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Démographie
médicale : Double langage ?
Syndicat National des Jeunes
Médecins Généralistes,
6 mars 2002
Le SNJMG se félicite de la
publication ce jour au Journal Officiel du décret portant
création de l'Observatoire de la démographie des professions
de santé et de l'évolution de leurs métiers. Selon ce
décret, l' observatoire sera notamment chargé de "rassembler,
d'expertiser et de tirer les enseignements des connaissances
relatives à la démographie des professionnels de santé, aux
contenus de leurs métiers et à leurs évolutions".
Le SNJMG qui a été la première
organisation (professionnelle ou institutionnelle) à demander
la création d'une telle structure voit dans son avènement
le premier acte concret de la prise en compte de ce problème
de santé publique.
De même, le SNJMG se réjouit
de la nécessité avouée par Mr Bernard Kouchner, Ministre délégué
à la Santé, de porter à 6.000 étudiants le numerus clausus
en deuxième année de médecine.
Toutefois, le Bureau National
du SNJMG remarque qu'à ce jour, aucune décision n'est prise
et aucun calendrier avancé concernant ce relèvement du numerus
clausus.
Cette ambiguïté est encore
plus grande au sujet de la liberté d'installation. A l'issue
du "Ségur de la démographie" qui s'est tenu hier, Mr Kouchner
a une nouvelle fois répété qu' il est "hors de question d'imposer
des mesures coercitives". Pourtant, les membres du SNJMG qui
participaient à cette journée, ont bien entendu des représentants
ministériels envisager des remises en cause de la liberté
d'installation par par une régulation et une diminution du
choix de l'installation au niveau régionale.
Par ailleurs, le SNJMG rappelle
que la réforme de la permanence des soins est un préalable
indispensable à la réflexion sur l'installation. Or, l'accord
du premier mars 2002 sur la permanence des soins n'est pas
de nature à résoudre les problèmes de démographie médicale.
Aussi, le Bureau National du
SNJMG demande une clarification de la politique du gouvernement
en matière d'installation et de permanence des soins et reste,
plus que jamais, mobilisé pour une évolution des conditions
d'exercice respectant tout à la fois les aspirations des jeunes
généralistes et les objectifs de santé publique.
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