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L'accueil
en urgence dans les établissements, de santé des personnes
victimes de violences ainsi que de toutes personnes en situation
de détresse psychologique.
Ministère de l’Emploi
et de la Solidarité, Ministère de la Justice, Ministère
délégué à la Santé,
Paris, 24 octobre 2001
L'hôpital est le lieu d'accueil
privilégié pour toutes les personnes en situation de souffrance.
Pour mieux répondre aux besoins de ces personnes, élisabeth
Guigou, Ministre de l'Emploi et de la Solidarité, et Bernard
Kouchner, Ministre délégué à la Santé, ont décidé d'affecter
des moyens budgétaires nouveaux permettant de recruter 100
psychologues qui viendront renforcer les services d'accueil
d’urgence des hôpitaux publics dès 2001.
élisabeth Guigou et Bernard
Kouchner ont signé, le lundi 22 octobre, une circulaire relative
à l'accueil en urgence dans les établissements de santé des
personnes victimes de violences -ainsi que toutes personnes
en situation de détresse psychologique, avec Marylise Lebranchu,
Garde des Sceaux. Car celle-ci préside le Conseil National
de l'aide aux victimes, qui a pour préoccupation constante
l'amélioration de la prise en charge des victimes d'infraction
pénale.
Les psychologues affectés aux
services d'accueil d’urgence apporteront aide et soutien à
toutes les personnes victimes de violences, et plus largement,
aux patients et familles en situation de détresse. Ils mettront
en place les liens indispensables avec les secteurs de psychiatrie
et de pédo-psychiatrie, avec les services publics de protection
de l'enfance et les associations d'aide aux victimes. Pour
l'ensemble de ces partenaires, il s'agit d’assurer, chaque
fois que ce sera nécessaire, l'accueil d'urgence et le suivi
dans le temps incluant la prise en charge psychologique.
La qualité de la prise en charge
des victimes sera améliorée dans le cadre de la constitution
des réseaux de santé. En effet, le projet de loi du Gouvernement
relatif aux droits des malades et à la qualité du système
de santé actuellement en discussion devant le Parlement, prévoit
l'intervention de psychologues rémunérés par forfait pour
la prise en charge des mineurs victimes d'abus sexuels.
Pour les victimes d'infraction
pénale, il est primordial d'assurer une prise en charge médicale
dans l'urgence tout en préservant les preuves nécessaires
à l'enquête et surtout en évitant de multiples examens traumatisant
pour chacune d'entre elles. Ainsi, des conventions Santé-Justice
seront signées localement sur l'organisation coordonnée de
l'accueil d'urgence de toutes les victimes de violence.
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