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MEDIC’Assurance
Maladie Information presse - Cnamts, Au cours de l’année 2001, les régimes d’assurance maladie ont remboursé plus de 2,5 milliards de boîtes, flacons, ou autres présentations de médicaments pour un montant total de plus de 15 milliards d’euros (100 milliards de francs). Pour sa part le régime général a remboursé 13,4 milliards d’euros (88 milliards de francs). Le champ étudié dans MEDIC’Assurance Maladie* correspond à environ 70% de ces dépenses, soit 10,8 millions d’euros (71 milliards de francs). Comme dans les précédentes parutions, les remboursements de médicaments y sont analysés sous plusieurs angles : en valeur - ou montant -, en quantité -, par classes pharmaco thérapeutiques et par types de prescripteurs, médecins généralistes ou spécialistes. Cette quatrième publication** propose aussi de nouvelles approches. Elle évalue les impacts de chaque médicament dans la croissance des remboursements en fonction de l’augmentation des montants prescrits, de la modification des conditions de remboursement ou de la transformation de la consommation pharmaceutique au profit des produits les plus chers (effet structure). Cette nouvelle livraison comporte également des informations inédites comme l’analyse des médicaments par molécule - en dénomination commune – et pour certains produits fait le lien avec l’évaluation du service médical rendu. Enfin, elle donne des éclairages particuliers sur certains sujets tels que les statines, les coxibs, ou bien l’influence de la substitution des médicaments génériques aux produits princeps. * MEDIC’Assurance Maladie analyse
les dépenses de remboursement du régime général en France
Métropolitaine hors les sections mutualistes (mutuelles du
type MGEN) 1 - Le classement par montant des remboursements : anti-ulcéreux et statines toujours en tête, et arrivée des inhibiteurs de la cyclo-oxygenase2 (coxibs) Les produits leaders en 2001
sont les mêmes qu’en 2000 : MOPRALl® (antiulcéreux) conforte
sa position de premier avec un taux de croissance de 19%.
A noter : l’analyse des 100 premiers produits présentés au remboursement par groupe de molécules, c’est à dire l’ensemble des spécialités, médicaments princeps ou génériques, qui comportent un principe actif identique, bouleverse le classement : si l’oméprazole (MOPRAL® et ZOLTUM®) reste en tête, c’est le paracétamol qui arrive en second (4 ème pour les montants) et la pravastatine (ELISOR®, VASTEN®) devient la première statine remboursée. 2 - Le classement en quantités prescrites Les antalgiques en tête
… …et les psychotropes en
deuxième position
A propos du service médical
rendu : 23 - essentiellement des veinotoniques - des 100
premiers produits, ont vu leur service médical rendu jugé
insuffisant par la Commission de Transparence. 3 - L’effet structure : facteur déterminant de l’évolution des dépenses de médicament La progression des remboursements de médicaments en 2001 est de 8,6% et l’effet structure y contribue à hauteur de 4,8%. L’effet structure reflète la modification structurelle des prescriptions d’une année sur l’autre. Il se décompose en deux : l’effet classe c’est à dire une modification de la prescription par classe pharmaco-thérapeutiques et l’effet produits chers qui est le transfert de la prescription vers les produits chers. Ainsi en 2001, on observe que
la part des médicaments du système nerveux central est passée
de 24,7% en 2000 à 25,3% en 2001 alors que celle des médicaments
cardiovasculaires a diminué (en quantité) de 18,1% à 17,7%.
Or en moyenne le coût d’une unité remboursé de médicament
cardiovasculaire est supérieur à celui d’une unité de médicament
du système nerveux central, la résultante de ce type de modifications
est ce que l’on appelle l’effet classe sur l’évolution des
remboursements. Parallèlement la quantité de médicaments remboursés augmente de 3,5% (4,3% en 2000). Croissance des produits nouveaux … MEDIC’Assurance Maladie montre que les produits commercialisés depuis moins d’un an (fin 2001) contribuent pour 12,5% à la croissance des remboursements. Considérant qu’un produit nouveau met environ 3 ans à atteindre sa vitesse de croisière, la contribution des produits de moins de 3 ans à la croissance des remboursements serait de 46,3%. Le cas des coxibs : CELEBREX®
et VIOXX® Or les premiers résultats
du suivi de ces produits montre à la fin 2001 que, comme les
AINS (anti inflammatoire non stéroïdien) classiques, ces spécialités
(inhibiteur de la cyclo oxigénase2) sont prescrites avec un
protecteur gastrique. … et fortes baisses des princeps génériqués. Parmi les 14 sortants des 100 premiers produits en 2001, nombreux sont ceux qui sont génériqués (SERMION®, CLAMOXIL®, PRAXILENE®, FONZYLANE®, DIOVENOR®, DEBRIDAT®, ALFATIl®. Et sur les 30 produits dont le montant remboursé est en baisse, 10 ont été génériqués en 2001. Ainsi DI-ANTALVIC® a connu une baisse de 16,5% en montant et 16,8% en quantité mais celle ci est totalement compensé par la forte progression des génériques (58,8% en valeur et 58,2% en unité). 4 – Les classes thérapeutiques La première, le système
cardiovasculaire représente plus de 25 % des montants
remboursés en 2001 et enregistre une progression de 4,1%.
En deuxième position on trouve le système nerveux central dont la croissance est proche de 10% et en 3 ème les voies digestives et le métabolisme. Au quatrième rang figurent les anti-infectieux généraux systémiques dont la progression est de 12,5%. L’essentiel de cette classe est constitué par les antibiotiques (67%) et les antiviraux (17%). Concernant les antibiotiques, on note un fort accroissement des fluoriquinolones (12,5% en montant remboursé) qui font l’objet d’une surveillance attentive des autorités de santé en raison des phénomènes de résistance et de ses effets indésirables (tendinites par exemple). L’analyse de la prescription
médicamenteuse en 2001 confirme que les médecins généralistes
sont les plus gros prescripteurs avec 84% du montant prescrit
en ville. Et l’on note que 10% des prescripteurs prescrivent
40% des montants prescrits.
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