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actualité médicale

21 ème siècle, vers quelle fin de vie ?

Colloque organisé par l'ADMD,
Paris le 25 janvier 2002
Rédacteur : Dr Françoise Girard

Ce colloque organisé par l'association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a permis de faire le point sur la situation actuelle sur l'euthanasie active en fin de vie.

L'ADMD est une organisation fondée en 1980 à laquelle 60 000 personnes ont adhéré ou adhèrent.
Ses objetifs sont de :
- lutter pour la prise en compte et le traitement de la douleur, c'est ainsi qu'elle a fortement contribué à la création des premières unités de soins palliatifs francaises.
- lutter contre les acharnements thérapeutiques, en respect du Code de déontologie médicale.
- informer les français et encourager le débat public, en s'attachant à diffuser la chartre du patient hospitalisé, en éditant une lettre tout public et un Bulletin trimestriel destiné à ses memebres. C'est ainsi qu'il est apparau au travers d'un sondage conjoint ADMD/SOFRES que 86% des français son favorables à ce que soit reconnu à un malade le droit d'être aidé à mourrir à sa demande.
- d'obtenir la dépénalisation de l'euthanasie, alors qu'actuellement l'euthanasie qui ne relève d'aucune incrimination spécifique, relève des articles 221-1 du Code Pénal réprimant le meurtre et 221-3, l'assasinat avec des peines encourues allant de 30 ans de réclusion criminelle à la perpétuité. En ce qui concerne l'euthanasie "passive", une peine de 5 ans peut être encourue et pour le suicide assisté, la peine peut aller jusqu' à 5 ans d'emprisonnement et 300 000 francs d'amende.

La position du Comité Consultatif National d'Ethique a évolué sur le sujet. En 1991, il désapprouvait un texte légitimant l'acte de donner la mort à un malade en exprimant la demande. Huit ans plus tard, il s'ouvrait à une discussion sereine sur l'accompagnement de fin de vie et en janvier 2000, son rapport n°63 éclaire le débat, accepte pour la première fois une "exception d'euthanasie", fait le point sur l'acharnement thérapeutique, l'euthanasie proprement dite, prend en compte la volonté de chaque personne et, intègre la notion de corps social, avec la défense et la promotion de valeurs en dehors desquelles il n'existerait ni groupe, ni société. Cette exception d'euthanasie prônée par le CCNE reçoit l'adhésion de 3 médecins sur 4, selon un sondage "Impact Médecin Hebdo".

Il est vraissemblable que des expériences voisines présentent un intérêt. Les Pays Bas ont été les premiers à voter une loi autorisant une fin de vie sur demande et le suicide assisté, sous couvert de "critères de minutie". La Suisse valide la possibilité de recourir au suicide médicalement assisté et c'est ainsi que l' Association "EXIT-Suisse Alémanique" apporte son soutien et son concours à près de 160 malades en fin de vie chaque année. La Belgique est aujourd'hui également sur la voie de la dépénalisation et le vote définitif l'autorisant devrait intervenir en avril prochain.

ADMD - 50 rue de Chabrol - 75010 Paris - tel 01 48 00 04 16
- email : dmd@club-internet.fr -
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