Augmenter la consommation des fruits et légumes : quelle différence ?

Table ronde Nutrition Aprifel, Medec 2002,
12 mars 2002

Rédaction : Dr Françoise Girard

Bien que mal codifiés, les facteurs nutritionnels représentent un facteur de risque non négligeable et ont été plus volontiers abordés par leurs cotés délétères liés à une consommation excessive que par leurs effets protecteurs
(fibres , vitamine E, C, B9, béta carotène, caroténoîdes, polyphénols...).
Les fruits apparaissent jouer un rôle important en prévention des maladies cardio vasculaires et leur consommation une necessité fondamentale.

En terme de survenue de cancers, les facteurs environnementaux ont une incidence supérieure aux génétiques et l'alimentation est un facteur à pat entière, la présence de fibres, un faible index glycémique, la diversité en micronutriments sont autant de facteurs protecteurs de l' ADN et des grandes fonctions cellulaires. Malheureusement, peu d'études ont été réalisées afin de valider l'incidence d'une supplémentation vitaminique dans la survenue des cancers. Il faut néanmoins consommer des fruits et des légumes car leur apport énergétique est faible pour un gros apport en micronutriments potecteurs, d'où une densité nutritionnelle extrêment élevée, sans risque de surcharge ou de carence. On peut donc raisonnablement conseiller entre 400 et 800 grammes de fruits et légumes par jour, soit entre 5 et 10 pièces, dont la moitié doit être apportée crue et la diversité demeure un critère important compte tenu des caractéristiques de chaque variété.
La consultation médicale apparait comme un moment privilégié de conseil alimentaire permettant d'expliquer aux patients l'intérêt d'un changement d'habitudes alimentaires, en sachant que le fait d'informer ne suffit bien trop souvent pas à convaincre !!!

Il convient alors de trouver des biais capables d'induire un comportement spontanné. La stratégie de communication est un point important qui est basée sur des recheches scientifiques pluridisciplinaires : il faut que le consommateur ait un bonne image du produit, qu'il ait des attitudes positives (avec envie d'acheter), en sachant que ce n'est qu'en changeant l'image du produit et les attituds des consommateurs qu'il sera possible d'agir et de modifier les comportements. Les profils des consommateurs ont été identifiés, on différencie les gourmets sains équilibrés (16%), les traditionnels casaniers (16%), les amateurs préssés (24%), les indifferents culturels (19%) et les cyber gloutons sportifs (24%).
Le dernier rapport du Haut Comité de Santé Publique a analysé les liens entre les habitues nutritionnelles des français et leur état de santé. Il apparaît que le ralentissement de l'espérance de vie est lié à l'incidence de la mortalité cardio vasculaire et des cancers, à l'origine de 30% des décès dans laquelle l'alimentation joue un rôle important.
On remarque que la consommaton de produits céréaliers, légumes secs et féculents a chuté ces dernières décennies et s'est accompagnée d'une augmentation de celle des produits sucrés, avec réduction de la densité en micronutriments liée à une ration insuffisantes en fruist et légumes.
D'autre part, la consommation de produits animaux a augmenté et induit un augmentation de consommation de graisses saturées, de même, les français ont consommé plus de sel, de vin et de boisons alcoolisées.

D'où une réduction de l'appport énrgétique global, une diversification importante de l'alimentation, une répartition différente des macronutriments, une réduction des apport en micronutriments et une dimminution importante de l'apport en fibres alimentaires. Si les facteurs de risque ont été identifiés, les facteurs protecteurs l'ont également été.
Le rôle des fruits et légumes peut s'expliquer par l'action de plusieurs composants biologiquement actifs, tels l'effet anti oxydant des vitamines et sels minéraux, montrent dans la survenue des accidents vasculaires cérébraux. Les recommandations issues de ce rapport insistent sur l'intéret d'une consomation régulière de fruits et de légumes, de marqueurs de l'état nutritionnel, et, d'une augmentation de l'activité physique, la sédentarité étant un facteur de risque des maladies chroniques clairement identifié. Depuis sa création APRIFEL fait découvrir les produits frais à un large public, crée des liens entre producteurs et consommateurs, organise des forums scientifiques et plus globalement met en place une communication de qualité documentée.

» Pour aller plus loin :
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