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Accord
obtenu entre l'Etat, l'Ordre des médecins et l'assurance maladie
sur la permanence des soins
Ministère de l'Emploi
et de la Solidarité
1er mars 2002
Elisabeth GUIGOU, Ministre
de l'Emploi et de la Solidarité, et Bernard KOUCHNER, Ministre
délégué à la Santé, se félicitent de l'accord obtenu entre
l'Etat, l'Ordre des médecins et l'assurance maladie sur la
permanence des soins. Cet accord fait suite à la réunion du
20 février dernier présidée par les ministres.
En apportant une solution claire
et négociée à la question des astreintes, le Protocole
national permet de répondre aux impératifs de santé publique
et aux problèmes posés par la permanence des soins sur tout
le territoire.
Soucieux de garantir l'intérêt
des médecins comme celui des patients dans un système de soins
de qualité organisant les conditions d'une réelle prise en
charge des besoins sanitaires de tous les Français, les signataires
réaffirment un double objectif commun : pérenniser pour
l'ensemble des patients une réponse de proximité la nuit,
les week-ends et jours fériés sur l'ensemble du territoire
autant que permettre la rémunération des médecins généralistes
pour les astreintes effectuées dans le cadre de leurs obligations
déontologiques.
Le Protocole national met en
place les conditions d'une nouvelle organisation de la
permanence des soins qui doit tenir compte à la fois des
besoins de la population mais aussi de l'aspiration légitime
des professionnels de voir réduite la pénibilité de leur activité.
Il rappelle la responsabilité confiée par la loi à l'Ordre
des médecins dans l'organisation de cette permanence. L'objectif
des signataires est de parvenir, dans les meilleurs délais,
à une sectorisation améliorée, efficace et négociée.
Conformément au code de déontologie
médicale, l'Ordre des médecins arrêtera la liste des médecins
participant à la permanence des soins dans chaque département
en tenant compte à chaque fois des situations locales.
Le protocole national définit aussi les conditions de rémunération
de l'astreinte. Cette rémunération pour les médecins désignés
par les Conseils départementaux de l'Ordre se fera dans les
termes de l'accord intervenu entre les médecins généralistes
et les Caisses nationales d'assurance maladie qui en assurent
le paiement.
Le dispositif est complété
par un renforcement de la régulation des appels téléphoniques
en lien avec les Centres 15 à laquelle participeront en
association avec les praticiens hospitaliers, les médecins
libéraux généralistes. Cette participation fera l'objet d'un
financement par les instances conventionnelles. L'Ordre sera
sollicité afin de promouvoir la participation des médecins
libéraux aux actions de régulation. L'Etat pour sa part engagera
une campagne de sensibilisation auprès des usagers sur le
bon usage du Centre 15.
Le Protocole organise le suivi,
l'évaluation et la régionalisation du système proposé. Il
prévoit une mise en œuvre progressive à compter du 1er
mars. Un premier bilan sera dressé au 1er juin pour analyser
les conditions et les moyens nécessaires à la généralisation
de la nouvelle organisation. A terme, la sectorisation sera
susceptible d'évoluer dans un cadre régional après concertation
des instances compétentes.
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