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Hormones
MPA* : la situation en France
Ministère de l’Agriculture,
Paris, le 16 juillet 2002
Dans le cadre du réseau communautaire
d’alerte rapide, les autorités sanitaires françaises ont été
informées de la présence de produits potentiellement contaminés
par des hormones MPA sur le territoire national. Cette contamination,
qui implique 11 Etats membres, a fait l’objet d’un suivi attentif
des autorités françaises.
200 porcs issus d’une exploitation
à risque néerlandaise ont été expédiés le 5 juillet vers un
établissement de l’Ain. Ces animaux et leurs produits ont
été localisés et consignés le 9 juillet dernier pour analyse.
Dans le même temps, le 10 juillet, la France a informé la
Commission et les autorités italiennes d’un envoi de 3,7 tonnes
de jambon issu de ces animaux.
5 tonnes de viande de porcs
en provenance de Belgique ont également été livrées en juin
dans 2 autres établissements, dans les départements de l’Ain
et de l’Ille-et-Vilaine. Les services vétérinaires ont engagé
une enquête de traçabilité et mettent tout en œuvre pour localiser
et consigner ces viandes et ces produits.
Une trentaine de revendeurs
d’aliments pour animaux ou d’éleveurs ont par ailleurs reçu
en juin des aliments susceptibles d’être contaminés en provenance
des Pays-Bas ou de Belgique. La liste des livraisons belges
et néerlandaises a été transmise aux directions départementales
des services vétérinaires (DDSV), aux directions départementales
de la concurrence, de la consommation et de la répression
des fraudes (DDCCRF) et aux professionnels. Une enquête de
traçabilité sur ces aliments a été lancée par la Direction
générale de la concurrence, de la consommation et de la répression
des fraudes (DGCCRF) et la Direction générale de l’alimentation
(DGAL). Dans l’attente des résultats d’analyses, les aliments
détenus par les professionnels seront consignés et les animaux
ayant pu consommer ces aliments seront miss sous séquestre.
Cette contamination aurait
pour origine une société irlandaise qui récupérait les eaux
résiduelles sucrées d'un fabricant de médicaments et revendait
frauduleusement ces eaux à une société belge. Cette dernière,
qui a fermé en mai 2002 suite à une faillite, traitait des
déchets de l'industrie sucrière et fabriquait principalement
du sirop de glucose. Ce sirop de glucose était ensuite revendu
à diverses entreprises du secteur alimentaire, humain et animal.
Les deux principaux acheteurs de ce glucose fabriquent des
aliments pour animaux aux Pays Bas.
Aucune mesure de restriction
aux échanges intra-communautaires de viandes de porcs ou de
volailles n’a été décidée à ce stade.
* Hormones
d’acétate de médroxy-progestérone
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