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L'expansion
des interventions permettrait d'éviter 29 millions de nouvelles
infections à VIH chez l'adulte d'ici à 2010
OMS,
Genève le 4 juillet 2002
Un ensemble
complet d'interventions d'ici à 2005 réduirait considérablement
les infections à VIH chez l'adulte entre 2002 et 2010
Attendre trois
ans diminuerait de moitié le nombre d'infections évitées
Une riposte mondiale élargie
à l'épidémie de SIDA, fondée sur 12 interventions essentielles
destinées à réduire la transmission du VIH, permettrait d'éviter
environ 29 millions de nouvelles infections à VIH parmi les
adultes d'ici à 2010, indique un article qui sera publié dans
la revue médicale The Lancet le 6 juillet.
L'article, rédigé par un groupe
d'experts internationaux réuni par le Programme commun des
Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) et l'Organisation
mondiale de la Santé (OMS), signale cependant qu'un retard
dans la mise en œuvre de cet ensemble de prévention réduirait
considérablement le nombre des infections potentiellement
évitées. La mise en œuvre de l'ensemble complet d'ici à 2005
permettrait de réduire de 64% le nombre des nouvelles infections,
faisant passer le nombre des adultes infectés chaque année
de plus de quatre millions aujourd'hui à environ 1,5 million.
Les analyses indiquent qu'un retard de trois ans à peine pourrait
réduire ces chiffres de 50%.
"La mise en œuvre immédiate
de ces interventions pourrait prévenir de nombreuses infections
et modifier considérablement le cours de l'épidémie," a déclaré
Neff Walker, Conseiller principal, Modélisation et estimation
statistiques auprès de l'ONUSIDA, l'un des auteurs de l'article.
"Si ces interventions ne sont pas mises en place, nous pourrions
voir se produire jusqu'à 45 millions de nouvelles infections
d'ici à la fin de la décennie."
On estime que le coût total
de l'expansion des programmes de prévention au cours des quatre
premières années sera de 8,4 milliards de dollars par an.
Dès 2005, le programme élargi de prévention coûtera environ
4,8 milliards de dollars par année. Le montant total des coûts
d'expansion et de maintien des efforts jusqu'à 2010 est estimé
à 27 milliards de dollars, soit un total d'environ 1000 dollars
par infection évitée.
"La mise en œuvre de cet ensemble
d'interventions présente de nombreuses difficultés," a précisé
Bernhard Schwartlander, Directeur du Département de l'OMS
sur le VIH/SIDA, un autre des auteurs du rapport. "Toutefois,
les analyses montrent que ces niveaux de couverture sont réalisables
et que les objectifs visant à réduire les taux de prévalence
de 25% d'ici à 2010, adoptés par tous les gouvernements lors
de la Session extraordinaire des Nations Unies sur le VIH/SIDA
l'an dernier, peuvent être atteints."
Les 12 interventions de prévention
sont les suivantes : des campagnes dans les médias ; la promotion
et la distribution des préservatifs par le secteur public
; la commercialisation à but social du préservatif ; des programmes
de conseil et de test volontaires ; la prévention de la transmission
mère-enfant ; des programmes dans le milieu scolaire ; des
programmes à l'intention des jeunes non scolarisés ; des programmes
sur les lieux de travail ; le traitement des infections sexuellement
transmissibles ; le conseil par les pairs à l'intention des
professionnel(le)s du sexe ; des projets extra-institutionnels
à l'intention des hommes ayant des rapports sexuels avec des
hommes ; et des programmes de réduction des risques à l'intention
des consommateurs de drogues injectables.
L'article souligne cependant
que les effets de ces activités de prévention ne donneront
les résultats attendus qu'en présence de programmes solides
de prise en charge et de soutien. Dans un rapport précédent,
les auteurs avaient également défini neuf activités différentes
de prise en charge et de soutien nécessitant 4,4 milliards
de dollars supplémentaires chaque année d'ici à 2005 pour
une mise en œuvre complète dans les pays à faible et moyen
revenu.
L'article indique que la proportion
des infections évitées variera dans les différents pays, d'un
minimum de 40% dans les pays à prévalence stable ou en baisse,
tels que le Sénégal ou la Thaïlande, à un maximum de 70% dans
les pays qui observent une épidémie en rapide croissance,
tels que le Cameroun ou la Chine. Près d'un tiers des avantages
dérivés de cet ensemble d'interventions reviendront à deux
pays, l'Inde et la Chine, et 40% à l'Afrique subsaharienne.
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