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Propositions
en vue d'améliorer la répartition des professionnels de santé
sur le territoire : rapport de M. Charles Descours remis au
Ministre
Ministère de la Santé
Paris, le 11 juin 2003
Le Ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées,
Jean-François Mattei, a reçu ce jour le rapport de propositions
sur les mesures de nature à favoriser l'installation ou le
maintien de professionnels de santé dans des zones peu attractives,
dont il avait chargé le 5 mars dernier M.Charles Descours,
sénateur honoraire.
Ce rapport fait suite à celui remis par le doyen Berland sur
les perspectives démographiques des professions de santé.
Il apparaît que les raisons d'une désaffection de certains
territoires sont variés et non exclusivement liées à la rémunération
: les organismes et les professionnels auditionnés par le
sénateur Descours ont mis en évidence la prévalence, dans
le choix du lieu d'installation, des conditions d'exercice,
notamment le refus d'un exercice isolé et éloigné des centres
urbains et la recherche d'un accès aisé à l'ensemble des services
offerts par notre société, tels que les services publics ou
les prestations commerciales.
Le rapport du sénateur Descours propose une panoplie de mesures
incitatives adaptées à la diversité des situations locales,
de préférence à des mesures coercitives.
Certaines de ces propositions sont de nature conventionnelle,
comme la modularité de la prise en charge des avantages sociaux
des médecins, ou celle de la tarification des actes, en fonction
du lieu d'installation. D'autres sont de nature plus particulièrement
fiscales (exonération de taxe professionnelle, exonérations
partielles de bénéfices non commerciaux…). D'autres encore
peuvent prendre la forme d'aides pratiques ou financières
à l'installation par les collectivités territoriales directement
intéressées.
Enfin, le rapport préconise l'encouragement des stages dans
des zones déficitaires, y compris grâce à des dispositifs
d'engagements d'exercice à durée déterminée en contrepartie
d'une aide financière au cours des études, le développement
de cabinets pluriprofessionnels et l'élaboration d'un statut
du collaborateur salarié.
L'ensemble de ces propositions, denses et variées, devra être
exploré avec attention. D'ores et déjà, des instructions vont
être données aux DRASS pour que les comités régionaux de l'observatoire
national de la démographie des professions de santé prochainement
installés élaborent une cartographie précise des zones qui
pourraient justifier une action spécifique.
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