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Nous pouvons
vaincre le SIDA, la tuberculose et le paludisme déclarent
les institutions les Nations Unies
OMS
Genève/New York, 22 avril 2002
Dans un rapport conjoint, l'ONUSIDA, l'UNICEF et l'Organisation
mondiale de la Santé (OMS) affirment aujourd'hui qu'en déployant
des actions appropriées au moment opportun, on peut prévenir
et soigner le SIDA, la tuberculose et le paludisme.
Les institutions indiquent essentiellement que nombre d'interventions
sont peu coûteuses et que le prix des autres baisse rapidement.
Le plus difficile est d'étendre ces mesures à l'échelle mondiale.
Le rapport est publié au moment où le Fonds mondial de lutte
contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme se réunit à
New York. Il fait le point des progrès accomplis dans la lutte
contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et des problèmes
encore à résoudre. Le rapport s'appuie sur l'expérience de
plusieurs pays.
« Un consensus mondial s'est dégagé face au SIDA, à la tuberculose
et au paludisme, » indique le rapport. « La volonté politique
s'affirme au moment où les données factuelles ont permis d'atteindre
un consensus technique à l'appui d'un ensemble d'instruments
efficaces de lutte contre ces maladies. On a fixé des cibles
et on s'emploie à renforcer les systèmes de surveillance pour
recenser les progrès accomplis et mettre en garde contre les
échecs. »
« Ce sont les enfants qui souffrent le plus, » a déclaré Carol
Bellamy, Directeur général de l'UNICEF. « Nous savons comment
combattre ces trois maladies. Ce qu'il nous faut maintenant
c'est la prise en main des opérations par les autorités et
des ressources pour atteindre tous les enfants. »
« Toutes les mesures propres à réduire la charge de morbidité
des populations les plus démunies doivent être axées sur le
SIDA, la tuberculose et le paludisme, » déclare le Dr Gro
Harlem Brundtland, Directeur général de l'OMS. « Nous savons
que ces mesures, tout en sauvant des millions de vies, favoriseront
aussi le développement économique et aideront à faire reculer
la pauvreté. »
« L’étendue des dégâts provoqués par le VIH/SIDA est terrible
» déclare Peter Piot, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Mais
je crois que même les pays les plus pauvres sont sur le point
de réaliser des progrès substantiels aussi bien sur le plan
des traitements que de programmes de prévention efficaces
et c’est à la communauté internationale de redoubler d’efforts
afin de les soutenir. »
Le rapport, "Coordinates 2002" est le premier bilan complet
qui fait état de l'étendue des trois maladies, de l'aggravation
de leur impact due à leur interaction, et de l'efficacité
des mesures de lutte existantes.
Les points principaux du rapport sont notamment les suivants
:
- la moitié de toutes les nouvelles infections à VIH touchent
des jeunes ;
si le taux de prévalence le plus élevé de l’infection par
le VIH est enregistré en Afrique subsaharienne, les Caraïbes
venant en deuxième position, c’est en Europe orientale et
en Asie centrale que la propagation est la plus rapide ;
- le VIH et la tuberculose constituent une association mortelle
– 15 % des décès de personnes infectées par le VIH sont dus
à la tuberculose et le VIH a entraîné une forte augmentation
du nombre de cas de tuberculose en Afrique au cours des dix
dernières années ;
- 40 % de la population mondiale est exposée au risque de
paludisme et, dans certaines parties de l’Afrique, plus de
80 % des enfants sont infectés par le parasite du paludisme
;
les interventions les plus efficaces contre les trois maladies
associent des mesures préventives et thérapeutiques ;
- les jeunes des pays en développement ont encore des connaissances
nettement insuffisantes concernant le VIH/SIDA et sa transmission
– 30 % au moins des jeunes dans 22 pays faisant l’objet de
l’étude n’avaient jamais entendu parler du SIDA ni de ses
modes de transmission, et jusqu’à 87 % du groupe des 15 à
19 ans ne pensent pas être concernés par le risque de VIH/SIDA
;
- moins de 5 % des personnes ayant besoin d’un traitement
contre le SIDA dans les pays en développement ont accès aux
médicaments nécessaires ;
un cinquième seulement des cas de tuberculose dans le monde
bénéficient d’un traitement de haute qualité, alors que des
pays pionniers comme le Viet Nam et le Pérou ont atteint les
cibles fixées en matière de dépistage et de guérison, ce qui
montre qu’il est possible de les atteindre ;
- dans 28 pays africains, la moitié des antipaludéens actuellement
sur le marché sont inefficaces en raison de problèmes de qualité
ou de pharmacorésistance ;
une estimation prudente de la Commission Macroéconomie et
Santé montre qu’il faudrait au minimum $8,1 milliards de ressources
supplémentaires par an pour réduire la charge des trois maladies,
dans les pays en développement ;
- une majorité des pays durement touchés par le SIDA, la tuberculose
et le paludisme se sont dotés de plans et de programmes qui
requièrent un financement immédiat ;
les ressources actuelles du Fonds mondial de lutte contre
le SIDA, la tuberculose et le paludisme couvrent 11 % du total
des besoins ;
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