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La carence
en oxygène durant l'accouchement
Neoventa médical
2 octobre 2001
Une
étude démontre qu'une nouvelle technique de monitorage électronique
foetal identifie plus efficacement l'hypoxie foetale et permet
d'assurer des interventions périnatales plus appropriées.
Une nouvelle étude majeure, publiée dans le Lancet
- le 18 Août 2001, indique que la CTG + analyse ST - nouvelle
méthode de surveillance du foetus au cours de l'accouchement
- permet une meilleure identification des nouveaux-nés présentant
un risque de déficit en oxygène que celle obtenue par cardiotocographie
(CTG) seule. L'étude a fait apparaître une réduction significative
(53 %) du nombre de nouveaux-nés avec une acidose
métabolique (indicateur d'un déficit en oxygène grave) dans
le groupe CTG + analyse ST par rapport au groupe surveillé
par CTG seule. Le nombre d'accouchements nécessitant une intervention
chirurgicale (incluant
césarienne, ventouse ou forceps) pour cause de souffrance
foetale a également été significativement réduit dans le groupe
CTG + analyse ST.
Le professeur Karel Marsál, qui a supervisé les équipes d'étude
dans les hôpitaux universitaires de Malmö, Lund et Göteborg,
en Suède, commente : "à notre connaissance, il s'agit
du premier rapport présentant une
nouvelle technologie de surveillance foetale capable de réduire
à la fois les risques pour les nouveaux-nés d'avoir une hypoxie
foetale au cours de l'accouchement, ainsi que le nombre d'actes
chirurgicaux dus à des souffrances foetales".
L'étude, qui a porté sur 4966 femmes, est la plus grande jamais
réalisée dans ce domaine médical. Le recrutement a porté sur
des femmes pour lesquelles la décision clinique avait déjà
été prise de recourir à une
surveillance du rythme cardiaque foetale au moyen d'un monitorage
interne.
Les femmes ont ensuite été randomisées en deux groupes : surveillance
foetale avec CTG seule ou avec CTG + analyse ST en ligne ,
utilisant le système de surveillance STAN® de Neoventa Medical.
Les femmes des deux
groupes présentaient des antécédents similaires.
Le principal résultat, analysé sur la base d'une intention
de traiter, a fait apparaître 15 cas d'acidose métabolique
dans le groupe CTG foetal + analyse ST et 31 cas dans le groupe
utilisant CTG seule (RR 0.47, 95% CI 0.25-0.86, p = 0.02).
Il y a également eu une réduction significative des accouchements
avec intervention chirurgicale pour cause de souffrance foetale
(RR 0.83, 95% CI 0.69-0.99, p = 0.047). Le nombre d'accouchements
ayant nécessité une intervention chirurgicale pour d'autres
indications n'a pas été différent entre les deux groupes.
Dans les cas répondant aux critères d'admission du protocole
de l'étude (n = 4392), les différences ont été encore plus
marquées : l'acidose métabolique a été réduite de 60 % dans
le groupe CTG + analyse ST (0.6% contre 1.4%, p = 0.01) et
les accouchements avec extraction instrumentale pour cause
de souffrance foetale ont été réduits de 26% (5.9% contre
8.0%, p = 0.009). Celles-ci comprenaient un nombre significativement
faible de naissances par césarienne dans le groupe CTG + analyse
ST (1.9% contre 2.9%, p = 0.04). Aucun des nourrissons du
groupe CTG + analyse ST n'a souffert d'affection du système
nerveux central, contre 6 cas dans le groupe CTG seul.
En France il y a eu environ 778 900 naissances en l'an 2000
et on peut noter une croissance continue du nombre de naissances
par césarienne - 17% en moyenne aujourd'hui.
L'importance de la formation
Lors d'une analyse intermédiaire réalisée auprès de 1600 cas
pendant l'automne 1999, il est clairement apparu que le protocole
de l'étude était assez mal respecté. Cette constatation concernait
aussi bien les cas où
les ECG foetaux auraient dû conduire à une intervention, que
ceux où un ECG foetal confirmait qu'aucune intervention n'était
indiquée. Une formation supplémentaire a donc été mise en
place, au cours de laquelle
des présentations de cas ont été utilisées afin de stimuler
la motivation des quelques 300 sages-femmes et médecins impliqués
dans le travail médical.
Ces mesures se sont traduites par une plus grande amélioration
des résultats, à la fois avec une réduction des cas d'acidose
métabolique et une réduction des interventions chirurgicales
dues à une souffrance foetale dans le groupe CTG + analyse
ST.
En outre, peu de nouveaux-nés nécessitant une admission
en service de soins intensifs néonatals ont été enregistrés
pendant cette période. Ces chiffres démontrent clairement
l'importance de la formation et de
l'expérience pour une utilisation optimale de cette nouvelle
technologie. Le résultat obtenu pendant la dernière phase
de l'étude était identique à celui précédemment conduit, comparant
l'ancienne technologie CTG avec le
nouveau CTG + ST. Cet essai a montré une réduction de 46%
d'intervention chirurgicales pour détresse foetale. Ainsi,
deux grandes expérimentations cliniques sont actuellement
menées, vérifiant la capacité du concept STAN® dans l'amélioration
de soins périnataux.
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le savoir-faire
Si la méthodologie STAN® est appelée à remplacer les procédures
et habitudes établies depuis de longue date, il est essentiel
que ce changement soit fondé sur une compréhension complète
des facteurs physiologiques et cliniques.
Au fil des ans, un groupe de référence, composé d'unités d'obstétriques
issues d'universités européennes a été impliqué dans les essais
cliniques. Avec la réalisation de cet essai randomisé suédois
à grande échelle, Neoventa Medical a mis en place un réseau
de centres (connus comme les "Centres d'excellence")
en vue de partager les expériences et les bonnes pratiques
des utilisateurs, ainsi que de fournir une formation locale,
garantissant par là même une utilisation optimale de la technologie
STAN®.
Le programme a reçu un important soutien de l'UE, la Commission
européenne apportant un financement à hauteur de 1 897 813
écus sur une période de deux ans. Le projet (FECG) a débuté
le 1er avril 2000.
Dix Centres Hospitaliers Universitaires en Gynécologie de
différents pays européens ont déjà pris part : Suède, Danemark,
Finlande, France, Allemagne, Italie, Pays Bas, Norvège et
Grande-Bretagne. En France, le programme est mené à la maternité
de l'hôpital Herriot de Lyon, sous l'égide des Hospices Civils
de Lyon et de l'Université Cl Bernard Lyon I.
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