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L'Anaes évalue
la pertinence d'un programme français de dépistage des infections
urogénitales basses à Chlamydiae trachomatis.
ANAES
le 1 Juillet 2003
L'Anaes rend publique son évaluation technologique et économique
du dépistage par biologie moléculaire des infections urogénitales
basses à Chlamydia trachomatis. La pertinence d'un
programme français de dépistage y est évaluée à la demande
de la Direction générale de la Santé (DGS). Trois stratégies
de dépistage en fonction de l'âge du sujet y sont recommandées,
ainsi que les lieux favorisant une prise en charge optimale.
L'infection urogénitale à Chlamydia trachomatis(C.trachomatis)
est la plus fréquente des infections sexuellement transmissibles
(IST). Elle est asymptomatique chez un sujet sur deux. Lorsqu'elle
est symptomatique les signes d'appel sont communs aux autres
IST. La prévalence est estimée entre 0,5 et 9 % chez les sujets
asymptomatiques et entre 10 et 18% chez les sujets symptomatiques.
Les prévalences maximales sont observées chez les femmes pour
la tranche 15-25 ans, et chez les hommes pour la tranche 15-34
ans. Les complications liées à cette infection sont graves
et constatées à long terme. Chez la femme : stérilité, grossesse
extra-utérine, atteinte inflammatoire pelvienne. Chez l'homme
le retentissement de l'infection à C.trachomatis sur la stérilité
est controversé.
Cette étude évalue la pertinence clinique et économique d'un
programme français de dépistage des infections urogénitales
basses à C.trachomatis et propose des stratégies de dépistage
ciblées.
Les propositions du groupe de travail suggèrent que le dépistage
soit effectué :
- En première intention, dans la population d'hommes et de
femmes de moins de 30 ans fréquentant les structures de soins
permettant un dépistage et une prise en charge thérapeutique,
et répondant aux critères de sélection suivants :activité
sexuelle régulière ou changement de partenaire dans les 12
derniers mois ou partenaire suspecté d'IST. Une attention
particulière devra être portée aux populations n'ayant aucun
recours au système de soins, personnes en situation de précarité
ou les jeunes adultes qui n'ont pas l'habitude de consulter
un médecin (du fait de leur bon état de santé).
- Dans des centres de planification et d'éducation familiale
(CPEF), les centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG),
les dispensaires anti-vénériens (DAV), les centres IVG et
PMI.
Avant d'étendre ce dépistage à d'autres structures de soins
(médecins généralistes, gynécologues, médecine préventive
universitaire), l'évaluation préconise la réalisation d'études
pilotes en médecine libérale pour estimer la prévalence de
l'infection en population générale mais aussi pour vérifier
si les critères définis pour les populations à risque sont
pertinents dans une population asymptomatique consultant en
secteur ambulatoire. Afin de susciter l'adhésion du public
au dépistage, cette étude souligne l'intérêt de mener en parallèle
une campagne d'information du public et de renforcer la prévention
primaire (usage du préservatif). Enfin, il est recommandé
d'établir une stratégie standardisée de prise en charge diagnostique
et thérapeutique des infections en France.
Le rapport complet est téléchargeable gratuitement sur le
site de l'Agence (www.anaes.fr, rubrique «Publications»)
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