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Noémie, une
action de santé publique dans la migraine en entreprise
Paris, le 18 octobre 2001
Rédacteur : Dr F. Girard
Le laboratoire
GSK a été le premier à mettre dès 1994, les triptans sur
le marché des thérapeutiques de la migraine.
C'est certainement son engagement dans ce domaine thérapeutique
au travers des travaux du GRIM qui l'a secondairement
amené à l'ouverture de son espace Internet dédié (www.migraine.gsk.fr)
et à la création de NOEMIE ( Nouvel Observatoire Epidémiologique
Migraine Initié en Entreprise). |
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Il apparaît, en effet, que
6 millions de sujets sont touchés en France par la Migraine,
soit 12% de la population active. Mais la problématique de
la migraine est à la fois médicale (44% des migraineux n'ont
jamais consulté pour ce problème), individuelle (le handicap
est important, 80% des crises entraînent un retentissement
des activités) et sociale (les coûts directs sont évalués
à 5 milliards de francs et 18 millions de journées d'arrêt
sont recensées chaque année).
Les tentatives d'amélioration de prise en charge de la migraine
ont été des échecs, qu'elles reposent sur des démarches individuelles
ou sur une formation spécifique des soignants, et c'est
donc la raison d'être de NOEMIE que d'impliquer directement
l'entreprise dans la démarche de prise en charge.
Il est vrai que l'entreprise représente un véritable nid d'actifs,
dans laquelle on peut communiquer par des campagnes d'affichage
ou de sensibilisation, pratiquer un dépistage (médecin du
travail et logiciel dédié) mais aussi mener une mission d'observation,
toujours sous la dépendance du médecin du travail.
Après les premiers pas faits par PSA Rennes, plus d'une vingtaine
d'entreprises françaises sont aujourd'hui entrées dans cette
démarche de santé publique ( La Redoute, le CHU de Rouen,
Matra, LB, Eurocoptère, le Ministère de la Santé.....).
Pour le Dr M. Lanteri-Minet (CHU-Nice),
la prévalence de la maladie migraineuse est évaluée entre
8,2 et 17,3% selon que l'on utilise les critères IHS stricts
ou étendus. L'importance de son retentissement sur la qualité
de vie est fonction de la fréquence des crises ; Plus de la
moitié des sujets concernés avouent ne pas consulter, mais
avoir plus volontiers recours à l'automédication, d'où une
dépense évaluée à 5 milliards de francs à laquelle il faut
rajouter les jours de travail perdus (absentéisme ou baisse
de productivité) .Cette population est vraisemblablement sous
quantifiée, compte tenu du faible impact des campagnes de
sensibilisation.
Le Dr P.Gilbert (PSA-Rennes
La Janais) rappelle que NOEMIE est né de la collaboration
PSA/GSK, au travers de l'entreprise qui, dans ce projet, s'est
présentée comme un lieu d 'émergence de la maladie migraineuse,
disposant d'un observateur privilégié qu'était le médecin
du travail et prouvant sa capacité d'investissement dans l'objectif
d'amélioration de la qualité de vie des migraineux au travers
d'une étude observationnelle, longitudinale et comparative
de 12 mois, évaluée au travers des scores de qualité de vie
Q.V.M.
Ainsi NOEMIE a sensibilisé et communiqué dans l'entreprise
sur la migraine (visites médicales, presse, affiches au sein
de l'entreprise mais aussi dans les quotidiens locaux), a
mis en place des actions de dépistage par la médecine du travail
(visite annuelle, consultations spontanées pour céphalées)
et des actions d'orientation vers la filière de soins (livret
Noémie, inclusion des patients dans le logiciel Noémie, recueil
des données). Les moyens mis en oeuvre reposent sur la formation
du personnel médical, la mise au point de l'outil informatique,
mais aussi l'impact d'une dynamique humaine sous l'égide d'un
Comité scientifique validant la méthodologie et capable d'assurer
la diffusion des travaux réalisés par le biais du support
papier NOEMIE.
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