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Activité
de soins du premier semestre 2002 : les constats faits légitiment
la démarche contractuelle pour infléchir les comportements
Cnam, le 18
septembre 2002
L'Assurance Maladie dispose
aujourd'hui de données retraçant avec précision les dépenses
relatives aux soins dispensés au cours du premier semestre
2002.
Ces données sont complétées
par une étude portant plus spécifiquement sur les populations
prises en charge à 100 % au titre d'une affection de longue
durée, sur le profil d'activité des médecins gros prescripteurs
et sur les médicaments génériques.
Ces éléments dessinent les
voies qui doivent être empruntées pour parvenir à une régulation
des dépenses de santé.
Sans ambiguïté, les honoraires
des médecins, et des généralistes en particulier, ont connu
au cours de ce premier semestre une évolution très en deçà
du rythme d'évolution de leurs prescriptions. L'action sur
le système de soins passe donc par une action sur les comportements
et les pratiques : tel est bien l'objectif poursuivi tant
par l'accord conclu en juin dernier pour les généralistes
que par ceux qui sont en cours de discussion et qui doivent
trouver place dans chacune des conventions nationales avec
les professions de santé : accords de bon usage des soins
et accords de bonne pratique.
La reconnaissance des personnes
atteintes d'une affection de longue durée qui peuvent à ce
titre bénéficier d'une prise en charge à 100 % par l'assurance
maladie obligatoire s'est améliorée. Ces pathologies faisaient
jusqu'alors l'objet d'une sous-déclaration qui a été corrigée
après l'introduction, dans les accords avec les médecins,
de dispositions spécifiques pour cette catégorie de patients.
L'assurance maladie a donc, depuis deux ans, amélioré le taux
moyen de prise en charge des soins, maîtrisant d'autant la
part des dépenses supportées par la population ou par les
régimes complémentaires. Le constat concomitant d'un rythme
particulièrement important de l'augmentation de la dépense
de soins de ces populations nécessite un développement des
démarches de bon usage des soins inscrites dans l'accord du
5 juin qui prévoit notamment la conclusion d'un accord sur
la polymédication des personnes âgées.
Enfin, le défi que se sont
lancé les signataires de l'accord du 5 juin 2002 peut être
relevé : les premières données disponibles sur la diffusion
croissante des médicaments génériques constituent des signes
encourageants. Cette tendance doit se poursuivre et les caisses
veilleront à proposer aux médecins les mesures d'information
et d'accompagnement nécessaires pour tenir l'objectif que
les signataires se sont assigné.
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