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Lamictal,
chez le patient épileptique, dès le diagnostic.
GSK- 17 janvier 2002
Pr Philippe Ryvlin, Pr Edouard Hirsch, Dr Philippe Kahane,
Dr Alexis Arzimanoglou.
Rédacteur : Dr Françoise Girard
De par leur fréquence
et leurs conséquences sur la vie professionnellle des
patients qui en sont atteints, les epilespies représentent
un problème de santé publique.
On note un nouveau patient pour 2000 habitants par an avec
deux pics de fréquence (jusqu'à dix ans et au
delà de 75 ans).
Aujourd'hui, en France, cela représente entre 350 et
450 000 patients dont deux tiers sont contrôlés
par le traitement médical, alors que le dernier tiers
est résistant aux thérapeutiques habituelles.
Un des objectifs majeur doit être l'amélioraton
de la qualité de vie.
La recherche en épileptologie suscite de grands espoirs
avec les applications cliniques dans les cinq à dix
ans à venir, que ce soit grâce aux travaux en
génétique moléculaire ou dans l'analyse
mathématique du signal électroencéphalographique,
pouvant déboucher sur des systèmes de neurostimulation.
Les innovations dans le domaine de la neuro imagerie sont
également nombreuses (tomographie par émission
monophotonique, tomographie par émission de positrons,
spectroscopie par résonnance magnétique, IRM
dite fonctionnelle). Ces techniques d'imagerie peuvent apporter
à une minorité de patients un bénéfice
thérapeutique (ce pour lesquels le traitement neurochirurgical
peut être envisagé).
Les protocoles de recherche
clinique, conduits de manière rigoureuse, permettent
l'élaboration d'une stratégie thérapeutique
rationnelle.
L'amélioration de la prise en charge des patients découle
donc d'une stratégie diagnostique raisonnée,
d'une utilisation optimale des monothérapies et/ou
des associations médicamenteuses qui doivent permettre
un contrôle parfait de la maladie tout en minimisant
les effets secondaires du traitement mis en oeuvre, facteurs
d'observance du traitement.
Le Lamictal fait partie des
nouveaux médicaments aujourd'hui disponibles sur le
marché. Ses effets secondaires en monothérapie
semblent moindres que ceux de la Carmabazépine et de
la Phénytoïne. Son évaluation a été
faite en monothérapie de première intention
chez des patients porteurs d'un diagnostic récent d'épilepsie.
Les études semblent confirmer que le Lamictal trouve
ses indications dès le diagnostic posé chez
l'adolescent du fait de son large spectre d'activité
doublé d'une bonne tolérance cognitive, chez
la femme, dans le souci de protéger sa fonction hormonale
et de préserver sa sexualité (association possible
avec les CO et grossesse envisageable), chez la personne âgée,
pour une moindre somnolence, avec moins d'interactions médicamenteuses
et une meilleure observance liée au nombre limité
de prises quotidienness (1 à deux prises).
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