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La politique
de santé Outre-mer
Ministère Délégué à la
Santé et Secrétariat à l'outre-mer
Paris, le 19 avril 2002
En mars 2001, le Ministre délégué à la Santé et le Secrétaire
d'Etat à l'Outre-mer avaient annoncé qu'ils porteraient une
attention toute particulière aux modalités d'accès à la prévention
ainsi qu'à l'organisation des soins dans les départements
et territoires d'Outre-mer. Bemard KOUCHNER et Christian PAUL
rendent public ce jour un document retraçant les mesures réalisées
et les projets engagés conformément aux deux grands axes de
leur politique dans ce domaine : la prise en compte des spécificités
de santé publique et la nécessaire mise à niveau de l'offre
de soins.
Au titre de la santé publique, les principales de ces actions
concernent :
La lutte contre les infections spécifiques et notamment les
maladies infectieuses et tropicales.
.La création en 2002 d'une cellule interrégionale d'épidémiologie
d'intervention (CIRE) compétente pour la Réunion et Mayotte
;
.La mise en place en 2002 de trois nouveaux centres de référence
de la drépanocytose en Guyane, à la Réunion et à Mayotte ;
.Le renforcement déjà engagé de la lutte contre le paludisme
et la dengue basé notamment sur la lutte anti-vectorielle,...
La prise en compte des problèmes d'environnement et de santé.
.Le lancement dès 2001 et la poursuite d'une campagne de communication
afin de sensibiliser la population guyanaise aux risques d'intoxication
au mercure et l'amener à adapter leurs comportements alimentaires
;
.Le lancement d'un programme d'études 2002-2004 de l'Institut
national de veille sanitaire (InVS) et de l'Agence française
de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) pour mieux évaluer
les risques et niveaux d'exposition des populations aux pesticides
par les apports alimentaires dans les DOM ;
.Le soutien financier en 2002 aux autorités locales de Nouvelle-Calédonie
(700 000 euros) pour un programme de démolition/reconstruction
d'environ 500 maisons recouvertes d'un enduit composé de trémolite
(fibre d'amiante).
La lutte contre les pathologies à prévalence élevée, qui se
rencontrent également en métropole mais sont plus fréquentes
Outre.mer.
.Concernant les maladies métaboliques et cardiovasculaires,
les actions d'information et d'éducation nutritionnelle du
Programme National Nutrition Santé 2001-2005 sont en cours
de mise en oeuvre adaptée aux spécificités des outre-mers.
Des programmes régionalisés de prévention permettent déjà
d'adapter les programmes nationaux d'actions, de prévention
et de prise en charge du diabète, des maladies cardio-vasculaires
et de l'insuffisance rénale .
v .En matière d'addiction, un effort particulier sera fait
contre l'alcoolisme. La stratégie d'action « alcool » rendue
publique par le ministère délégué à la santé en septembre
2001 sera déclinée et adaptée.
* Les crédits de prévention de l'infection par le VIH ont
été renforcés (+10% en Guyane et 7.5% en Guadeloupe pour 2002)
et une campagne de communication en trois vagues dans les
départements français d'Amérique sera menée en 2002.
La nécessaire mise à niveau de l'offre de soins a notamment
donné lieu aux mesures suivantes :
.Afin de rétablir ou assainir la situation financière des
établissements hospitaliers des Dom et favoriser leur développement,
l'important effort financier de rattrapage engagé depuis plusieurs
années, au travers de l'ONDAM (dotations hospitalières), mais
aussi des différents fonds, comme le FIMHO ou le FMES, et
des CPER, sera maintenu dans les années à venir.
.Différentes mesures ont été décidées afin d'accélérer la
modernisation du système de santé dans les collectivités et
territoires d'outre-mer avec en particulier la création d'un
régime d'assurance maladie-maternité à Mayotte, l'augmentation
et le passage en dotation globale du financement de I'hôpital
de Saint-Pierre et Miquelon, la mise en place d'une agence
de santé à Wallis et Futuna.
.Dès 2002 une meilleure intégration des politiques de prévention
et de soins est recherchée en Guyane et à Mayotte.
.Les projets de télémédecine qui facilitent l'aide au diagnostic
et améliorent la prise en charge de patients résidant dans
des zones isolées sont soutenus. La formation à distance,
grâce aux NTIC, rendra possible la formation d'étudiants en
médecine en Nouvelle Calédonie dès 2002 et le développement
de la formation permanente des généralistes.
Enfin, afin de mieux planifier les actions du Ministre de
la Santé, en lien avec celui de l'Outre-mer, est créée une
cellule inter-directions Direction générale de la Santé /
Direction de l'Hospitalisation et de l'Organisation des Soins
/ Direction des Affaires Economiques Sociales et Culturelles
"Santé Outre-mer" dont l'existence paraît indispensable pour
mieux coordonner les actions de santé dans les outre.mers
français en partenariat avec les autorités de santé locales.
Le Dr Olivier BOUCHAUD s'est vu confier par le Ministre délégué
à la Santé une mission d'expertise sur la santé en Outre-mer.
Il doit remettre un rapport avec des propositions au deuxième
semestre de l'année 2002.
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