Les résidents rejoignent le mouvement ! Le malaise est profond !

SNJMG
Paris le 17 janvier 2002

A l'issue du mouvement de grève intersyndicale des mois de novembre et décembre 2001, le gouvernement n'a pas entendu les revendications statutaires des internes et résidents. Le travail hebdomadaire des internes atteint allègrement les 55 heures, hors gardes et présences de week-end.

Dans son protocole d'accord, qui n'a été signé que par 2 organisations syndicales sur 4, il n'est fait aucune proposition concernant un éventuel échéancier dans le but de réduire ce temps de travail. Or, le gouvernement accorde à l'ensemble des médecins hospitaliers le bénéfice d'une réduction du temps de travail à 48 heures hebdomadaires, conformément aux directives européennes, depuis le 1er janvier 2002.

Pourtant, le préambule du protocole d'accord signé par Mme Aubry en mai 2000 stipule : " les internes et résidents sont des praticiens en formation, dont la place à l'hôpital est essentielle. Les signataires du présent relevé de décisions soulignent la nécessité d'améliorer les conditions de vie au travail et la rémunération des internes et résidents, dont le rôle excède largement celui d'étudiant ".

Plus grave encore, un doute plane sur la mise en application du repos de sécurité, seule avancée concédée par le gouvernement.
En effet, le repos de sécurité est défini dans le protocole d'accord du 19 décembre 2001 comme une interruption d'activité HOSPITALIERE, modification de dernière minute apportée à la demande des syndicats signataires. Cette définition ne tient pas compte de la diversité des activités des résidents/internes en médecine générale. Ces derniers peuvent en effet combiner une activité non hospitalière (chez des généralistes) à leur activité hospitalière, soulevant ainsi des problèmes médico-légaux, et les excluant de fait du champ d'application du repos de sécurité pour leurs activités non hospitalières.

Le SNJMG demande donc au gouvernement de modifier le projet d'arrêté concernant le repos de sécurité pour supprimer toute ambiguïté, et de revenir à la définition que le gouvernement avait lui-même proposée, inspirée du décret s'appliquant aux Praticiens Hospitaliers: le repos de sécurité comme une interruption de toute activité clinique en contact avec le malade (" temps (…) non décompté dans les obligations de service hospitalières et universitaires "). Cette définition trouve son application, que le malade soit à l'hôpital ou dans un cabinet de médecine générale.

En signe de protestation, le SNJMG appelle les résidents/internes en médecine générale à s'associer à la journée " santé morte " initiée par leurs confrères libéraux, en cessant le travail le 23 janvier 2002.

Contact Presse :
Olivier Gattolliat
06 03 34 70 80
Mathias Huitorel
06 88 96 83 23

Le journal de la grève, les propositions gouvernementales ainsi que le protocole d'accord final sont consultables sur : www.snjmg.org

 
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