|
Nouveau plan
gouvernemental antidouleur
Insister davantage sur la prise en charge
Bernard Kouchner - Ministère délégué à la santé
17 décembre 2001
Bernard Kouchner présentait aujourd'hui à l'UNESCO, dans le
cadre de la IXème journée sur la douleur de l'enfant, le nouveau
programme de lutte contre la douleur. Ce plan s'inscrit dans
le prolongement du premier plan de 1998. Doté d'un budget
de 73 millions de francs, il met l'accent sur la douleur de
l'enfant, avec notamment la création d'un centre de référence
de la migraine de l'enfant à l'hôpital Armand-Trousseau (Paris).
Le ministre tient également à ce que la douleur soit totalement
intégrée dans notre culture et prise en charge systématiquement,
avec des facilités données aux prescriptions et à l'accès
des antalgiques puissants.
«La douleur n'est pas une fatalité, elle doit être au centre
des préoccupations de tout professionnel de santé». C'est
sur ces mots que le ministre délégué à la santé Bernard Kouchner
a accueilli la presse ce matin avenue de Suffren au siège
de l'UNESCO.
Ce sont ces mêmes mots qui avaient lancé l'ouverture en 1998
du premier plan anti-douleur du ministre, qui veut de cette
façon, continuer les efforts entrepris et réaffirmer sa volonté
de voir changer l'appréciation de la prise en charge de la
douleur dans notre pays.
Si le bilan du premier plan reste positif, il reste des progrès
à faire selon le ministre, notamment dans le domaine de la
formation des professionnels de santé sur «une culture de
la douleur», domaine dans lequel «nous avons du retard sur
certains pays européens ». «Il ne sert à rien de souffrir»,
a dit le ministre, avant d'ajouter qu'aujourd'hui la douleur
«ne devrait plus exister, puisqu'on connaît son origine et
les manières de la combattre».
Le ministre a déploré que les protocoles de prise en charge
de la douleur, même si de nombreux centres spécialisés existent
en France, soient rarement mis en oeuvre.
Le nouveau plan inclus cinq objectifs majeurs : associer les
usagers par une meilleure information, améliorer l'accès de
la personne souffrant de douleurs chroniques à des structures
spécialisées, améliorer la formation des professionnels de
santé, sensibiliser les établissements de santé à une qualité
de la prise en charge de la douleur et renforcer le rôle de
l'infirmier dans la prise en charge de la douleur provoquée.
|