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Information sur
les vaccins Hexavalents : Hexavac® et InfanrixHexa®
Afssaps
9 décembre 2003
Le 28 avril 2003, l’Agence française de sécurité sanitaire des
produits de santé (Afssaps) avait fait part des conclusions de
l’agence européenne (EMEA) et de son Comité des Spécialités Pharmaceutiques
(CSP) sur la réévaluation de la sécurité d’emploi des vaccins
hexavalents InfanrixHexa® (GSK), Hexavac® (Aventis Pasteur MSD),
autorisés depuis 2000 selon une procédure européenne et commercialisés
dans la majorité des pays européens. La réévaluation faisait suite
au signalement de plusieurs cas de décès survenus chez des nourrissons,
en Allemagne, au décours d’une vaccination hexavalente. Le CSP
concluait que le rapport bénéfice/risque de ces vaccins demeurait
inchangé, mais continuait l’évaluation et réexaminait toutes les
données toxicologiques, pharmaceutiques et de pharmacovigilance
relatives à ces 2 vaccins. En terme de qualité pharmaceutique,
il n’a pas été mis en évidence de problème particulier, notamment
de différence entre les deux vaccins hexavalents pouvant expliquer
un potentiel plus allergisant ou cytotoxique d’Hexavac® par rapport
à InfanrixHexa®.
Une analyse exhaustive, portant sur une période de 3 ans, de l’ensemble
des cas rapportés de mort subite, a plus particulièrement identifié
la survenue de 4 cas de décès (3 en Allemagne, 1 en Autriche)
dans les 48 heures suivant la vaccination (Hexavac®) chez des
enfants âgés de plus de 1 an.
Ce signal a été confirmé par une étude cas attendus-cas observés,
réalisée en Allemagne, qui a montré que le nombre de décès inexpliqué
au décours de la 2ème année de vie et dans les 48 heures suivant
l’administration du vaccin hexavalent (Hexavac®) était supérieur
au nombre de cas attendu. Cependant, il a été considéré qu’en
raison du très faible nombre de cas recensés (3 cas en Allemagne
sur une cohorte de 700 000 enfants ayant reçu une dose de rappel
sur une période d’analyse de novembre 2000 à juin 2003), et de
certaines limites méthodologiques, en particulier dans l’estimation
de la couverture vaccinale et du nombre de cas attendus, cette
analyse ne permettait pas d’établir une quelconque relation de
cause à effet.
Au cours de sa réunion de novembre, le CSP et l’ensemble des Etats
membres ont estimé cependant nécessaire de mettre en place d’autres
études pour explorer l’existence ou non d’un risque de mort subite
liée à la vaccination hexavalente. Ils ont conclu qu’en l’état
actuel des connaissances, aucune modification des conditions actuelles
d’utilisation de ces vaccins n’était justifiée et que la balance
bénéfice/risque de ces vaccins combinés, utilisés pour protéger
contre six maladies infectieuses graves (diphtérie, tétanos, poliomyélite,
coqueluche, hépatite B, infections invasives à Haemophilus influenzae)
demeurait favorable.
A ce jour les protocoles d’étude (Allemagne, Italie) sont en cours
de finalisation. Ces études devraient débuter en janvier 2004.
En France, aucun cas de décès n’a été recensé depuis la mise à
disposition de ce vaccin en France. Les vaccins hexavalents ne
sont actuellement distribués que dans certaines collectivités.
Depuis leur mise sur le marché et jusqu’à fin septembre 2003,
environ 150 000 doses ont été délivrées en France sur un total
d’environ 9 millions de doses injectées dans le monde dont 60%
en Allemagne.
L’Afssaps demeure attentive à toute nouvelle information et rappelle
que conformément à la réglementation en vigueur tout effet indésirable
grave ou nouveau survenant avec un vaccin doit être déclaré par
les professionnels de santé aux Centres Régionaux de Pharmacovigilance.
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