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actualité médicale

La santé au féminin, présentation du sondage IPSOS - Institut Lily

Forme et Santé 2001
18 octobre 2001
Organisation : Presse et Papier Paris

Rédacteur : Dr Françoise Girard

Ce sondage a été réalisé à l'initiative de l' Institut Lily, dans le cadre de son programme "La santé au féminin", avec pour but l'évaluation de l'idée qu'ont les femmes du vieillissement et des maladies, mais aussi l'approche de leurs souhaits en matière d'information. Cette enquête a été menée en deux temps, en juin 2001 dans le Lot et Garonne (département où la population est la plus âgée par rapport à la moyenne nationale), puis en octobre, a été étendue à l'ensemble du territoire français. A partir des résultats régionaux, des campagnes dédiées sont envisagées, elles s'intégreront dans le projet de régionalisation du système de santé.

Ainsi 1055 femmes âgées de plus de15 ans ( 53% de moins de 50 ans) ont été interrogées par téléphone selon la méthode des quotas et il apparaît d'emblée que 58% d'entre elles sont avant tout préoccupées par les problèmes de santé à venir, mais que ce pourcentage est supérieur en Lot et Garonne.

A partir de l'analyse détaillée des résultats, on peut constater que :

- Les maladies sont donc redoutées chez 58% des femmes (70% en Lot et Garonne) , avant l'insécurité (39%), les soucis financiers (27%), le vieillissement (22%), l'envirronement (28%), la solitude (25%) et les problèmes familiaux (19%) ou professionnels (17%).
- Le vieillissement préoccupe 33% des femmes françaises mais 57% de celles vivant en Lot et Garonne, certainement du fait de la promiscuité de vie avec des gens plus âgés.
- Les pertes liées au vieillissement sont essentiellemnt ressenties sur le tonus (48%) et la santé (43%), puis viennent l'indépendance (37%), la forme (36%), les capacités intellectuelles (26%) et la beauté (19%). Les femmes du Lot et Garonne redoutent plus significativement cette perte de tonus (60% d'entre elles).
- Les gains liés au vieillissement sont pour 49% l'acquisition de "recul par rapport aux choses", de temps libre pour soi dans 40% des cas, de temps pour les autres chez 23% des femmes, mais aussi de l'expérience pour 41% d'entre elles et, enfin, de la sagesse pour 32%.
- Massivement, dans 78% des cas (86% en Lot et Garonne), les femmes se tournent vers leur généraliste pour obtenir les informations santé dont elles ont besoin. Les proches ne sont questionnés que pour 11% des interrogations, les pharmaciens dans 5% et les associations ne semblent pas être consultées au travers de ce panel.
- L'information reçue est jugée de qualité satisfaisante pour 84% des femmes intérrogées, intéresante dans 93% de cas, reçue avec confiance dans 87% des cas, facile à comprendre dans 76% des cas et comme détaillée chez 68% des femmes consultées. Les pourcentages sont significativement inférieurs sur les 3 derniers points en Lot et Garonne.
- Les cancers inquiètent massivement 76% des femmes et l'Alzheimer 61% d'entre elles. Dans un second temps, ce sont les maladies cardiovasculaires (36%), le Parkinson (27%), la dépression ( 27%), l'ostéoporose (16%), le diabète (12%) et l'incontinence urinaire (6%) qui sont les sujets de préoccupation retenus.
- La qualité de l'information sur l'ostéoporose est correcte pour 46% des femmes, 62% d'entre elles sont bien informées sur la dépression, 72% sur les cancers et 43% sur l'incontinence urinaire. Par contre 32% d'entre elles se disent mal informées sur le diabète, 57% (66% en Lot et garonne) sur le Parkinson et 45% (59% en Lot et garonne) sur l'Alzheimer.

Au travers de l'enquête nationale, il apparaît que 56% des femmes souhaiteraient un information prioritaire sur les cancers, 54% sur l'Alzheimer, 37% sur la Parkinon, 35% sur les maladies cardiovasculaires, 34% sur l'ostéoporose, 27% sur la dépression, 19% sur le diabète et 16% sur l'incontinence urinaire. Près de 62% d'entre elles souhaitent des réunions publiques avec des médecins (75% en Lot et Garonne), 85% souhaitent la mise à diposition de brochures chez les professionnels de santé et 86% sont en faveur d'une information personnalisée.

Au total, cette enquête confirme la lucidité des femmes vis à vis des risques qui menacent leur santé, sans pour autant modifier leurs comportements préventifs. Aujourd'hui, plus que jamais, la prévention s'annonce comme un enjeu majeur de santé publique, c'est une des raisons pour laquelle elle devra savoir s'adapter aux besoins de terrain.

 
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