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Novartis
s'engage dans la Proximologie
Paris le 20 décembre
2001
Rédacteur : Dr Françoise Girard
Il apparaît que l'on
reconnaît enfin aujourd'hui que l'entourage joue un
rôle essentiel dans la prise en charge des malades.
Que ce soit en matière d'aide au diagnostic (mention
précoce de changements subtils), en matière
de soutien psychologique (aide au patient malade à
ne pas se réfugier dans le déni, à se
soigner, à ne pas s'isoler socialement, à conserver
une autonomie), d'aide à l'observance du traitement
(notament dans les pathologies chroniques), de participation
à une meilleure information médicale ou administrative,
tout comme en terme de maintien d'une scolarité, la
famille et l'entourage proche ont un rôle unique, validé
par différentes études ou statistiques.
Cependant, ces investissements
ont un impact sur ceux qui ont choisi de les assumer. Il apparaît
que l'aidant, au travers de l'étude PIXEL/Novartis,
doit souvent avoir recours à des aides médicamenteuses
comme la prise de somnifères, de tranquilisants ou
encore d'antidépresseurs. Leur investissement personnel
est tel qu'il les prive de tout temps libre et fait de leur
vie ainsi modifiée une préoccupation de santé
publique.
Il est par ailleurs certain que si toutes les structures familiales
ne sont pas identiques face à la maladie, que si les
répercussions affectives varient en fonction du "passé"
pouvant donc possiblement évoluer sur un mode déstabilisant,
il est quasi toujours mal vécu de devoir transformer
sa maison en mini structure d'hospitalisation.
La prise en charge d'un patient à domicile sans soutien
psycho-social et sans répit suffisant entraîne
à long terme la surcharge, l'isolement social et peut
conduire à des dépressions.
L'intégration incontournable de notions fondamentales
comme la culpabilité ou la peur du devenir, font de
cette vie commune un passage très difficile à
assumer conduisant droit à des incompréhensions
avec les soignants, à un épuisement affectif
et parfois financier des familles, alors qu'une valorisation,
même parfois minime, permettrait aux aidants d'en retirer
une satisfaction (étude Ageing and Society, 1998),
en dépit de contraintes.
Ce sujet apparaît d'autant
plus d'actualité que le vieillissement des populations
augmente, que l'on prône le maintien à domicile
et que la politique de santé publique met de plus en
plus à contribution l'entourage proche. De ce fait,
des réaménagements du temps de travail des actifs
sont nécessaires et le seront de plus en plus compte
tenu d'un prévisionnel de 34% de plus de 60 ans en
2050. On note que la maladie d'Alzheimer aurait en 2020 une
prévalence de 4% après 75 ans et de 16% au delà
de 85 ans, alors que 80% des personnes lourdement dépendantes
reçoivent d'ores et déjà en France l'aide
de leurs proches, cette aide n'excluant pas une autre plus
formelle telle que les services d'aide à domicile.
On sait qu'en dehors de la dimension économique, les
soins à domicile évitent la grave fracture sociale
que représente l'hospitalisation chez les sujets agés,
dépendants ou encore chez les enfants. Cet élément
est d'autant plus important à prendre en ligne de compte
que les progès thérapeutiques actuels autorisent
une survie considérablement meilleure dans un grand
nombre de pathologies chroniques. Ces patients doivent apprendre
à vivre avec leur maladie, les conséquences
sociales (école, famille, travail) et économiques
doivent donc être intégrées dans notre
mode de réflexion.
C'est donc la raison pour laquelle l'aide apportée
à l'entourage est garante d'une amélioration
de l'efficacité des soins et que la prise en compte
par les pouvoirs publics de la nécessité de
prestations sociales d'un nouveau type (débutée
avec l'ACTP) est indispensable. Les premiers pas se sont poursuivis
par la prestation spécifique dépendance (PSD)
et l'allocation personalisée d'autonomie versée
à partir de janvier 2002 devrait mieux répondre
aux besoins des sujets en perte d'autonomie en touchant près
de 800 000 français.
Mais au delà de ces prestations financières,
les pouvoirs publics ont pris conscience de la nécessité
d'une politique globale de soutien de l'aidant par l'extension
et la diversification des services d'aide à domicile,
le développement de l'accueil de jour et temporaire,
la modernisation des établissements, la création
d'emplois directs ou indirects permettant le maintien des
patients handicapés dans leur lieu de vie, marquant
ainsi le début de la véritable reconnaissance
de l'entourage des sujets dépendants.
Si Novartis a choisi de s'impliquer
dans cette nouvelle discipline au nom de Proximologie, c'est
parce que le système de soins actuel souffre d'une
mauvaise visibilité, l'implication personelle est importante
mais on ne trouve trace ni de reconnaissance ni de "statut
social", les initiatives sont dispersées, il n'y
a pas d'approche multidisciplinaire et très peu d'expériences
ont les moyens d'être partagées.
Novartis souhaite participer à la reconnaissance de
l'entourage familial en tant qu'acteur à part entière,
aux cotés des associations de patients et des professionnels
de santé. Une meilleure connaissance de l'entourage
au travers d'une approche systémique et pluridisciplinaire
permettra seule de mieux comprendre les relations particulières
avec les proches, d'identifier les besoins concrets et de
construire les bases d'une vraie reconnaissance.
La Proximologie apparaît donc comme la science appliquée
des relations spécifiques entre le malade et ses proches
et son champ d'étude est l'interaction réciproque
entre le patient et les membres de son entourage immédiat.
Le service "Santé
& Proximologie", structure transversale de coordination,
recherche et d'échanges se donne donc une double vocation
: participer à une reconnaissance accrue de l'entourage
familial tant pour son rôle auprès des personnes
malades que pour les difficultés rencontrées
et veiller à une meilleure prise en compte de l'entourage
du malade.
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