Le secteur libéral des professionnels de santé en 2001

Point Stat N°34 (résultats provisoires, source : SNIR)
CNAM,
Information presse du 14 août 2002

L’effectif des professions de santé a augmenté en 2001, faiblement pour les médecins et plus significativement pour les auxiliaires médicaux et les sages femmes. En termes de densité médicale, on constate en 10 ans un certain rééquilibrage, notamment dans les régions de l’Ouest. En revanche, le Centre reste toujours peu attractif pour les médecins.

La masse des honoraires, elle, augmente toujours sensiblement (+ 5,1% pour l’ensemble des libéraux, + 3,1% pour les médecins et + 6,9% pour les auxiliaires médicaux).

252 739 professionnels de santé ont exercé leur activité en 2001, soit une progression de +0,7% par rapport à 2000. En 2001, le nombre de médecins a faiblement évolué (+0,2%) alors que celui des auxiliaires médicaux a progressé de +1,6%.

De 1990 à 2001, plus de la moitié des départements ont vu leur densité se rapprocher de la moyenne nationale. Le Sud, Sud-est de la France, dont les densités de généralistes sont très élevées, ou à l’inverse, Bretagne, littoral nord, nord-est et la région de Lyon, dont les densités sont faibles, ont connu un rythme de croissance les rapprochant de la moyenne nationale : c’est ce que l’on appellera un « rééquilibrage ».

En revanche, les déséquilibres se sont accentués dans d’autres départements : le littoral atlantique sud connaît une densité et un taux de croissance élevés pendant que la périphérie de l’île de France a une densité et un taux de croissance faibles.

Pour les spécialistes, le « rééquilibrage » est assez net dans un grand nombre de départements à faible densité situés sur la façade ouest de la France en Bretagne, dans les Alpes et le Nord. De même, la plupart des départements d’Ile de France, dont les densités de spécialistes sont élevées, « rééquilibrent » leur situation de 1990 à 2001.
A l’inverse, les départements du sud-est et des Pyrénées, où les densités sont également fortes, ont plus souvent tendance à accentuer les déséquilibres qu’à les atténuer.

Pour leur part, le centre de la France et la Champagne restent des zones peu attractives pour les spécialistes.

L’augmentation élevée du montant total des honoraires des médecins en 2001 (+3,1%), par rapport à ces dernières années est principalement liée à la croissance plus soutenue du montant des dépassements pratiqués par les praticiens en 2001 (+9,2%). Bien que le nombre de professionnels autorisés à dépasser les tarifs conventionnels restent stable, les montants des dépassements progressent près de trois fois plus vite que le montant total des honoraires et plus de quatre fois pour certains spécialistes comme les anesthésistes et les chirurgiens.

Les honoraires moyens des médecins en 2001 sont de 144 000 €, et s'étendent de 91 000 € pour les endocrinologues à 479 000 € pour les radiologues. Les auxiliaires médicaux ont perçu en moyenne 56 000 € en 2001 : moins dispersés que les honoraires des médecins, ceux-ci varient de 30 000 € pour les orthoptistes à 64 000 € pour les masseurs-kinésithérapeutes.

Pour en savoir plus : www.cnamts.fr (Etudes et publications – publications statistiques)

 
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