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Protocole
d'accord entre les trois caisses nationales, la confédération
des syndicats médicaux français, le syndicat
des médecins libéraux et le syndicat national
des pédiatres français
21 juin 2002
Partageant la volonté de revaloriser
le métier de pédiatre libéral, les trois caisses nationales
d’assurance maladie, et les trois syndicats suscités, dans
le prolongement de leur relevé de conclusions du 16 avril
2002 et de celui du 15 mai 2002, sont parvenus ce jour au
relevé de conclusions suivant qu’ils soumettront à leurs instances
respectives dans les meilleurs délais et proposeront aux autres
syndicats représentatifs des médecins spécialistes.
Ils affirment à cette occasion
:
- leur volonté de redonner
rapidement à ces professionnels, à l’instar de l’ensemble
des médecins libéraux, la possibilité d’exercer dans le cadre
d’un dispositif conventionnel,
- et la nécessité de conduire dans les meilleurs délais les
travaux engagés sur la classification commune des actes médicaux,
pour ce qui concerne les actes cliniques.
Sans attendre, ils estiment
nécessaire de prendre des mesures suivantes d’application
immédiate. Celles-ci constituent une solution transitoire
d’attente qui répond à l’urgence manifestée par les professionnels.
Compatibles avec la logique des démarches structurelles ci-dessus,
elles ne préjugent ni de la forme ni du contenu du dispositif
conventionnel dont la rénovation est engagée, et qui doit
aboutir avant la fin de l’année 2002. Elles visent, durant
cette période transitoire, à valoriser le magistère des spécialistes
de l’enfance au travers d’un engagement des professionnels,
tout en confortant la qualité des soins qu’ils délivrent.
Ils appellent au respect des
tarifs conventionnels par les pédiatres et souhaitent que
les conditions soient réunies pour que les gardes dans les
maternités puissent être assurées par les pédiatres libéraux.
Constatant que ces mesures
sont désormais engagées, les signataires du présent accord
s’engagent dans la rénovation du dispositif conventionnel
des médecins dont la première réunion est fixée au 9 juillet
2002 et qui permettra de trouver une solution structurelle
aux relations conventionnelles avec les professions médicales.
Ils considèrent que les spécificités des disciplines médicales
ne pourront être examinées que dans le cadre du dispositif
qui résultera de cette rénovation.
1. Revalorisation de certaines
consultations et visites réalisées par le pédiatre libéral
à compétence exclusive :
Conscients de la nécessité
de revaloriser le métier de pédiatre, et sans préjuger de
l’issue des travaux sur la CCAM pour les actes cliniques,
les signataires proposent de majorer les consultations et
visites spécifiques réalisées pour les enfants de 0 à 24 mois
et qui seront définies dans un accord de bonnes pratiques
et de bon usage des soins conclu d’ici le 15 juillet et auquel
adhèreront les pédiatres. Cet accord définira notamment les
spécificités du contenu de ces actes et les engagements contractuels
des pédiatres et permettra de fixer la valeur de cette majoration
forfaitaire, prise en charge à 100 %, et désignée par l’indicateur
«FP» à 5,13 à compter de la date d’entrée en vigueur de
l’accord.
Cette majoration sera nécessairement
réexaminée dans le cadre des travaux de la Classification
Commune des Actes Médicaux des actes cliniques.
2. Actes effectués la nuit
:
Les signataires demandent une
modification du règlement conventionnel minimal, dans l’attente
de la rénovation du dispositif conventionnel, pour fixer la
valeur de la majoration applicable aux actes effectués la
nuit par les pédiatres libéraux, à :
. 35 de 20 heures à minuit et de 6 h à 8 h
. 40 de minuit à 6 heures.
3. actes d’urgence
Les signataires souhaitent
une modification de l’article 14-3 des dispositions générales
de la NGAP (K14) en sorte de rendre est applicable aux pédiatres
libéraux, la majoration d’urgence pour actes faits au cabinet.
4. prescription pharmaceutique
A l’instar des médecins généralistes,
les médecins pédiatres s’engagent à établir leurs prescriptions
médicamenteuses en Dénomination Commune ou en génériques et
souhaitent que cet engagement contractuel soit repris pour
les pédiatres dans le règlement conventionnel minimal dans
l’attente de la rénovation du dispositif conventionnel. Pour
la première année, les signataires s’engagent à ce que, en
moyenne nationale, 25% des lignes de prescription soient établies
en Dénomination Commune dont au moins la moitié au sein du
répertoire des génériques.
5. Accords de bon usage
des soins
Au-delà de l’accord national
de bon usage des antibiotiques auquel les syndicats signataires
souhaitent adhérer pour en permettre l’extension aux pédiatres
libéraux, les signataires du présent relevé engageront des
discussions pour élaborer des accords de bon usage des soins
ou des contrats de bonne pratique. Ceux-ci pourront porter
notamment sur la prévention et prise en charge de l’obésité,
les vaccinations, la prévention des conduites addictives,
la prise en charge des enfants handicapés.
Pour les caisses : Daniel LENOIR
Pour le SML : Dinorino CABRERA
Pour la CSMF : Michel CHASSANG
Pour le SNPF : Francis RUBEL
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