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Journée
mondiale de la femme
Communication
de Bernard Kouchner
Maternité de Sèvres
8 mars 2002
Rédaction : Dr Françoise
Girard
La journée des femmes
a été pour notre Ministre Bernard Kouchner
l'occasion de rappeller l'égalité
des droits entre hommes et femmes, mais également les
spécificités liées à leur sexe
dans les dommaines de la sexualité, de la contraception,
mais aussi de la grossesse.
Le rapport du Haut Comité fait apparaître que
le premier motif de consultation des femmes entre 15 et 44
ans est la contraception, la première cause d'hospitalisation
dans cette tranche d'âge est la grossesse, l'accouchement
et l'avortement et que leurs revendications principales portent
sur la reconnaissance de la gynécologie médicale
et un droit vrai à la sexualité.
Les résultats de l'assistance
médicale à la procréation sont particulièrement
satisfaisants, avec des procédures perennes, les praticiens
qui la pratiquent sont agréés, ils travaillent
selon des règles de bonnes pratiques, l'assurance maladie
a étendu son champ de prise en charge des tentatives
d'AMP, et les conditions de don ou de conservation des gamètes
vont être notablement élargies.
La prise en charge des femmes
enceintes sera améliorée au travers du plan
périnatalité et de ses décrets complémentaires,
associant une meilleure prise en charge, une meilleure surveillance
des grossesses et reconnaissance des professionnels de santé.
Les concertations des ARH, commissions régionales et
cercles qualité devraient permettre un poin complet
sur le sujet.
Enfin, la loi du 4 juillet
2001 présente les dispositions concernant le droit
à la sexualité et à la maîtrise
de la fécondité. Il est ainsi prévu des
scéances obligatoires d'information et d'éducation
à la sexualité dans les écoles, un accès
aux contraceptifs désormais facilité pour les
mineures et le ralongement du délai légal de
recours à l'IVG de 10 à 12 semaines doit permettre
un accès à l'IVG à 10 000 femmes en détresse.
Ces mesures ont amené à imposer cette mission
de service public à tous les chefs de services, à
supprimer la limitation des IVG dans le privé, à
prendre en compte la spécificité des mineures
et à autoriser, sous contrat avec un établissement
de soins, la pratique de l'IVG au cabinet au stade très
précoce de la grossesse. C'est ainsi que 2,3 M d'euros
seront dédiés à ce projet.
Assurer la parité hommes-femmes
implique donc d'assurer une éducation à la sexualité,
de permettre une maîtrise de la fécondité,
une meilleure sécurité des naissances, de lutter
conte les violences dont sont victimes certaines femmes, mais
aussi de mettre en place les diverses préventions qui
leur permettront de mieux vieillir.
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