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"Recommandations
pour l'Action"
Conférence
internationale de gestion des risques de santé, systèmes
d'information et internet
Paris les 8 et 9 avril 2002
Rédaction : Dr Françoise Girard
Les conclusions de cette conférence
pourraient être résumées en 5 points :
1- Définir et appliquer
une stratégie globale de gestion des risques , fondée
sur une vision partagée de tout ce qui concoure à
la prise en charge de la personne malade.
La mise en place d'une stratégie globale implique la
participation de tous les acteurs de la gestion du risque,
chacun avec son devoir propre de prévention, par le
biais d'une stratégie reposant sur un inventaire complet
et une mise à jour permanente des risques identifiés.
Cette stratégie n'élimine pas tous les risques
mais doit permettre d'en évaluer les causes et de dégager
une éventuelle culpabilité d'un seul pour établir
la responsabilité d'une équipe, d'où
la nécessité d'un pilote et du respect des mécanismes
d'accréditation européens sur les bases technologiques
de la Health télématique. Elle doit aboutir
à un projet intégré à l'échelle
européenne.
2- Mettre en oeuvre un ensemble
d'initiatives, d'échanges d'expériences afin
de former les professionnels de santé à la gestion
globale des risques.
Malgré les différentes réglementations
des pays européens, l'internationalisation croissante
oblige à une mise en commun des bases réferentielles
afin de progresser au plus vite. L'importance de l'évolution
constante de la connaissance (Knowledge Management) oblige
à une mise à jour permanente des bases de données
à partir des sources des différents acteurs.
Tous les acteurs de gestion des risques doivent avoir une
meilleure connaissance des règles juridiques, des réglementations
et jurisprudences. Ces éléments doivent figurer
dans la formation des professionnels de santé, y compris
dans celle des étudiants.
3- Partager des références
en appliquant une approche moderne de la gestion de la connaissance,
du savoir et de l'évaluation
Pour que les bases précédemment citées
soient utilisables, elles doivent être constituées
selon des références au niveau de la pratique
médicale, des normes communes, une qualité et
une lisibilité valides. Les informations doivent être
transformées en connaissance et la connaissance doit
conduire à l'application et à l'évaluation.
Internet a permis de réduire les obstacles qui s'opposaient
à la colllecte d'informations valables de gestion de
sécurité et du risque patient. C'est ainsi qu'apparaissent
des problèmes qui n'étaient pas identifiables
auparavant, mais aussi que l'on peut avoir accès à
des informations en quelques minutes, alors qu'avant cela
pouvait prendre plusieurs mois.
Il en découle que les procédures qui conduisent
à la définition de ces références
doivent être "evidence based" et certifiées.
Ces bases de données doivent être bâties
et il conviendra d'inciter les professionnels de santé
à rechercher et utiliser les informations qui sont
disponibles dans ces bases de données et à compléter
ces bases de données par les informations tirées
de leurs expériences propres, afin de les mettre en
commun. Cela nécessite de surmonter des résistances
dues au co ût, à des cultures différentes
et à des doutes quant à la sécurité
offerte par internet.
4-Favoriser le développement
du dossier patient électronique (EPR) et en faire un
élément de plus en plus utilisable pour la gestion
des risques.
Dans un premier temps, il serait utile que le dosssier patient,
sous sa forme actuelle soit facilement accessible au patient.
Il est évident que le dossier papier demandera encore
du temps pour être généralisé et
une répartition des informations sera ainsi établie.Tel
qu'il est actuellement ce dossier est utilisable dans la gestion
des risques mais non dans celle des plaintes et il apparaît
indispensable qu'un comité ad hoc soit constitué
pour instaurer une systématisation d'écriture
des dossiers.
5 - S'appuyer sur le développement
des réseaux en assurant la cohérence des données
de gestion des risques par rapport à des référents
et promouvoir l'apprentissage et les échanges à
distance.
L'hopital n'est plus une entreprise
fermée mais elle est intégrée dans un
réseau (hospitalier et ville hopital). L'expérience
de la faculté de médecine de l'université
de Nice démontre que les problèmes posés
par la distance et les co ûts de transport peuvent être
résolus par la télémédecine et
les technologies de l'information. Un réseau a permis
de poursuivre formations et consultations dans des régions
isolées et un autre a permis l'enseignement à
distance des étudiants de Shanghai par des professeurs
de l'Université niçoise.
Il est donc évident que la mise en place de réseaux
nationaux doit partir de la création des réseaux
régionaux
Ces recommandations seront
développées et complétées lors
de travaux ultérieurs, en fonction des différents
publics auxquels elles s'adressent.
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