Forme & Santé, le salon grand public de la santé: Ne pas souffrir est un droit

A Boulogne, le 21 septembre 2001

Forme & Santé, le salon grand public de la santé 18-21 octobre 2001, Porte de Versailles, entrée gratuite

Ne pas souffrir est un droit :
"Forme et santé", le salon grand public de la santé, se mobilise pour que l'amélioration de la prise en charge de la douleur soit l'affaire des patients.



Traitement de la douleur, des efforts restent à faire : il est urgent que le public s'informe et ose demander.

Non la douleur n'est plus une fatalité !
La douleur, symptôme le plus fréquemment rencontré en médecine à tous les âges de la vie (la douleur motive prés d'une consultation sur 2 chez le médecin généraliste selon une enquête récente*) est encore insuffisamment prise en charge dans notre pays.
Or, l'évolution des connaissances et les nouveaux moyens thérapeutiques permettent aujourd'hui de la soulager dans la plupart des cas mais encore faut-il être informé et oser demander.
L'information du public est donc un des leviers indispensables pour permettre une évolution des mentalités.

Les français sont encore trop nombreux à croire qu'il faille supporter sa douleur ou que les médicaments antalgiques et particulièrement la morphine exposent au risque de dépendance.


Le constat : peut mieux faire

On aurait pu penser que la décision gouvernementale donnant à la lutte contre la douleur un statut de grande priorité nationale, (plan Kouchner sur 3 ans 1998-2000) allait changer les choses. En fait, elle n'a pas été suivie des effets escomptés.
Selon une étude récente menée au sein des services de médecine du CHU de Bordeaux**, 2 patients sur 3 déclarant avoir mal n'ont pas été reconnus comme douloureux par l'infirmière et le médecin, et 1 sur 3 ne recevait aucun traitement antalgique. Cette enquête a mis en évidence l'insuffisance du dépistage, de l'évaluation et du traitement de la douleur.
Alors que la douleur aiguë (douleurs post-opératoires, douleurs traumatiques, douleurs liées à une ponction, un geste dentaire...) pourrait être systématiquement prévenue, la réalité est bien différente :
- Douleurs post-opératoires : seuls 20 % des patients reçoivent une information avant leur opération et près de la moitié déclarent avoir ressenti des douleurs sévères dans les premiers jours post- opératoires ;
- Douleurs induites par des examens ou des thérapeutiques (douleurs iatrogènes) l'enquête menée à l'hôpital Lariboisière (impact médecin no533, 4 mai 2001) un jour donné chez tous les entrants à l'hôpital montre que 50 % des patients entrent sans douleur mais ressortent dans plus de la moitié des cas avec des douleurs qui auraient pu être prévenues. La pose d'un drain, les ponctions, mais aussi la table d'IRM très dure entraînent des douleurs qui pourraient être prévenues.

Pour la douleur chronique (douleur liée au cancer par exemple), si la prise en charge reste plus complexe et l'objectif « zéro douleur » plus difficile à atteindre, le bilan est encore moins glorieux :
- Douleurs liées au cancer : on estime que plus de la moitié des patients reçoivent des traitements inadaptés ou insuffisants;
- Douleurs liées au SIDA : 62 % des personnes interrogées déclarent ressentir des douleurs sévères qui ne sont prises en charge que dans moins de 50 % des cas.

Les pompes à morphine, dont l'efficacité n'est plus à démontrer, manquent toujours cruellement au sein de nos hôpitaux et le financement des mille pompes à morphine prévues chaque année par le plan triennal est loin d'être atteint puisque seules 380 pompes auraient été effectivement distribuées dans les hôpitaux.

L'amélioration de la prise en charge de la douleur doit maintenant être l'affaire des patients et pas seulement des pouvoirs publics, des médecins ou des para-médicaux.

S'il faut pallier le manque de moyens financiers, de moyens humains (là encore la médecine est en crise avec un manque de spécialistes de la douleur), le manque de connaissance du corps médical (la douleur ne fait l'objet que de 10 à 16 heures de formation pendant les études médicales), Il faut aussi informer le public afin qu'il ose demander.


Pôle d'information sur la santé à "Forme et santé"

A l'occasion de la quatrième édition du salon médical pour le grand public « Forme & Santé » qui se déroulera du jeudi 18 au dimanche 21 octobre 2001 à la porte de Versailles (hall 5.1 ), un pôle d'information sur la douleur permettra de sensibiliser les 15 000 visiteurs attendus sur les moyens de prise en charge et répondre à leurs questions.

Les docteurs Alain Serrie (centre d'évaluation et de traitement de la douleur- hôpital Lariboisière) et le Dr Claire Delorme (responsable du réseau douleur basse Normandie- hôpital de Bayeux, réseau faisant référence en France) animeront vendredi 19 octobre de 14h15 à 15h30 une conférence-débat intitulée: "Pour que la douleur ne soit plus une fatalité: venez vous informer sur les moyens de prise en charge actuellement disponibles".


Un appel à la générosité

L'accès au salon étant totalement gratuit, un appel à la générosité sera fait au profit de 2 associations « Douleurs sans frontières » et l' « Association pour le Contrôle de la Douleur des Patients » (président d'honneur, le Professeur Neuwirth) qui mettent tout en oeuvre pour améliorer la prise en charge de la douleur en distribuant notamment aux hôpitaux des pompes à morphine (une pompe coûte environ 25 000 F) et en formant le personnel à l'évaluation et au traitement de la douleur.


*Huas et coli -Prévalence et prise en charge de la douleur en médecine générale. Douleurs, 2001 : 2, 3

** Dousset Virginie et coli. Prise en charge de la douleur dans les services de médecine interne au CHU de Bordeaux. Douleurs, 2001 . 2,3


Service de presse:
Presse & Papiers
Anne Brossard-Saillant -Catherine Gros -Houney Touré-Valogne
42 bis, rue de Silly- 92100 Boulogne
Tel: 01 46 996969 -Fax : 01 46996968

 
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