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actualité médicale

Bilan de la Fondation d'entreprise Glaxosmithkline

Paris - Novembre 2001
Rédacteur : Dr Françoise Girard

La Fondation d'Entreprise GSK a pour objectif général le développement de l'information, de la prévention, de l'éducation, de la formation et des soins dans le domaine des maladies infectieuses, et ce au travers d'un programme d'action de 5 ans et d'un budget de 20 millions de francs.
Les principes d'action sont d'une part, le soutien des actions favorisant l'accès aux soins pour les sujets malades du sida (en privilégiant les actions dans le domaine maternel et infantile) et d'autre part, une action concrète auprès des équipes soignantes des pays en voie de développement. Les interventions se traduisent par une aide à la formation des soignants, à la réhabilitation des infrastructures de soins et une aide au fonctionnement des programmes eux-mêmes.
Durant ses trois premières années d'activités, 7 pays d'Afrique ont pu bénéficier du soutien logistique de la Fondation, et, à terme, on estime à 100 000 le nombre des femmes qui auront bénéficié d'une prise en charge durant leur grossesse et à 5 000 le nombre d'individus qui auront bénéficié d'un suivi et de soins adaptés, voire à un traitement.
{contact Fondation GSK : Dr Jean François Chambon, jfc78179@gsk.com}

Si l'on fait le bilan du programme d'actions de 1999 à 2001, deux axes d'intervention se dégagent : la réduction du risque de transmission verticale du VIH (consultations auprès des femmes enceintes) et le soutien à des programmes de soins des personnes (actions d'éducation à la gestion de la maladie et de son traitement). Mais au delà des chiffres, il faut prendre en compte les effets induits de mobilisation locale, comme cela a été le cas au Cameroun au travers du Comité National de Lutte Contre le Sida qui a su prendre un relais en dehors de Yaoundé.
Par ailleurs, d'autres pays ont été entrainés par l'inititiative d'Accelerating Access, se sont engagés dans un objectif de développement de l'offre de soins, autorisant ainsi des engagements d'accords de prix. Deux nouveaux projets sont donc, à ce jour, en cours au Mali et au Maroc.
Les actions de prévention du risque de transmission verticale du VIH et d'initiation d'une prise en charge selon une approche familiale sont en cours à Abidjan (Côte d'Ivoire), à Dakar (Sénégal), à Yaoundé, Douala, Banwa (Cameroun) et, à Bamako (Mali). Un programme de conception et de mise en oeuvre de formation des professionnels de santé face aux sujets séropositifs est aussi en cours à Soweto (Afrique du Sud).
Des appuis au plan d'action national de prise en charge des personnes atteintes par l'infection par le VIH seront en place au Mali à partir de 2002 et déjà en cours au Maroc sur 6 sites (Oudja, Agadir, Marrakech, Tanger, Safi et El Jadida). A Casablanca, une action d'éducation des patients recevant un traitement antirétroviral est en place au CHU Ibn Rochd.
De même, en France, un programme de soutien communautaire est en place à Paris pour enforcer le réseau de prise en charge des personnes touchées par le VIH en Afrique Subsaharienne et améliorer l'accès aux soins. Toutes ces actions sont en évaluation continue.

L'approche de GSK est novatrice, responsable et durable mais ne vise pas à fournir des soins de santé de manière unilatérale. Elle vise actuellement à poursuivre les investissements en recherche, à offrir des tarifs préférentiels pour les pays les moins avancés et à jouer un rôle moteur dans les activités de proximité en faveur de soins de santé efficaces.
La recherche sur les médicaments de demain concerne les vaccins (VIH, tuberculose, Paludisme), le Paludisme (LAPDAP, LAPDAP + CDA, Tafénoquine en préventif), la Tuberculose (Action TB), les Maladies tropicales (fourniture de Zentel, développement de l'Oxybendazole -IV, de la Sitamaquine -II).

La politique des tarifs préférentiels mise en place depuis mi 2001 concerne tous les médicaments antirétroviraux (Rétrovir, Epivir, Combivir, Ziagen, Agénérase, Trizivir) et tous les médicaments antipaludéens. La réduction s'applique à tous les pays les moins avancés et à tous ceux d'Afrique Subsaharienne, elles sont de l'ordre de 80 à 90%.

Les domaines définis comme prioritaires sont l'infection par le VIH (réduction de prix, poursuite des investissements de recherche, soutien aux programmes de soins), les vaccins (don de 100 millions de doses aux pays africains les plus pauvres), le Paludisme (traitements fournis à des prix inférieurs à ceux estimés comme abordables par l'OMS), la Filariose Lymphatique (mise à disposition gratuite de l'Albendazole jusqu'à l'éradication complète de la maladie, soit vers 2020).


 
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