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Les jeunes
généralistes vigilants sur l'avenir de leur profession
Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes
Paris, le 13 février 2002
La réunion du 11 Février 2002 organisée à l'initiative de
la DHOS sous la présidence de Madame la Ministre Elisabeth
Guigou et de Monsieur le Ministre Bernard Kouchner et rassemblant
des délégations des syndicats de généralistes séniors réprésentatifs
( MG-France et UNOF-CSMF), de deux membres des coordinations
de généralistes, de 2 membres du SNJMG et des représentants
du Conseil National de l'Ordre des Médecins
a permis aux représentants du SNJMG d'exprimer leur inquiétudes
sur les obligations auxquelles seraient soumis les professionnels
qui bénéficieront des aides à l'installation ( article 39
de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2002).
Ainsi, le SNJMG s'oppose :
- à toute obligation de rester sur la zone d'installation
pendant une période supérieure à 3 ans.
- à toute obligation de participation à des actions de permanence
des soins. à toute obligation de regroupement de professionnels.
Si le SNJMG est favorable à une incitation au travail en groupe
et/ou en réseau car il pense que celui-ci est mieux adapté
à la médecine du 21ème siècle (rupture de l'isolement, sécurité,
partage des connaissances), il ne peut que s'inquiéter des
effets pervers d'une prime qui obligerait un jeune médecin
de « faire affaire » avec les médecins de la région. De même
si le SNJMG est favorable à une incitation à la participation
à la permanence des soins, il estime qu'il faut en premier
lieu trouver des solutions concrètes à ce problème avant de
vouloir résoudre les problème de démographie : le règlement
de la question des gardes et urgences doit être un préalable
et non un sous dossier des aides pérennes à l'installation.
Aussi, Le SNJMG demande :
Une politique de prise en charge globale et cohérente des
urgences :
- Reconnaissance du caractère de mission publique de la prise
en charge des urgences à laquelle participe la garde "ambulatoire"
- Organisation d'un premier recours non hospitalier
- création d'un centre "ambulatoire" d'accueil et de réception
des appels avec interconnexion efficace de ce service avec
les centres 18 et 15.
- intégration de ce centre dans une structure de garde dédiée
(associations et/ou maisons médicales de garde) fonctionnant
comme un cabinet (virtuel ou réel) traditionnel mais dont
le financement (murs, véhicules, secrétariat, matériel) est
public.
- incitations pour les généralistes : révision de la nomenclature,
forfait conséquent pour l'astreinte de prise de garde se rajoutant
à la rémunération de chaque acte effectué en garde, assurant
le dédommagement de l'astreinte et offrant la possibilité
d'un repos de sécurité, encadrement des gardes selon les mêmes
principes qu'à l'hôpital
NB : Sans la mise en place de ces mesures, le SNJMG demande
l'abrogation de l'article 77
- Une éducation des patients sur le bon usage des services
de garde
- Amélioration de l'efficience des services hospitaliers d'urgences
- Détermination pour chaque service les moyens adéquats en
matériel et personnel
- Amélioration des conditions de travail des personnels des
services d'urgences (35 heures pour les personnels non médicaux
et repos de sécurité + limitation du temps de travail hebdomadaire
à 48 heures pour TOUS les personnels médicaux, internes et
résidents inclus)
- Acceptation d'une véritable place des généralistes dans
les services d'urgences et dans la régulation.
Enfin, l'aide à l'installation "minimale" doit être suffisamment
attractive pour inciter véritablement des professionnels de
santé à s'installer. Les aides à l'installation doivent aussi
s'accompagner d'une action importante pour améliorer la démographie
médicale. Le SNJMG réaffirme son opposition aux mesures coercitives
à l'installation des jeunes médecins.
Contact Presse :
Mathias HUITOREL 06 88 96 83 23 7 Bis, Rue Decrès, 75014 PARIS
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