant de cette initiative encourage le Syndicat national des Dermatologues à mobiliser encore plus de monde, patients et dermatologues.
Mais ce succès ne va pas sans de gros sacrifices et une conscience professionnelle très développée de tous les dermatologues mobilisés.

Pour Jacques Martel, Président du Syndicat, et Claudine Blanchet-Bardon, Vice-présidente, " la Journée Nationale est l'illustration du caractère vital de notre spécialité. Sans aucun instrument, (à l'exception éventuelle d'un simple dermatoscope), les dermatologues sont capables de détecter un cancer de la peau et de sauver ainsi la vie de leurs concitoyens. Ainsi, cette Journée est, nous en sommes persuadés, le meilleur moyen de valoriser et de mettre en lumière la complexité de notre spécialité "."

Mission réussie, puisque désormais la Journée Nationale de Dépistage des Cancers Cutanés est devenue un "classique" incontournable qui est aussi l'occasion de faire passer, juste avant l'été, les toujours indispensables messages de protection solaire.

Les cancers de la peau :

Si le mélanome est le plus dangereux , les autres cancers cutanés, plus courants, peuvent être aussi lourds de conséquences

Les différentes catégories de cancers de la peau
- Le carcinome baso-cellulaire, le plus fréquent des cancers cutanés (90% des cas de cancers détectés) a une malignité localisée et ne se généralise pas. Son évolution est lente mais parfois très destructrice. Son origine est l'exposition au soleil.
- Le carcinome spino-cellulaire lui, a une gravité certaine du fait de son extension vers des ganglions. Il peut survenir sur des lésions cutanées pré-existantes, en particulier des cicatrices de brûlures. Il retrouve lui-aussi son origine dans l'exposition au soleil.
- Les mélanomes : les plus dangereux
En France, on dénombre chaque année 6000 nouveaux cas de mélanomes et aux USA 40 000, un chiffre qui représente la première cause de mortalité chez les femmes de 25 à 29 ans. On admet également que la fréquence des mélanomes double actuellement tous les 10 ans.
Les mélanomes sont des tumeurs noires. Elles sont considérablement plus graves, car hautement susceptibles de se généraliser.

N'oubliez pas !
Un grain de beauté qui change d'aspect, quelle que soit sa façon de se modifier, une tache noire, et peu importe sa taille, qui apparaît de façon soudaine en peau saine, doivent entraîner impérativement une consultation médicale, et au moindre doute, un avis dermatologique. Les 2/3 des mélanomes surviennent sur des peaux saines sans grain de beauté préexistant !

Seul un diagnostic précoce permet un traitement approprié, par ablation chirurgicale. Vu tardivement, le mélanome dont la gravité est fonction de l'épaisseur peut, bien qu'il ait été enlevé, évoluer vers la récidive locale ou vers des métastases en transit, ganglionnaires, puis viscérales (poumon, foie, cerveau).

Traité au tout début, on observe 90% de guérisons.

Là encore, on considère l'exposition aux rayons ultra-violets d'origine solaire comme un facteur favorisant. Les coups de soleil de l'enfance constituent un facteur de risque de mélanome ! Un facteur génétique encore mal précisé est sans doute associé.


Voir le bilan de la journée de l'année 2000

Contact presse :
AGENCE CHORUS :
Mia Eltabet - Stéphanie Prodhomme
Tél : 01 47 66 92 00 - Fax : 01 47 66 11 34
choruscg@club-internet.fr

 
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