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L’apport
de Deroxat dans le trouble anxieux généralisé
GSK,
Paris le 28 mai 2002
Rédaction : Dr Françoise
Girard
Sur le plan clinique
(Docteur Christophe André – Hôpital Sainte-Anne – Paris),
l’anxiété généralisée est un trouble anxieux connu depuis
longtemps, actuellement sous les feux de l’actualité compte-tenu
de l’avancée thérapeutique et psychopathologique.
Le trouble anxieux généralisé (TAG) se définit selon
les critères DSM-IV par une anxiété et des soucis excessifs.
Ces soucis sont constants et durables, difficilement contrôlables,
surviennent à propos d’événements de vie quotidiens et sont
associés à des symptômes somatiques. Ils entraînent une souffrance
et/ou une altération du fonctionnement quotidien.
Le souci excessif est incontrôlable et symptôme central
du TAG et à la différence des autres troubles anxieux,
les objets de l’inquiétude sont diffus et non circonscrits.
Toutes les circonstances de la vie quotidienne peuvent alimenter
les ruminations anxieuses, mais on retrouve également des
symptômes somatiques associés qui pèsent lourds dans le handicap.
Ce sont : des agitations ou des sentiments d’être à bout,
une fatigabilité, une difficulté de concentration ou des trous
de mémoire, une irritabilité, une tension musculaire, des
troubles du sommeil.
En terme évolutif, il apparaît que les patients ont une tendance
aux soucis excessive qui débute dès l’enfance.
L’évolution de la maladie est chronique mais son intensité
est fluctuante et liée aux éléments extérieurs.
Les patients, atteints de TAG, voient le monde plein de dangers
et de menaces, sont fragilisés et ne peuvent survivre qu’aux
prix de précautions importantes. D’autres caractéristiques
cognitives ont été identifiées par l’école de Montréal.
C’est : la tolérance à l’ambigu et à l’incertain, la conviction
de l’utilité du souci, les mauvaises capacités de résolution
des problèmes, l’évitement cognitif des images pénibles.
Actuellement, la prévalence
de la maladie varie entre 1 et 2 % pour les femmes. C’est
souvent un trouble anxieux comorbide puisque 60 % des patients
ont un autre diagnostic des troubles anxieux. Si le handicap
est important, il n’empêche néanmoins pas l’insertion socio-professionnelle
mais altère la qualité de vie. Pour le point de vue du médecin
généraliste (Bruno Boutges), l’anxiété généralisée a le plus
souvent une représentation somatique.
Le motif de consultation s’inclut dans le champ habituel
de la médecine générale et il est difficile, pour le médecin
généraliste, à travers un entretien, d’éliminer une pathologie
organique. La question se pose, et amène à poser la question
du "normal" de la vie quotidienne et du souci pathologique
auquel le patient n’arrive pas à faire face en développant
des anticipations anxieuses permanentes et multifocales, accompagnées
d’une symptomatologie physique déjà décrite et/ou d’une altération
du fonctionnement familial, social ou professionnel.
Jusqu’à présent, le traitement reposait sur la prise
de benzodiazépines, par leur action anxiolitique, myorelaxante
et hypnotique mais leur effet délétère a amené à réfléchir
et les IRS ont ouvert une nouvelle voie thérapeutique en association
avec les thérapies cognitivo-comportementales.
Mais il est vrai que pour le médecin généraliste, il est difficile
: de recueillir activement la plainte du patient, d’effectuer
un interrogatoire et un examen clinique congruent, d’éliminer
une maladie organique et enfin de faire la part des choses.
La prise en charge médicamenteuse du Trouble Anxiété Généralisé
(Dominique Servant).
Cette prise en charge repose sur des mesures psycho-éducatives,
des médicaments voire des psychothérapies cognitives et comportementales
dès lors qu’elles sont accessibles. Ce traitement, selon les
recommandations ANAES, doit être prolongé 6 mois au moins,
régulièrement évaluée.
Les AMM ont été données pour des benzodiazépines, la buspirone,
la venlafaxine LP et la paroxétine.
L’efficacité et la bonne tolérance de la paroxétine (Deroxat)
vient d’être démontrée à partir de 3 études court terme et
une étude long terme, soit au total 1916 patients qui ont
pu être inclus à partir des critères DSM-IV.
Une étude versus benzodiazépine
a également été réalisée et ses résultats ont montré une efficacité
sur le court terme qui se maintient, voire augmente si le
traitement est maintenu sur le long terme. La prolongation
du traitement par paroxétine sur plusieurs mois (8 mois dans
cette étude) apparaît utile pour prévenir les rechutes. En
effet, Deroxat vient d’obtenir l’AMM dans l’Anxiété Généralisée.
Cette avancée thérapeutique confirme la dynamique de développement
Deroxat qui lui permet de revendiquer aujourd’hui 5 indications
dans les troubles dépressifs et anxieux : les épisodes dépressifs
majeurs (c’est-à-dire caractérisés), la prévention des attaques
de panique avec ou sans agoraphobie, les troubles obsessionnels
compulsifs, le trouble d’anxiété sociale caractérisé "phobies
sociales", et enfin, l’anxiété généralisée évoluant au moins
depuis 6 mois. Deroxat a montré sa supériorité par rapport
au placebo sur les scores totaux de l’échelle d’Hamilton.
Le traitement du TAG nécessite une prescription médicamenteuse
continue de plusieurs mois et le profil de tolérance de Deroxat
semble similaire à celui déjà observé dans la dépression.
Il n’a pas été noté de nouveaux effets secondaires pendant
la période de 8 mois facilitant ainsi l’observance thérapeutique.
On a remarqué que Deroxat assure un meilleur contrôle de l’anxiété
psychique dès la 4ème semaine. La posologie initiale est de
20 mg/jour, soit 1 comprimé par jour. En fonction de la réponse
thérapeutique au bout de 3 semaines, cette dose pourrait augmenter
jusqu’à 50 mg/jour, par paliers de 10 mg hebdomadaires.
Les autres traitements symptomatiques de l’anxiété pourront
être substitués progressivement ou utilisés de façon transitoire
en traitement d’appui.
Ce traitement devra être maintenu pendant plusieurs mois jusqu’à
consolidation de l’amélioration clinique. Il sera ensuite
arrêté progressivement comme il est d’usage avec les psychotropes.
Le traitement du TAG peut également bénéficier des psychothérapies
qui, en association avec les traitements médicamenteux, semblent
bénéfiques.
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