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Polyarthrite
Rhumatoïde en 100 questions
Pharmacia-Pfizer,
Rouen le 7 juin 2002
La polyarthrite rhumatoïde
est une maladie fréquente. En France, elle touche 0,1 à 1%
de la population. Pouvant être diagnostiquée à tout âge, elle
apparaît le plus souvent autour de 40 ans, principalement
chez la femme.
La polyarthrite rhumatoïde est une maladie rhumatismale inflammatoire
qui débute généralement par une atteinte articulaire distale,
bilatérale et symétrique : mains, poignets, pieds. Elle évolue
habituellement par poussées, séparées par des rémissions incomplètes
et parfois prolongées. A la phase d'état, l'atteinte articulaire
peut perturber nombreux gestes de la vie quotidienne.
Le diagnostic précoce
de la polyarthrite rhumatoïde n'est pas toujours facile, car
les signes initiaux peuvent évoquer d'autres maladies. Le
médecin s'aide alors d'examens complémentaires (examens sanguins,
radiographies) : c'est à partir d'un faisceau d'arguments
qu'il pose le diagnostic.
Aujourd'hui, la prise en
charge de la polyarthrite rhumatoïde connaît une véritable
révolution, le traitement médicamenteux (traitement symptomatique,
traitement de fond), n'a plus pour seul objectif de SOULAGER
la douleur, il est aussi de PRéVENIR les atteintes articulaires.
De nouveaux traitements de fond, efficaces sur la symptomatologie
douloureuse (douleur ressentie par les patients) et fonctionnelle
(difficultés à effectuer les gestes de la vie quotidienne),
semblent également pouvoir ralentir, stopper, voire faire
régresser des lésions articulaires (atteinte du cartilage,
dégâts des tendons et des os) qui échappaient, jusqu'à présent,
à toute thérapeutique.
Ils s'intègrent, en fait, dans le cadre d'une prise en charge
multidisciplinaire associant rhumatologues, médecins généralistes,
chirurgiens, infirmières, kinésithérapeutes, ergothérapeutes,
diététiciens et assistante sociales. De nombreux progrès ont
été faits sur la prise en charge des douleurs et de l'inflammation
(anti-inflammatoires mieux tolérés), ainsi que sur les programmes
d'exercices physiques.
Il apparaît très important
de reconnaître les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde
le plut tôt possible et traiter ceux qui ont un risque de
déformations articulaires à un stade précoce. Ceci passe par
une meilleure formation et information du corps médical, mais
également des patients eux-mêmes qui doivent connaître les
symptômes d'alerte et consulter un rhumatologue. L'indication
d'un traitement et son suivi ne sont pas fonction des douleurs
que ressent le patient mais d'un futur handicap potentiel.
Pour atteindre cet objectif (prise continue d'un médicament
alors que le patient ne ressent pas de symptôme), celui-ci
doit être parfaitement éduqué sur sa maladie. Rappelons ici
que la notion d'éducation est un peu différente de celle d'information
puisque l'éducation sous-entend qu'une fois informé, le patient
va modifier son attitude par rapport à la maladie (ici, par
exemple, bien suivre son traitement même en l'absence de symptômes).
Ainsi, il a paru tout à fait
logique à toute l'équipe de l'Institut de Rhumatologie de
l'Hôpital Cochin de mettre à jour le manuel d'information
sur la polyarthrite rhumatoïde et de proposer maintenant cette
deuxième édition de
la " Polyarthrite rhumatoïde en 100 questions " qui, nous
l'espérons, devrait permettre aux patients et aux soignants
de mieux prendre en charge cette maladie chronique.
La " Polyarthrite rhumatoïde
en 100 questions " sera mise à la disposition des patients
par l'intermédiaire de leur médecin ou des associations de
malades qui en feront la demande auprès des laboratoires Pharmacia-Pfizer.
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