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actualité médicale

La mélatonine au service de la protection des neurones

Inserm
15 janvier 2002
Rédacteur : Dr Françoise Girard

La leucomalacie périventriculaire (LPV) est toujours responsable, du fait de sa survenue pré ou néonatale, de séquelles motrices ou neuropsychologiques majeures à l'égard du cerveau du grand prématuré, avec des séquelles à type de retard mental. L'hypoxie de la naissance est à l'origine d'une libération inappropriée de glutamate dans la substance blanche et d'une production exagérée de radicaux libres.
L'étude du pouvoir protecteur de différentes molécules a amené Philippe Evrard à étudier celui de la mélatonine en raison de son rôle évoqué mais aussi de son absence d'effets adverses. Il est apparu, à partir de travaux sur les souris ayant reçu un "analogue de glutamate" que l'injection intra cérébrale de mélatonine diminuerait de 82% la taille des lésions provoquées par rapport à la population témoin. La mélatonine apparait comme capable de bloquer l'action de l'AMPc, d'induire la repousse d'axones endommagés et la reconstitution des neurones de la substance blanche.
Cet effet serait dose dépendant et la dose seuil inférieure à celle de l'effet anti-oxydant et ce par le biais de récepteurs spécifiques...
Des essais sont à mettre en place chez le prématuré humain et la souris-modèle.


 
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