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Les mardis
de l'Académie 29 Janvier 2002 14h30
Académie Nationale de médecine
16, rue Bonaparte Paris 6ème
Cancer de la prostate localisé : traitement par prostatectomie
radicale coelioscopique étude de 841 cas
Guy VALLANCIEN Département d'urologie - Institut Montsouris
- Paris Bertrand GUILLONNEAU, Xavier CATHELINEAU, Hervé BAUMERT,
Jean-Dominique DOUBLET
Les auteurs rapportent leur expérience de la prostatectomie
radicale cœlioscopique à partir d'une série de 841 malades
opérés de janvier 1998 à avril 2001. L'abord de la prostate
est transpéritonéal et utilise 5 trocarts. La prostatectomie
est effectuée depuis les vésicules séminales jusqu'à l'apex.
La suture vésico-urétérale est réalisée avec des points séparés
endocorporels. Le temps opératoire moyen a été de 2 heures
30 minutes (1 h 30 à 6 h 30). Le taux de conversion a été
de 0,9 %, le saignement moyen de 330 cc et le taux de transfusion
de 2,6 %. La durée du cathétérisme vésical a été de 4, 6 jours
(2 à 13 jours) et la durée d'hospitalisation de 5, 8 jours.
Les complications sont rares : aucun décès, aucun accident
cardiovasculaire sévère, 1,1 % de plaies rectales, 0, 3 %
de plaies urétérales. Le taux de marges positives a été de
5 % pour les stades pT2a, 22,5 % pour les pT2b, 22,7 % pour
les pT3a, 30 % PT3b. A deux ans 92,5 % des patients de stade
pT2 a et b ont un taux de PSA < 0,1ng/ml. Aucune greffe sur
trocart ou ensemencement péritonéal n'a été observée. Le taux
de sténose de l'anastomose urétérovésicale est de 0,3 %. A
un an la continence complète est acquise chez 89,2 % des malades.
A six mois, lorsqu'une conservation bilatérale des bandelettes
vasculo-nerveuses a été possible, les malades qui avaient
moins de 70 ans et une vie sexuelle normale, retrouvent des
érections dans 75 % des cas. En conclusion, la prostatectomie
radicale par cœlioscopie est une technique fiable sur le plan
du cancer à court et moyen terme. Elle permet de diminuer
le taux de transfusion, celui de la douleur postopératoire,
de réduire le risque de sténose de l'urètre, et d'améliorer
la continence urinaire postopératoire. Elle semble prometteuse
en ce qui concerne la préservation d'une vie sexuelle.
Effet des progestatifs sur l'endomètre humain in vitro
Colette CHARPIN Laboratoire d'Anatomie Pathologique - Faculté
de Médecine Nord Marseille Séverine ILLOUZ, Jean-Philippe
DALES, Marie-Noëlle LAVAUT, Claude ALLASIA, Léon BOUBLI.
Dans l'objectif d'une meilleure évaluation de la prolifération
épithéliale de l'endomètre, nous avons voulu utiliser un modèle
in vitro d'évaluation des effets de traitements hormonaux,
comme d'un " hormonogramme ", afin de mesurer les effets des
stéroïdes sexuels composant les traitements hormonaux substitutifs
de la ménopause et en conséquence de pouvoir prévenir l'apparition
de lésions précancéreuses de l'endomètre. La méthode utilisée
a consisté à tester les effets de différents types de progestatifs
couramment utilisés en thérapeutique, la progestérone, l'acétate
de médroxyprogestérone (MPA), l'acétate de nomégestrol (TX)
et l'acétate de noréthindrone (NOR) sur l'endomètre humain
prolifératif en culture d'explants, en utilisant deux moyens
: la production de prostaglandine F2a (PGF2a) dans les milieux
de culture et l'immunoexpression des récepteurs à l'oestradiol
(RE), des récepteurs à la progestérone (RP) et des antigènes
de prolifération Ki67 sur les tissus. Les résultats ont montré
(a) qu'après culture, des études quantitatives n'ont pu être
réalisées que pour l'évaluation de l'immunoexpression en RE
ou RP mais non pour l'immunoexpression en Ki67. Le marquage
immunohistochimique en Ki67 s'est révélé en effet trop faible
et insuffisant dans l'endomètre non tumoral pour être quantifié
: (b) en ce qui concerne la production de PGF2a, elle est
diminuée par la progestérone, le TX et le MPA dans les deux
types d'endomètre prolifératif, homogène ou hétérogène ; (c)
en ce qui concerne l'immunoexpression des récepteurs, la progestérone
diminue uniquement l'expression des RP dans les endomètres
prolifératifs. L'immunoexpression des RP dans les cellules
stromales est diminuée par tous les progestatifs dans les
explants d'endomètre prolifératif homogène. Le TX diminue
l'expression en RP et RE au sein des glandes et du stroma
des endomètres prolifératifs homogènes et hétérogènes. Le
MPA agit de la même manière que TX sur les endomètres hétérogènes.
En bref, ces résultats montrent que la majorité des effets
observés in vitro par les traitements progestatifs sur l'endomètre
sont des diminutions de production de PGF2 a et des diminutions
d'immunoexpression en RP et/ou RE, bien que les progestatifs
n'aient pas les mêmes effets in vitro sur les différents
types d'endomètre prolifératif (homogène et hétérogène). Cette
étude ouvre la perspective de nouvelles possibilités d'exploration
de l'endomètre humain sur culture d'explants, notamment dans
le cadre de l'étude de l'activité de prolifération endométriale.
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