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5ème Journée
de Santé Publique et Médecine libérale Rédaction : Dr Françoise Girard Les missions de l'URML Ile de France sont définies par la loi et reposent essentiellement sur une contribution à l'amélioration de la gestion du système de santé et à la promotion de la qualité des soins. De ce fait, elles participent à l'analyse et à l'étude relatives du fonctionnement du système de santé. Elles doivent évaluer les comportements et les pratiques professionnelles en vu de la qualité des soins, organiser et réguler le système de santé, prévenir et agir en terme de santé publique, mais également assurer une coordination avec les autres professionnels de santé et informer médecins et usagers. Depuis 1994, date de sa création, il faut bien mettre en avant que l'Union Régionale des Médecins d'Ile de France a fédéré des projets pour remplir des missions mais aussi guider et accompagner les médecins libéraux dans leur démarche qualité. C'est ainsi que de nombreux dossiers de réseaux en Ile de France ont été soutenus. Ces réseaux de soins, dit réseaux de ville, sont encore de jeunes pousses, mais commencent à acquérir une certaine expérience de terrain et permettent aux pionniers de mieux appréhender les difficultés et les enjeux d'une organisation de soins en réseaux. L'URML, soucieuse du succès de ces initiatives, a mis en ligne un programme sur www.urml.org et c'est aussi pour cette raison que dans le cadre de sa 5ème Journée de Santé Publique, la promotion des actions a été générée. Le terme de réseau de soins ne répond pas à une seule définition puisque pour la CNAMTS, un réseau est un ensemble de moyens humains et de matériels organisés dans une aire géographique déterminée afin d'atteindre les objectifs communs, coordonner le suivi de pathologies ou de populations. Pour l'ANAES, il s'agit d'une forme organisée d'actions collectives apportées par des professionnels en réponse à des besoins de santé à un moment donné. Ce flou juridique permet cependant de définir ces actions comme des filières de soins organisées à partir des médecins généralistes chargés du suivi médical et de l'accès des patients au système de soins, des réseaux de soins expérimentés permettant la prise en charge globale de patients atteints de pathologies lourdes ou chroniques, et enfin tout autre dispositif répondant aux objectifs énoncés. Initialement piloté par le conseil d'orientation des filières et réseaux de soins, connu sous le nom de commission Soubie, les expériences des réseaux de ville ont vraiment été mises en avant sous le terme de FAQSV. Cette délégation, dépendant de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie, participe à l'amélioration de la qualité et à la coordination des soins dispensés. Les aides financières sont attribuées en fonction des besoins et des projets, à savoir qu'aujourd'hui, le bureau du FAQSV de la région Ile de France suit une cinquantaine de projets avec un financement alors de 100 à 700 Euros. Sur le plan des résultats, il est encore difficile d'évaluer. On peut cependant apprécier les améliorations telles que la médecine éclatée entre prévention et soins, entre médecins et professionnels para-médicaux, entre hospitaliers et libéraux, entre généralistes et spécialistes. Une aide a été également apportée en terme de médecine cloisonnée où chacun, sûr de lui, défend sans relâche sa propre citadelle. Enfin, les réseaux auront permis aux médecins libéraux, engagés dans cette démarche, de penser, de réfléchir ensemble, d'inventer et de se former à une meilleure organisation des soins, et à une réelle action de santé publique.
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