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actualité médicale

imgLe cancer du côlon (1ère partie)

Epidémiologie
Histoire naturelle de la maladie : Sujets à risque
Dépistage
Eléments de diagnostic
Facteurs pronostiques
Classification
Traitement
Pour en savoir plus

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imgEpidémiologie

- Les cancers colorectaux sont au premier rang des cancers tous sexes confondus. Ils représentent à eux seuls 15 à 20 % de tous les cancers.
- Les cancers du colon représentent 60 % des cancers colorectaux.
- L'incidence estimée du cancer du colon en France est de 34 000 nouveaux cas par an. En 20 ans, l'incidence a augmenté d'environ 40 %.
- Le cancer du colon atteint plus particulièrement la population de plus de 50 ans avec un pronostic de survie à 5 ans de 55 % seulement
- L'incidence de la mortalité liée au cancer du colon en France est de 18,5 pour 100 000 habitants.
- Le cancer du colon est caractérisé par une légère prédominance masculine avec un sex ratio voisin de 1,5.

imgHistoire naturelle de la maladie : Sujets à risque

                    1 - Sujets à risque moyen

Ce sont les sujets appartenant à la population générale, sans antécédents familiaux particuliers de cancer colique ou d'autres cancers favorisant. Dans cette population, la plus nombreuse, le cancer du côlon est très rare avant 50 ans avec une augmentation rapide ensuite avec l'âge, l'âge moyen de diagnostic étant de 69,5 ans pour les hommes et de 72,8 ans pour les femmes.

                    2 - Sujets à risque élevé

Ils sont de différentes origines :

Les sujets dont un ou plusieurs parents du premier degré sont atteints d'un cancer colorectal
Des études suggèrent que les sujets ayant un ou plusieurs parents du premier degré atteints d'un cancer colorectal ont un risque d'être atteint de ce cancer multiplié par deux par rapport à la population générale. Il semblerait que le risque soit d'autant plus augmenté que l'âge du patient atteint soit peu élevé. La Conférence de consensus a recommandé une coloscopie de dépistage chez les individus dont l'un des parents a été atteint de cancer colorectal avant l'âge de 65 ans. La découverte de polypes impose leur résection et un examen de contrôle après 3 ans, sinon un délai de 5 ans est largement suffisant avant le second contrôle.

Les sujets ayant des antécédents familiaux d'adénome colorectal
La présence d'adénomes colorectaux est un facteur de risque de cancer colorectal. Le risque relatif des parents et des frères et soeurs des sujets porteurs d'adénomes par rapport à celui des conjoints est de l'ordre de 1,8. Ce risque n'est augmenté que si les apparentés des sujets atteints d'adénomes sont âgés de moins de 60 ans. Une étude menée en Côte-d'Or suggère que le risque de cancer colorectal est liés à la taille de l'adénome : il n'est pas différent de celui des témoins chez les apparentés au 1er degré des sujets atteints d'adénomes de moins de 1 cm de diamètre, alors qu'il est multiplié par 2,1 chez les apparentés de sujets atteints d'adénomes de plus de 1 cm de diamètre.

Les sujets ayant des antécédents personnels de tumeur colorectale
Le risque de cancer colorectal est élevé, multiplié par 3,6 chez les sujets atteints d'un adénome avec structures villeuses ou de plus d'un centimètre de diamètre et multiplié par 6,6 si ces adénomes sont multiples.

Les sujets ayant des maladies inflammatoires du colon
Les maladies inflammatoires du colon exposent à un risque élevé de cancer colique.
- Rectocolite ulcéro-hémorragique : le risque de survenue d'un cancer colorectal est beaucoup plus important en cas de pancolite qu'en cas d'atteinte limitée du colon gauche. Il n'est pas augmenté de manière significative en cas de proctite.
- Maladie de Crohn : certaines études suggèrent que le risque de cancer colorectal est élevé si la maladie de Crohn a été diagnostiquée avant 30 ans et qu'elle était initialement étendue.

Autres groupes à risque
Les femmes ayant un cancer de l'ovaire ou du corps de l'utérus ont un risque de cancer colorectal un peu plus élevé que celles de la population générale. Le risque de cancer colorectal est multiplié par 2 uniquement chez les femmes atteintes d'un cancer du sein lorsque celui-ci est diagnostiqué avant 45 ans et qu'il a au moins 10 ans d'évolution.

                    3 - Sujets à risque très élevé

Ces sujets sont un groupe comportant deux maladies génétiquement déterminées :

- le syndrome du cancer colorectal héréditaire sans polypes ou syndrome de Lynch : dans ce syndrome, les gènes mutés appartiennent à la famille des gènes impliqués dans le système de réparation des mésappariements de l'ADN.
- la polypose adénomateuse familiale (FAP) : moins de 1 % des cancers colorectaux sont imputables à la FAP. Cette maladie est caractérisée par le développement de plusieurs centaines de polypes adénomateux tapissant la muqueuse intestinale.

imgDépistage

Le dépistage est fonction du niveau de risque et du type de population.

- Le dépistage de masse s'adresse aux 12 millions de personnes en France sans facteur de risque de cancer colorectal et qui, parce qu'elles sont âgées de 50 ans et plus, présentent un risque moyen de développer la maladie.
- Seuls les tests de recherche de saignement occulte dans les selles correspondent à ce dépistage de masse, et, parmi eux, seul l'Hémoccult a été sérieusement évalué.
- La pratique à grande échelle de l'Hémoccult tous les deux ans pourrait faire diminuer la mortalité par cancer colorectal de la population soumise à dépistage de 15 à 20 % à condition que le taux de participation soit élevé lors de la première campagne (plus de 50 %) et que ces sujets continuent à participer massivement aux campagnes successives et que la quasi-totalité des sujets avec un test positif aient une coloscopie.

imgEléments du diagnostic

                    1 - La coloscopie

- La coloscopie totale est le moyen idéal de dépistage du cancer colorectal chez les sujets à risque élevé.
- C'est l'examen endoscopique le plus performant sur le plan diagnostique. Il est en plus une technique de traitement en cas de découverte d'un polype puisqu'il permet leur ablation. Le polype malin ne représente que 5 à 6 % de l'ensemble des adénomes enlevés.
- La coloscopie nécessite une préparation de bonne qualité qui sera obtenue grâce à l'emploi du PEG 4000 sous diverses formes. L'examen doit être réalisé sous anesthésie.
- Un polype sur dix devenant cancéreux, il est admis que tout polype doit être ôté

                    2 - Autres techniques de dépistage

- Toucher rectal : se limite aux tumeurs situées dans les 10 derniers centimètres du colon
- Sigmoïdoscopie : permet de visualiser la partie terminale du colon qui abrite les trois quarts des tumeurs
- Imageries actuellement à l'étude pour le dépistage : IRM, échographies aux ultrasons
- Exploration radiologique : lavement baryté. La progression d'une baryte fluide est suivie en scopie.
- Anatomopathologie : le type histologique le plus fréquent est l'adénocarcinome lieberkumien (épitheliomas glandulaires) typique ou atypique (colloïdes muqueux ou anaplasiques).

imgFacteurs pronostiques
(D'après Standards, Options & Recommandations de la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer)

La connaissance des facteurs pronostiques des cancers du colon permettent de préciser la place des différents traitements dans le cadre d'une prise en charge pluridisciplinaire.

                    1 - Les facteurs pronostiques standards

- Degré d'envahissement transpariétal du cancer du colon
- Invasion par contiguïté des organes de voisinage
- Envahissement ganglionnaire
- Importance de l'envahissement ganglionnaire
- Présence ou non de métastases

                    2 - Autres facteurs pronostiques

- Facteurs liés aux patients : sexe, âge, race, antécédents de transfusion sanguine en période périopératoire, durée de symptômes avant traitement, mode de vie
- Caractéristiques anatomocliniques du cancer primitif : site de la tumeur, révélation par un syndrome occlusif aigu, révélation par une perforation, aspect macroscopique
- Facteurs anatomopathologiques postopératoires : différenciation histologique, type histologique, envahissement vasculaire veineux, envahissement vasculaire lymphatique
- Dosage préopératoire de l'Antigène carcino-embryonnaire
- Protéïne p53
- Etudes de l'ADN et des marqueurs génétiques
- etc...

 
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