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actualité médicale

A vélo, le port du casque n'est pas obligatoire, c'est juste indispensable

Assurance maladie et Institut national pour la santé,
Paris le 10 juin 2002

Rédaction : Dr Françoise Girard

Les statistiques font apparaître que 25,5 millions de personnes ont fait de la bicyclette au cours de la dernière année, que 16,6% des cyclistes utilisent le vélo comme moyen de transport pour leurs déplacements quotidiens et qu'il se vend donc plus de vélos en France que de voitures particulières. Les ventes de VTT sont évaluées à 35% contre 34% celles de vélos de ville, 21% celles des vélos de course et 2,7 % celles des vélos tout chemin.
Selon le dernier rapport de la sécurité routière, on compte 255 cyclistes tués par an et 6520 blessés en 2000. Les cyclistes tués sont surtout des hommes (84%) et ce parce que leur pratique est plus importante.
Les accidents surviennent plus à la ville qu'à la campagne, sur 6520 bicyclettes impliquées dans un accident, 1157 l'ont été hors agglomération, contre 5363 en agglomération et, sur les 255 cyclistes tués, 143 l'ont été en campagne contre 112 en ville.
La tête est touchée dans 38% des cas avec des conséquences qui peuvent être fatales.
Ce chiffre atteint 55 % pour les enfants âgés de 1 à 5 ans et 48% dans la tranche des 5 -10 ans (43% de blessures au front, 4,4% associées à une amnésie légère, 37,5% de traumatismes crâniens avec PC de moins de 15 minutes et 12% de fractures du crâne avec lésions cérébrales). Malgré l'augmentation de la sécurité chez les cyclistes, la gravité des accidents reste constante dans le temps, les accidents provoquent souvent des blessures graves avec des périodes d'hospitalisation moyenne évaluées à 7 jours.

En fait, 3 cyclistes sur 4 qui décèdent succombent à un traumatisme crânien, car même modéré un choc peut provoquer des lésions cérébrales irréversibles. Selon une étude de Seattle, le casque réduit de 80% la gravité des traumatismes crâniens et de 88% celles des lésions cérébrales.
Selon une autre étude à Halifax, il apparaît également que deux fois moins de cyclistes ont subi un traumatisme crânien après adoption d'une loi rendant obligatoire le port du casque. On note que 30% des cyclistes canadiens portaient un casque en 1995 contre 84% aujourd'hui.

L'état des lieux, en France, fait apparaitre que 8,2% de la population porte un casque à vélo (11,4% des hommes conte 4,1% des femmes). La fréquence d'utilisation est plus élevée parmi les très jeunes (12-14 ans) et baisse avec l'âge. On remarque que le port du casque varie également selon le type de vélo pratiqué, 10% des VTTistes en utilisent conte 5,4% des cyclistes tout venant.
Le port du casque n'est obligatoire en France que pour les compétitions, mais la FFC encourage tous ses adhérents à en porter un. Ce port est obligatoire en Espagne depuis février 2OOO, au Victoria en Australie et en Suède, et, l'on note que dans ces pays le nombre des blessés et tués a diminué de 48% la première année puis, de 70% la seconde.......
Néanmoins, il faut choisir un bon casque en matière synthétique qui absorbe les chocs muni d'une coquille externe dure et d'ouvertures de ventilation. Ce casque doit couvrir le front, le haut et l'arrière de le tête ainsi que les tempes sans limiter le champ de vision. Il doit être léger, bien ventilé, confortable et coloré pour être bien vu.
Le système de fixation doit être simple à ouvrir ou à fermer avec des sangles réglables.
Tout casque qui a subi un choc devra être remplacé.
Le casque doit être adapté à la morphologie de la tête du cycliste et doit pouvoir attester de sa conformité à une ou plusieurs normes de sécurité européenne (BS, DIN, NF, KOV) ou américaines (ANSI, SNELL, ASTM).

Pour les enfants, il ne doit pas y avoir de vélo sans casque, car rappelons-le, deux tiers des accidents de bicyclette surviennent chez des enfants de moins de 15 ans avec dans la moitié des cas un traumatisme crânien et un taux important de factures diverses. Aujourd'hui, selon l'enquête HBSC, chez les enfants, seul 3% des adeptes du vélo disent toujours porter un casque alors que 79% déclarent ne jamais en porter.
Les plus jeunes sont deux fois plus nombreux que leurs aînés a systematiquement mettre leur casque (4,3% à 11 ans contre 2% a 15 ans).

Pour prévenir les accidents, il est également capital d'apprendre aux enfants les règles de conduite à vélo, le code de la route et ne jamais laisser un enfant circuler seul avant l'âge de 10 ans.

Pour la protection des tout-petits, le siège velo est indispensable car il permet de protéger les jambes de l'enfant, lui éviter de tomber et empêche le déséquilibre du vélo.
Il faut choisir un siège vélo avec des courrois de sécurité et un harnais robuste que l'enfant ne peut détacher, un haut dossier et des supports lateraux. Il faut enfin vérifier que le siège soit bien accroché au cadre de la bicyclette.

Pour les plus grands, il convient de prendre quelques précautions : à savoir rouler derrière lui de manière à contrôler ce qu'il fait, s'assurer que son vélo est adapté à sa taille (les pieds doivent toucher le sol), lui apprendre les règles essentielles du code de la route, lui faire porter un casque conforme aux normes, lui apprendre à mettre pied à terre pour traverser une rue et lui apprendre à emprunter les passages pour piétons.
Il n' en reste pas moins que l'exemple doit venir d'en haut et c'est en regardant leurs parents mettre leur casque que les plus jeunes mettront le leur......

Cette année, l'Assurance Maladie et l'INPES renforcent leur campagne de prévention des accidents de vélo par une campagne grand public de promotion du port du casque afin de provoquer une prise de conscience et rendre le port du casque évident pour le plus grand nombre.
Le message est simple: "A vélo le port du casque ce n'est pas obligatoire, c'est juste indispensable".
Une campagne télé visée se fera en deux vagues, en juin et en septembre.
La campagne d'affichage débutera dès juin et un partenariat avec Astrapi : "SuperChampion" a pour double objectif de faire prendre conscience aux enfants des dangers qu'ils encourent s'ils ne respectent pas les règles essentielles de sécurité mais aussi de valoriser à leurs yeux le port de protection.

Ainsi l'Assurance Maladie s'engage définitivement dans la prévention en repondant aux priorités de sante publique, en étant plus près de la population, en agissant en profondeur et sur le long terme, en mobilisant les professionnels de santé mais aussi en assurant qualité et équité.

» Pour en savoir plus

Le communiqué de presse correspondant
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