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actualité médicale

Epidémie de diabète de type 2 : place de la relation médecin - patient dans la prise en charge précoce de la maladie

Medec
Paris le 12 mars 2002
Rédaction : Dr Françoise Girard

Le chiffre est décidément alarmant, il y a en France 3 millions de diabétiques dont près du quart ignorent leur maladie, qui, compte tenu de son caractère silencieux, n'est souvent découverte qu'au stade des complications. Ces diabétiques appartiennent à des sous populations différentes, soit que les symptomes annonciateurs soient négligés ou méconnus, soit que la gravité du diagnostic n'ait pas été intégrée ou encore que le caractère asymptomatique soit complet. Il est donc indispensable de mettre en place un type de dépistage systématique.
On sait que le risque est maximal en cas de surpoids ou d' HTA associée, toute glycémie supérieure à 1,26 g/l affirme le diagnostic, alors que si la glycémie est comprise entre 1,10 et 1,26, le diagnostic se fait sur l'hyperglycémie à jeun. Ces hyperglycémies "limite" comportent un risque majeur d'évolution vers un diabète avéré mais peuvent être prévenus par une perte de poids, une activité physique régulière, et, plus globalement par une amélioration de l'hygiène de vie.
La confirmation du diagnostic impose une modification des habitudes alimentaires, une activité physique compatible avec l'âge et la prise d'antidiabétiques. La possibilité d'une évolution vers l'insulinodépendance n'est pas négligeable, mais le maintien d'une hémoglobine glyquée à 7% est un élément majeur et efficace pour prévenir les complications. Il est indispensable de normaliser les valeurs de pression artérielle et les constantes lipidiques, mais ce projet est souvent difficile à suivre chez ces patients souvent peu observants. Il n'y aura pas de traitement passe partout, chaque traitement sera individualisé en fonction de la gravité du diabète et du profil du sujet. C'est ainsi que si le recours à l'insuline doit être envisagé, il repose sur un discours singulier avec le patient.

L'étude DAWN (Diabetes Atitude Wisches and Needs) - Novo Nordisk ® a eu pour but un évaluation comparative à l'echelle européenne des attitudes et représentations des patients diabétiques et des professionnels de santé. Il aparait que les diabétiques français sont plus anxieux que les autres européens, qu'ils sont plus conscients de l'importance de leur maladie, de l'intérêt d'une prise en charge globale et qu'ils sont mieux informés. Cependant, ils semblent plus inquiets du passage à l'insuline qu'ils vivent cmme un échec thérapeutique et personnel et dont l'intérêt thérapeutique n'apparait pas de novo. Ils sont rarement adhérents d'associations de patients, ils considèrent l'accès aux soins comme tout à fait adapté à leurs besoins, mais leurs médecins regrettent le manque de spécialistes du diabète et la coordination des soins.
L'éducation des diabétiques est réclamée par tous les médecins traitants, par le biais d'une meilleure responsabilisation des patients et non pas par une augmentation du temps de consultation.
Ces résultats appellent à un renforcement du suivi psychologique des patients, une dédramatisation de l'information sur l'évolution de la maladie, une incitation à collaboration des soignants, une repsonsabilisation des patients, une meilleure prise en charge paramédicale et des efforts de campagnes de prévention.


 
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