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Information
et éducation du patient : vers une synergie du pharmacien
et du médecin
Les exemples
de la migraine et de l'asthme
Conférence de presse Pharmagora
2001 - Glaxowellcome
Lundi 26 mars 2001
Le rôle du pharmacien français
est à ce jour en pleine mutation, le partenariat de l'industrie
avec le pharmacien se justifie dans la prise en charge de
maladies chroniques comme l'asthme ou la migraine, car il
est garant d'une meilleure prise en charge du patient.
Le droit de substitution accordé au pharmacien, d'après la
loi de financement de la Sécurité Sociale de 1999, la convention
signée avec la CNAM dans la maîtrise des dépenses de santé,
la télétransmission des feuilles de soins et l'accès au RSS,
ont contribué à faire du pharmacien un acteur de santé à part
entière, tendant à faire de l'officine un lieu de dépistage,
de prévention, d'information. Dans le cas particulier de la
migraine, le patient vient directement chercher conseil à
l'officine, d'où il sera éventuellement réorienté vers le
médecin traitant. Dans le cas de l'asthme, c'est l'inverse,
le patient arrive avec une ordonnance et c'est "une explication
de texte" qui revient alors au pharmacien.
La migraine a pu être
évaluée par le biais de questionnaires remis à l'officine
à 7200 clients venant, soit pour un conseil, pour l'achat
d'un médicament avec ou sans ordonnance. Il apparaît que 71
% de la clientèle d'un pharmacien est céphalalgique, 68 %
étaient connus pour leur maux de tête, 60 % étaient des migraineux
avec ordonnance et 40 % étaient de vieux "automédiqués". On
remarque que 45 % d'entre eux en avaient déjà parlé à leur
généraliste, au moins un an auparavant et que la persistance
ou la récidive de la symptomatologie plaçait alors le pharmacien
au cœur du problème. Les problématiques retrouvées mettaient
en évidence une prise en charge insuffisante de la maladie,
rarement reconnue comme telle, face à laquelle, malgré de
nombreux traitements disponibles, les échecs conduisaient
à un fatalisme des patients accompagné bien souvent d'abus
médicamenteux. Dans ce contexte, il est apparu que le suivi
des patients s'imposait par le biais de stratégies complémentaires
d'accompagnement : le pharmacien dépiste, confie au médecin
et la délivrance de l'ordonnance donne lieu à une information,
une écoute attentive et une prise en charge chez le pharmacien
partenaire, permettant ainsi de diminuer le handicap du migraineux.
L'asthme, problème de Santé Publique du fait de sa
recrudescence particulière chez les jeunes et les enfants
touche aujourd'hui 3,5 millions de français, mal contrôlés
malgré des traitements efficaces et des recommandations précises.
La mauvaise observance que l'on peut rendre sans hésiter responsable
de ce phénomène s'explique par le fait qu'il s'agit d'une
maladie récurrente justifiant un traitement de fond au long
cours, mais aussi par le manque de conseils à l'utilisation
des techniques d'inhalation. Une étude scientifique, pilotée
par GlaxoWellcome a évalué l'impact d'une formation des pharmaciens
aussi bien en officine que par des ateliers interactifs (conseiller
de consulter pour l'asthme, améliorer l'observance d'un patient
asthmatique, améliorer la technique d'inhalation et gérer
la crise d'asthme à l'officine) et ce à un an. Les résultats
sont extrêmement encourageants, les patients ainsi éduqués
consultent deux fois moins en "urgence", ils ont moins recours
aux broncho-dilatateurs de courte durée d'action et réduisent
significativement leur consommation de corticothérapie per
os et ce grâce à une prise correcte et donc a priori plus
efficace.
En conclusion, il apparaît
logique et indispensable que le pharmacien devienne un acteur
de santé à part entière, c'est la raison pour laquelle GlaxoWellcome
a réservé des "espaces pharmaciens" sur ses sites Internet
: www.migraine.glaxowellcome.fr
et www.respiratoire.net.
Docteur Françoise GIRARD
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