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Les
jeunes généralistes interviennent sur les questions d'installation
et de permanence de soins
SNJMG
Paris, le 25 février 2002
Le SNJMG est satisfait d'avoir été invité par les ministères
pour représenter les jeunes généralistes lors des discussions
sur l'évolution du système de santé. Toutefois, le SNJMG s'inquiète
de ne pas avoir vu aborder, lors de la réunion du 20 février,
la problématique des aides à l'installations. En effet, le
11 février, les représentants du SNJMG avaient exposé leur
profonde inquiétude quant aux obligations opposables pour
bénéficier des aides à l'installation et leurs réserves sur
certaines modalités de la permanence des soins.
Très surpris de ne pas avoir vu repris la réflexion sur l'installation
des médecins, ils demandent une nouvelle discussion sur le
sujet avant publication du décret relatif à l'article 39 de
la loi de modernisation sociale. Ils comptent aussi rappeler
leur position lors de la journée sur la démographie médicale
le 4 mars 2002 car ces deux problématiques sont liées.
Ainsi, dans le cadre de l’attribution de ces aides à l¹installation,
le SNJMG rappelle son opposition :
- à toute obligation de rester sur la zone d'installation
pendant une période supérieure à 3 ans.
- à toute obligation de participation à des actions de permanence
des soins.
Le SNJMG est favorable à une incitation au travail en groupe
et n'est pas opposé à une pondération de l'aide en ce sens
(majoration de l¹aide de 1/3 à 1/4). L¹aide à l'installation
"minimale" doit être suffisamment attractive pour inciter
véritablement les professionnels de santé à s'installer dans
les régions sous médicalisés. Ces aides à l’installation doivent
pouvoir aussi être perçues par de jeunes médecins qui souhaitent
s’installer individuellement, car leur installation participe
aussi à la l’augmentation quantitative de l’offre de soins
en zone de faible densité médicale, et ne préjuge pas de leur
implication dans des réseaux de soins déjà existants.
Compte-tenu du contexte démographique médical, il importe
que les mesures incitatives à l’installation se voient couronnées
de succès. Dans ce but, elles ne doivent pas comporter de
contre-parties qui s’avèreraient dissuasives pour les jeunes
médecins qu’elles concernent.
De même, la réforme sur la permanence des soins, mission de
service public, doit offrir à l¹ensemble des médecins des
conditions de travail et de rémunération justes, afin de garantir
à ces derniers et à l’ensemble des patients des soins de qualité
et dispensés en toute sécurité. En l’absence de réforme d¹envergure,
ces conditions de travail et le poids médico-légal que la
permanence des soins fait peser sur les épaules d¹un nombre
de médecins décroissant, risque lui aussi de décourager les
vocations. Aussi, le SNJMG pose la question de l'abrogation
de l¹article 77 du code de déontologie.
Il importe ainsi de fixer une période d'expérimentation suffisamment
longue pour qu’il puisse être fait un bilan cohérent de leur
impact en terme de repeuplement des zones sous-médicalisées.
Le SNJMG demande également au gouvernement d’examiner toute
mesure fiscale, allègement, exonération ou « lissage » des
charges sociales permettant une installation facilitée mais
également l’embauche de personnel ou l’investissement dans
l’achat de locaux ou de matériel, permettant de constituer
de véritables « zones franches sanitaires ».
Pour améliorer la problématique de la démographie médicale
, le SNJMG demande, en plus des mesures incitatives à l'installation
des médecins dans les régions sous médicalisés : - la création
d'un observatoire de la démographie médicale, organisme indépendant
rassemblant toutes les parties concernées. Il serait chargé
de produire chaque année un rapport sur l'état de la démographie
médicale et les tendances évolutives. Ce rapport, à l'instar
des rapports du haut comité de la santé publique et de la
conférence nationale de santé, serait adressé au Parlement
qui fixerait le numerus clausus (nous militons pour un relèvement
progressif) et le ratio entre futurs généralistes et futurs
spécialistes (nous militons pour un ratio de 2/3 - 1/3 ).
- le remplacement de l'actuel concours de spécialités par
une épreuve classante nationale, d'organisation décentralisée,
commune (Médecine Générale et Spécialisée confondues) permettant
d'établir des quotas par filière ou par groupe de spécialités
en fonction des besoins de santé publique de la population.
- l'augmentation de la proportion de stages chez le praticien
en milieu rural et de stages d'externat et d'internat dans
les structures hospitalières périphériques, dans le respect
du statut des internes et résidents.
Le SNJMG réaffirme son opposition aux mesures coercitives
à l'installation des jeunes médecins et aux projets de remplacements
obligatoires , qui sont de nature a décourager les nouvelles
vocations.
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