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actualité médicale

Présentation du bilan des actions 1997/2000 en matière d'éducation à la sexualité dans les collèges.

Paris le 19 décembre 2001
Rédacteur : Dr Françoise Girard

Dans le cadre de la mobilisation ministérielle en faveur de la prévention du VIH et de l'éducation affective et sexuelle des jeunes, Jack Lang et Bernard Kouchner se sont réunis autour d'une grande table ronde qui a permis de faire le point sur les actions effectivement menées dans ce domaine en faveur des adolescents.

On recence aujourd'hui 22 académies ayant mis en place une équipe de pilotage, avec 204 formateurs répartis dans 16 académies. Il s'agit de membres de l' Education nationale volontaires riches d'une expérience de formation d'adultes et de terrain par rapport à l'éducation sexuelle ou au sida. Ces formateurs ont de plus suivi une formation organisée dans le cadre de la formation continue de
l'éducation nationale en participant à l'enseignement de la première année du DIU de sexologie, mais aussi à une formation en méthodologie et pédagogie de l'éducation à la sexualité.

Entre 1997 et 2000, toutes les académies ont mis en place des actions de sensibilisation, de formation et de suivi des équipes, permettant ainsi la formation de 10 260 membres du personnel des établissements, depuis 1995. Leur formation a été assurée par le personnel de l'Education nationale, mais aussi des intervenants extérieurs.

Les actions en direction des élèves ont été mises en place dans 53,5% des collèges, 90% des actions ont été reconduites d'une année sur l'autre et à ce jour, 600.000 élèves des classes de 3 ème et de 4 ème sont concernés tous les ans par ces formations. Les intervenants sont majoritairement des membres de l'Education nationale, mais des intervenants externes sont fréquents, ce sont essentiellement des appartenants du planning familial ou d'organismes de prévention. Il faut noter que la campagne sur la contraception organisée a pu s'intégrer aisément dans ce cadre et bénéficier ainsi d'un meilleur accompagnement éducatif.

Les principales difficultés auxquelles se sont trouvés confrontés les organisateurs ont tenu à l'organisation des séquences d'éducation à la sexualité, à la planification des séances, à la disponibilité du personnel et l'hétérogénéité des classes, notament en terme de mixité. Parmi les points forts, on remarque un intérêt manifeste de la part des élèves, l'amélioration des connaissances en terme d'approche globale, une meilleure identification des personnes ressources de l'établissement, l'instauration d'un climat de confiance et d'un travail en équipe assurant une complémentarité des intervenants, une continuité éducative et une approche correcte d'un concept de santé globale.

Au travers des conclusions de ce bilan, il apparait qu'il convient de bien intégrer l'éducation à la sexualité dans le cadre de la politique de santé des académies et d'organiser un partenariat entre les associations et les organsimes compétents afin de s'accorder sur une éthique partagée, de définir un socle commun de connaissances et d'établir les bases des interventions auprès des jeunes.

 
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