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Principaux
résultats de l’étude TRILOGIE/Novartis sur les parents d’enfants
épileptiques
Novartis Pharma
Rueil-Malmaison, le 21 novembre 2002
- L’épilepsie de l’enfant a un retentissement direct sur la
santé, l’activité professionnelle, la qualité et le niveau
de vie des parents.
- Les parents jouent un rôle clé dans le suivi thérapeutique
de leur enfant.
- Les parents souhaitent pour eux-mêmes, et au sein du système
scolaire, davantage d’information sur la pathologie, son traitement
et sur les aides concrètes de sa prise en charge.
Novartis rend publics les résultats d’une enquête nationale
menée à l'initiative d'un groupe d'experts, neurologues et
neuro-pédiatres, auprès de 668 parents d’enfants atteints
d’épilepsie. L’étude TRILOGIE/Novartis permet de mieux évaluer
le retentissement de l’épilepsie au quotidien chez les parents
et met en évidence leurs besoins et attentes.
Menée en collaboration avec la Ligue Française contre l’Epilepsie,
l’étude TRILOGIE/Novartis s’inscrit dans un nouveau territoire
de recherche centré sur l’entourage des personnes malades
et soutenu par le laboratoire : la proximologie .
Principaux résultats :
Le choc du diagnostic et les craintes associées
Le diagnostic est difficile à accepter dans 91% des cas. D’une
part, le terme « épilepsie » fait peur aux ¾ des parents.
D’autre part, la maladie pose un problème de compréhension
et d’acceptation, puisque près de 60% des parents consultent
en moyenne 3 médecins avant d’accepter et de comprendre le
diagnostic.
Par ailleurs, la prise en charge médicale se révèle lourde
pour 70% des parents. Leurs enfants sont hospitalisés en moyenne
5,6 fois.
Les principales craintes des parents concernent l’évolution
non prévisible de la maladie (l’information à ce sujet est
considérée « floue » par 70% des parents), l’incertitude quant
à l’avenir de l’enfant et l’imprévisibilité des crises (un
parent sur deux craint notamment que son enfant fasse une
crise en classe).
Les témoins d’un retentissement négatif sur l’enfant (épanouissement
et scolarité)
Pour plus de 85% des parents, l’épilepsie a un retentissement
indéniable sur le caractère et le comportement de l’enfant.
70% d’entre eux considèrent que la maladie nuit à son épanouissement.
Plus leur enfant est âgé, plus les parents témoignent de difficultés
relationnelles pour celui-ci (sentiment d’être différent et
difficulté à se faire des amis).
Sur le plan de la scolarité, les conséquences sont lourdes.
Seul un enfant sur deux est scolarisé dans un système « classique
», bien que 80% des parents pensent qu’il est important que
l’enfant reste dans ce type de scolarisation. Près de 39%
des parents ont été confrontés à une « attitude négative »
de la part des enseignants. Cette réaction était liée, selon
eux, au fait de les avoir informés de la maladie de leur enfant
(52%) et à la survenue de crise en classe (38%). 33% des enfants
ont fait l’objet d’un refus d’intégration durant leur scolarité.
Une implication majeure dans le suivi thérapeutique
Plus l’épilepsie est jugée sévère et l’enfant jeune, plus
les parents sont impliqués. Ils considèrent que leur rôle
le plus important est de veiller à ce que l’enfant prenne
ses médicaments, de l’aider dans ses apprentissages et sa
scolarité et de pouvoir signaler au médecin la fréquence des
crises. A ce titre, la majorité des parents se sent investie
par le médecin d’un rôle dans le suivi médical de l’enfant.
Retentissement de l’épilepsie sur l’entourage
Sur le plan psychologique : Les parents se sentent en permanence
sur le « qui vive ». Ils exercent une surveillance particulière
au domicile (63% des parents pensent qu’il ne faut jamais
laisser l’enfant seul, sans surveillance et ont des difficultés
à confier leur enfant à autrui). L’épilepsie a rendu 80% des
parents plus anxieux. Ils sont inquiets, notamment au sujet
de leur propre résistance psychologique et physique face à
cette situation.
Sur la santé : La fatigue, liée essentiellement aux
soucis, au manque de répit et à la vigilance permanente, est
considérée comme une conséquence directe de l’épilepsie de
leur enfant. 100% des parents ont un sommeil perturbé (70%
d’entre eux considèrent ne pas avoir un sommeil réparateur).
Près de 38% ont eu besoin d’une aide médicale et/ou psychologique.
La dépression vient en tête des problèmes de santé entraînant
systématiquement un suivi médical. Un parent sur deux a suivi
une psychothérapie et 12% sont sous anti-dépresseur.
Sur la vie quotidienne : L’épilepsie a changé la vie
des ¾ des parents. La moitié se replie sur sa famille et limite
sa vie sociale. Plus de 50% des parents considèrent qu’ils
ne sont jamais tranquilles, qu’ils ne peuvent pas vivre une
vie normale (42% d’entre eux pensent qu’ils ont deux vies).
La maladie affecte le climat familial et devient même une
source de conflit au sein d’un couple sur deux. A noter que
la fratrie souffre également, puisque dans 57% des cas, les
parents reconnaissent qu’elle se sent délaissée.
Sur le plan professionnel : Un parent sur deux témoigne
de répercutions sur son activité professionnelle. La principale
raison évoquée est l’absentéisme répété du lieu de travail.
Dans près de 38% des cas, l’un des parents a dû passer d’une
activité à temps plein au temps partiel. En effet, 77% des
parents déclarent devoir se libérer davantage pour leur enfant.
Sur le plan financier : Au-delà du retentissement sur
la vie professionnelle, la maladie a un impact direct sur
le niveau de vie des foyers, impact lié aux remboursements
partiels de certains soins, aux surcoûts des frais de garde
ou de scolarité. Pour environ un tiers des familles, le niveau
de ressources et le pouvoir d’achat ont globalement baissé.
La proportion atteint une famille sur deux lorsque l’épilepsie
est jugée sévère. Les principaux coûts engendrés par la maladie
concernent les consultations médicales (55%), les transports
(46%), les médicaments (42%) et les hospitalisations (42%).
Besoins et attentes : l’information prime
L’attente la plus citée concerne « des enseignants sensibilisés
à la maladie », ce qui fait écho aux carences d’information
dans le système scolaire.
Les parents sont également demandeurs d’aides pratiques pour
soulager la vie quotidienne. Leur intérêt va d’abord pour
les institutions de séjour (vacances sécurisées), l’aide à
domicile pour surveiller l’enfant lorsque les parents s’absentent
puis les soins para-médicaux.
Ils sont également intéressés par des solutions de soutien
psychologique et d’échange, comme les discussions avec d’autres
familles touchées par la maladie (65%), ou encore le courrier
des lecteurs de revues spécialisées (36%).
L’inquiétude majeure des parents étant liée à l’évolution
de la maladie, il n’est pas surprenant que leur besoin en
information soit important. Celui-ci concerne les médicaments
en développement, les pistes de recherche, la scolarisation
et une demande d’aide concrète au quotidien (structures d’accueil,
personnes relais à domicile).
Les associations de patients sont jugées les mieux placées
pour apporter des informations sur la maladie, suivies par
les congrès et colloques, les neuro-pédiatres, les neurologues
et Internet.
Méthodologie de Trilogie/Novartis
L’étude Trilogie/Novartis repose sur des questionnaires auto-administrés,
qui ont été remis à des pédiatres et neuro-pédiatres ainsi
qu’aux adhérents des associations de patients, afin qu’ils
les diffusent auprès des parents des enfants concernés. Cette
enquête prospective nationale est de type descriptif ; elle
a porté sur une population de 668 parents d’enfants épileptiques
ayant accepté de compléter le questionnaire. 49% des répondants
sont membres d’une association de patients. Ce biais de sélection
laisse présupposer que les réponses apportées concernaient
essentiellement des épilepsies sévères.
Le Comité scientifique de l’étude est composé des personnalités
suivantes : Plouin P , Motte J , Vespignani H , Garrel S ,
Livet M-O , Beaussart J , Rérat K7, Brun-Strang C7
Novartis SA (NYSE: NVS) est un leader mondial dans le domaine
des produits pharmaceutiques et consumer health. En 2001,
le groupe Novartis a réalisé un chiffre d’affaires global
de CHF 32,0 milliards (USD 19,1 milliards) et un résultat
net de CHF 7,0 milliards (USD 4,2 milliards). Le groupe a
investi environ CHF 4,2 milliards (USD 2,5 milliards) dans
la R&D. Basé à Bâle, en Suisse, le groupe Novartis emploient
quelque 74 000 personnes et déploient leurs activités dans
plus de 140 pays à travers le monde. De plus amples informations
sont disponibles sur Internet sous Voir le site.
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