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Premiers
résultats de l'étude CODIT / Novartis sur les
conjoints des greffés rénaux et des dialysés
Paris
16 juin 2002
Rédaction : Dr Françoise
Girard
Le service Santé &
proximologie Novartis Pharma divulge, à quelques jours
de la Journée Nationale du Don, les premiers résultats
d'une enquête menée sur 1815 conjoints d'insuffisants
rénaux, greffés ou dialysés, inscrits
ou non en attente de greffe. Il s'agit de la première
étude qui se donne pour objectif de mesurer les conséquences
pratiques, psychologiques et économiques de la maladie
et de ses solutions thérapeutiques sur les familles
d'insuffisants rénaux. Elle a eu lieu entre décembre
2001 et mars 2002 et les questionnaires ont été
transmis par l'intermédiaire de la FNAIR (Fédération
Nationale d'Aide aux Insuffisants Rénaux).
Il faut rappeller que les chiffres
en France sont les suivants :
- le nombre des IRC est estimé entre 1,74 et 2,5 millions
et 45 000 d'entre eux sont en phase terminale.
- plus des 2/3 de ceux en phase terminale sont dialysés
(2/3 d'entre eux ont plus de 75 ans).
- près de 15000 malades vivent avec un ou deux reins
transplantés
- en 2000, 1924 greffes de reins ont été effectuées
et 2312 nouveaux demandeurs ont été inscrits.
- en 2001, 5124 patients étaient en attente de greffe
rénale.
- moins de 30% des patients inscrits pourront être greffés.
- on évalue à 7000 le nombre de patients arrivant
en IRC terminale chaque année, le nombre de dialysés
augmente de 5 à 6 % par an, chez une sous population
de plus de 65 ans, diabétique ou hypertendue.
- le côut global du traitement de l'IRC terminale est
évalué à 15 millions d'euros.
L'étude CODIT compare
trois populations de conjoints, ceux des transplantés
(âge moyen 53 ans), ceux des dialysés inscrits
(âge moyen 50 ans) et ceux des dialysés non inscrits
(âge moyen 64,5 ans).
Les objectifs de l'étude étaient de comparer
les rôles des conjoints dans la prise en charge thérapeutique,
les conséquences pratiques, psychologiques et économiques
de la dialyse et de la transplantation sur la vie du conjoint,
ainsi que les besoins et attentes du conjoint.
Le questionnaire a été auto administré
pour les 3 populations analysées via le réseau
de visite médicale Novartis et les antennes régionales
d e la FNAIR.
Sur les 1815 questionnaires reçus, 827 venaient de
conjoints de greffés rénaux, 267 de dialysés
inscrits et 721 de non inscrits.
Les conséquences sur
l'entourage, au travers de cette enquête ont été
approchées comme suit :
- les greffés ont une meilleure autonomie, forme physique
et morale que les dialysés, l'autonomie des dialysés
inscrits est meilleure que celle des non inscrits jeunes,
mais leur forme physique et morale demeure identique.
- la greffe retentit moins sur les activités professionnelles,
sociales ou sportives que la dialyse.
- on retrouve chez les conjoints de dialysés des contraintes
plus importantes en terme de vacances, loisirs, elles sont
vécues de "assez" à "très
importantes" par les 2/3 des conjoints de dialysés
contre 1/4 des conjoints de greffés. Néanmoins
plus des 2/3 de ces derniers réduisent leurs vacances
et/ou leurs loisirs, alors que l'on peut remarquer qu'un seul
tiers d'entre eux ont une greffe de moins de deux ans.
- les conséquences pratiques de la greffe sont plus
fréquentes chez les conjoints de patients greffés
depuis 2 ans ou moins par rapport à ceux dont la greffe
a plus de deux ans.
- les conséquences relationelles sont comparables dans
les 2 groupes de conjoints de dialysés et globalement
plus négatives que pour les conjoints de greffés.
Néanmoins, un conjoint sur 4 signale que cette modification
de l'état de santé a contribué a rapprocher
le couple.
- la réduction ou l'arrêt des relations sexuelles
touche plus largement les couples de dialysés que de
greffés.
- 27% des conjoints de dialysés déclarent avoir
un moral médiocre-mauvais contre 11% des conjoints
de greffés.
- les conjoints de greffés, même s'ils se disent
angoissés ou nerveux, sont moins nombreux à
souffrir de conséquences psychologiques que les conjoints
de dialysés.
- les conséquences financières touchent moins
les foyers de greffés que de dialysés, elles
sont dues en priorité à l'arrêt ou réduction
de l'activité du patient, voire l'arrêt ou la
réduction d'activité du conjoint.
En matière d'implication,
préoccupations et attentes du conjoint :
- les conjoints sont en forte proportion impliqués
dans les tâches ménagères et les repas
et ce d'autant plus que le conjoint est une femme, mais l'implication
des conjoints de greffés est moins importante que celle
des conjoints de dialysés.
- les conjoints sont toujours plus "accompagnants"
quand le patient est dialysé (2/3 de dialysés
et 1/2 greffés sont accompagnés de leur conjoint
aux consultations de néphrologie). Les conjointes femmes
accompagnent autant que les conjoints masculins.
- les conjoints de greffés affichent une note moyenne
de qualité de vie globale bien supérieure à
celle attribuée par les conjoints de dialysés.
- en matière d'information reçue, sur la dialyse,
la satisfaction est modérée dans les trois groupes,
alors qu'en terme de greffe la satisfaction est différente.
Il est logique que les conjoints de greffés soient
plus satisfaits. La satisfaction sur l'information médicamenteuse
demeure médiocre dans les 3 groupes, que les conjoints
assistent ou non aux consultations.
En terme de besoins et attentes
des conjoints :
- chez les conjoints de dialysés non inscrits : 40%
souhaitent un accès facilité aux centres de
dialyse, 30% une aide ménagère à domicile,
25% une information sur les traitements, 23% une information
sur la maladie.
- chez les conjoints de dialysés inscrits : 88% souhaitent
que le patient soit greffé, 53% que l'on facilite l'accès
aux centres de dialyse, 30% recevoir une aide et un soutien
psyhologique, 27% une aide financière, 25% des conseils
pour faire face à cette situation, 24% une aide ménagère,
22% une information sur les traitements, 21 % une information
sur la maladie.
- ches les conjoints de greffés, 29% n'ont aucune attente
ou besoin, 28% sont demandeurs d'informations sur les traitements
et 20% d'une aide et d'un soutien psychologique.
Il apparait donc que les conjoints
de dialysés inscrits ont plus d'attentes que les autres,
aussi bien pratiques que matérielles ou psychologiques.
Les conjoints de dialysés non inscrits sont avant tout
préoccupés par l'accès aux centres de
dialyse et les conjoints de greffés ont ...moins d'attente
que les autres, ce qui n'est somme toute que très logique
!!
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