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actualité médicale

Sage-femme, quelle autonomie professionnelle?

Discours de Bernard Kouchner, Journée de réflexion de la FNASF
Paris le 6 décembre 2001
Rédacteur : Dr Françoise Girard

Compte tenu de l'évolution de la profession de sage-femme, le gouvernement a du apporter un amendement au projet de loi de modernisation sociale afin de pouvoir permettre le recrutement d'étudiantes sages-femmes par le biais de l'examen de fin de première année du premier cycle des études médicales. Cette modification implique l'établissement d'un cursus en partenariat avec l'éducation nationale par la création d'un département fonctionnel au sein des UFR médicales.
Ce projet complexe implique d'assurer le transfert des actifs des écoles qui appartiennent aux établissements hospitaliers à l'éducation nationale, d'établir des passerelles pour les enseignants rémunérés par la fonction publique vers un statut universitaire, de déterminer un statut hospitalier pour les étudiants, tout en préservant la qualité de la formation actuelle.

Les quotas d'étudiantes sages-femmes seront déterminés en fonction de la pyramide des âges, des conditions de fonctionnement des établissements de santé, des aménagements des temps de travail en fonction de la RTT, des besoins régionaux et du développement du travail à temps partiel. Pour ces raisons, des tensions sont à prévoir compte tenu des effectifs actuels. Aussi, le nombre de postes offert au concours va-t-il augmenter et deux nouvelles écoles ont-elles été créées à Brest et à Nice. La formation des cadres sera également dynamisée par l'augmentation du nombre de place à l'école de Dijon, ceci ne devant pas amener à négliger le développement de la formation continue.

La question actuellement débattue de l'autonomie professionnelle doit déboucher sur une réflexion commune avec les médecins en terme de gestion des grossesses normales ou à bas risques, d'accouchement eutociques ou de suivi du post partum. De même, l'évolution des statuts est un point qui mérite l'évolution, tout comme l'insertion universitaire et le partenariat médical qui vont induire des modifications qu'il serait souhaitable de gérer le plus simplement possible.
En dehors de l'octroi d'avantages financiers et d'ancienneté, il est indispensable de parvenir à une réaffirmation au sein des établissements de santé de l'activité médicale de la profession de sage-femme, que ce soit au niveau de la gestion des ressources humaines, de la CME, de la coordination au niveau des tableaux de service ou encore des relevés statistiques d'activité par service.

Les sages-femmes territoriales ont un rôle de terrain discret qui mérite une valorisation compte tenu de leur apport de proximité, à la fois social et médical. Quant aux libérales, la parité de leur rôle est indiscutable.

L'unite de la profession est, à ce jour, garante de la réussite des projets en cours.

 
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