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L'Assurance
Maladie s'engage aux côtés des médecins
en terme d'antibiothérapie
Paris le 14 mai 2002
Rédaction : Dr Françoise
Girard
La campagne " Mieux utiliser
les antibiotiques, c'est préserver leur efficacité " est
une campagne dédiée à cet enjeu de santé publique avec comme
objectif de contribuer à faire évoluer les perceptions et
les comportements pour limiter la consommation d'antibiotiques
aux seules affections d'origine bactérienne.
Il convient donc d'informer correctement le public mais également
les professionnels de santé.
C'est la raison d'un programme échelonné sur 2 ans, en deux
phases :
- une phase de consultation des médecins et de leurs instances
représentatives pour recueillir leurs attentes et les
impliquer dans l'identification de solutions pratiques,
- mais aussi, une campagne de communication auprès du grand
public pour favoriser cette prise de conscience.
L'étude nationale sur la perception des antibiotiques (Regards
croisés patients/médecins) a mêlé les points de vue de 1000
patients et de 500 médecins avec des questions concernant
à la fois les patients de type :
- vous arrive-t-il de prendre, de vous-même, un médicament
non prescrit ?
- êtes-vous rassuré par la prescription d'antibiotiques ?
- avez-vous entendu parler de résistances aux antibiotiques
?
Mais également de questions pour les praticiens :
- quelles sont les pathologies pour lesquelles les patients
sont demandeurs d'antibiotiques ?
- la réaction à la non prescription et la confrontation au
phénomène de résistance.
Une dizaine de tables rondes ont été initiées pour
impliquer les médecins dans l'identification de solutions
concrètes avec des débats autour de " cas patients " et de
la recherche de solutions concrètes.
Ces tables rondes seront animées par des médecins généralistes,
membres de la Société Française de Médecine Générale.
Enfin, des courriers avec interrogation permettront aux médecins
généralistes de faire part de leurs questions et de leurs
suggestions .
Le collectif sera publié en septembre à l'attention des généralistes,
des pédiatres et des ORL.
La campagne grand public,
quant à elle, va débuter début septembre 2002 avec des
spots télévisés et des outils de sensibilisation destinés
aux patients.
Par ailleurs, la généralisation d'un test de diagnostic
rapide de l'angine a fait ses preuves à l'initiative de
l'URCAM Bourgogne. Avec une diffusion gratuite dès septembre
2002, qui concernera 2 à 8 millions de tests sur 3 ans avec
des formations spécifiques de septembre à octobre 2002 et
un budget de mise en place et de maintien de 12 Millions d'Euros.
Il apparaît qu'au travers de l'expérimentation URCAM Bourgogne,
6 à 8 millions de prescriptions d'antibiotiques pourraient
être évitées et un accord entre l'Assurance Maladie et la
Fédération Française des Médecins Généralistes MG France sur
les bons usages des soins et l'amélioration de la qualité
de la prise en charge de l'angine prévoit la mise en œuvre
d'actions de formation des médecins à l'utilisation du test,
financées par les organismes de Tutelles, mais aussi d'un
dispositif de suivi permettant de mesurer la participation
des médecins aux formations et de suivre l'utilisation des
tests et des compétences.
Il est impératif d'identifier les mésusages.
L'usage des antibiotiques
est trop important, la France faisant partie des pays les
plus forts consommateurs d'antibiotiques, avec souvent un
choix thérapeutique d'antibiotique inapproprié entre 20 et
50 % des cas.
Le bon usage des antibiotiques est néanmoins possible. C'est
avant tout l'acte thérapeutique qui permettra d'aboutir à
la guérison du malade. Il est important de diffuser des recommandations
sur les modalités optimales d'utilisation des antibiotiques
avec des propositions du Plan National d'Actions pour la Maîtrise
des Résistances, un Plan National pour préserver l'efficacité
des antibiotiques, les Recommandations de Bonnes Pratiques
de la l'AFSSAPS, et des conférences de consensus des sociétés
savantes - www.infectiologie.com.
Au moment où les droits des malades sont reconnus, leur responsabilité
dans l'observance des prescriptions et la demande d'une antibiothérapie
doivent être réaffirmées. Les personnels de santé, les malades
et le grand public doivent par ailleurs être informés sur
les situations nécessitant une antibiothérapie et sur la justification
du non recours aux antibiotiques dans les situations inadaptées.
Il est vrai qu'en France, nous sommes face à un statut particulier.
L'antibiotique est une " molécule prodige ", son recours,
un réflexe dans lequel interfère de multiples facteurs que
sont la facilité d'accès aux soins, la culture de l'oralité
et au sein de la relation particulière Médecin/Patient, le
fait qu'il y a moins de temps, plus de médicaments, la nécessité
de garantir un risque zéro, la pression du malade, la concurrence
médicale, l'observance.
Peut-être serait-il intéressant d'observer les solutions de
nos voisins européens de manière à évoluer dans le bon sens......
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Pour en savoir plus :
La résistance aux
antibiotiques : raisons et moyens de la combattre
L’Assurance Maladie s'engage aux côtés des médecins.
Communiqué de presse, 14 mai 2002.
Voir le document
"Plan national pour
préserver l'efficacité des antibiotiques"
Devant la fréquence croissante des résistances aux antibiotiques,
de l'arrivée sur le marché de nouvelles classes thérapeutiques,mise
au point sur les causes de cette situation française
préoccupante, mais aussi de trouver des moyens pour
remédier aux 30% de prescriptions inutiles et à la transmission
inter humaine de bactéries multirésistantes responsables
de la situation actuelle.
Discours de Bernard Kouchner, 20 novembre 2001, Paris.
Voir le document
Résultats de l'étude
PAAIR "Du bon usage des antibiotiques"
L'objectif de cette étude était d'identifier les situations
dans lesquelles la non prescription d'antibiotiques
posait un problème. Conférence de presse, 24
octobre 2001.
Voir le document
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