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L’OMS reçoit
US $1,5 million pour les essais d'un nouveau traitement antipaludique
OMS, Genève
le 28 ao ût 2002
Le Programme spécial de recherche
et de formation concernant les maladies tropicales (TDR) de
l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a reçu 1,5 million
de dollars US du partenariat Gates contre le paludisme à la
London School of Hygiene and Tropical Medicine pour procéder
aux essais de lancement d’un nouveau traitement antipaludique.
Ces fonds constituent une subvention remise par la Fondation
Gates au centre d’étude du paludisme (Malaria Centre) de l’école
de Londres.
Cette contribution financera
une initiative pour évaluer les avantages du Lapdap (chlorproguanil/dapsone)
en santé publique. Le projet d’évaluation pharmaceutique du
Lapdap à long terme de l’Université de Liverpool a été mis
au point grâce à la collaboration entre le TDR, le Département
du Royaume-Uni pour le Développement international (DFID)
et le laboratoire pharmaceutique, GlaxoSmithKline. Cette collaboration
a eu pour objectif de produire un médicament sûr, efficace
et surtout abordable pour traiter le paludisme en Afrique.
La chloroquine et la sulphadoxine-pyriméthamine
(SP) sont les deux principaux médicaments à faible prix utilisés
pour traiter le paludisme sur tout le continent africain.
Or, leur efficacité a diminué dangereusement, les parasites
devenant de plus en plus résistants, et il faut trouver d’urgence
de nouveaux médicaments.
Le travail sur le Lapdap a
commencé il y a 15 ans, lorsque les chercheurs de l’Université
de Liverpool et du Kenya Medical Research Institute (KEMRI)
ont commencé pour la première fois à penser que l’association
de chlorproguanil et de dapsone était susceptible de devenir
un médicament antipaludique abordable.
Avant de pouvoir envisager
l’utilisation d’un nouveau médicament homologué dans le grand
public, il faut faire des recherches sur son utilisation et
les effets indésirables peu fréquents, les études menées avant
l’homologation étant réalisées sur un nombre de sujets relativement
restreint et de manière contrôlée.
L’OMS recommande que les pays,
où la résistance à la chloroquine et à la sulphadoxine-pyriméthamie
est devenue courante, envisagent d’introduire les associations
à base d’artémisinine. Pour répondre à cette recommandation,
le Lapdap pourrait jouer un rôle important dans ce type d’associations
en Afrique et ce potentiel est étudié dans le cadre d’un projet
parallèle de développement du médicament.
La subvention servira à financer
des recherches sous la direction du TDR pour améliorer la
compréhension des propriétés du Lapdap. Les études proposées,
en plus de rechercher les réactions secondaires rares, évalueront
la facilité d’emploi du médicament et contrôleront le développement
éventuel de résistances. Le programme prend le Lapdap en exemple
mais l’on espère que les enseignements qui pourront en être
tirés seront utilisables pour tout nouveau traitement antipaludique.
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